mardi, novembre 04, 2008

Un Noir à la Maison Blanche ?


Les scènes de liesse observées un peu partout aux quatre coins du monde prouvent que ce mardi 04 novembre n’est pas un jour comme les autres. Un Noir est sur le point de s’installer dans le bureau ovale, un bureau qui jusque là avait les allures d’une chambre secrète réservée exclusivement à l’élite blanche etatsunienne.

Presque plus de 50 ans après l’abolition des lois de ségrégation raciale qui obligeaient les Noirs à vivre d’un côté et les blancs de l’autre, l’Histoire vient de prendre sa revanche sur la folie d’une Nation qui a souvent considéré les descendants d’africains comme des êtres inférieurs. De l’esclave au citoyen africain-américain, l’homme noir a souvent entretenu une relation tragique et sombre avec ce pays ironiquement baptisé « pays de la liberté ». Une véritable aporie comme le prouve encore aujourd’hui l’innommable présence carcérale massive des descendants de Cham.

Que masque la victoire possible de Barak Obama ? Cette victoire pourrait d’abord traduire une profonde volonté de changement des américains usés par huit années de gouvernement Bush. Un président qui laisse une facture salée au contribuable américain : 500 milliards de déficit public et 10 000 milliards de dette sur fond d’enlisement militaire en Irak et en Afghanistan. Le bourbier irakien et afghan ainsi que les erreurs économiques du gouvernement Bush ont fini par réduire définitivement en bouillie les chances des Républicains de conserver le pouvoir.

C’est dans ce contexte marqué par l’affaiblissement du leadership américain dans le monde et l’appauvrissement des ménages américains (dont il faut rappeler qu’ils sont 42 millions sans couverture médicale) que l’africain américain Barak symbolise à la fois un espoir et une chance. Un espoir pour les Etats-Unis dans la mesure où il est question de rompre avec la politique ultraconservatrice de Bush, et une chance pour la réhabilitation du leadership etatsunien dans le monde en plein déclin. Il s’agit donc d’une tâche titanesque. Qui de Obama et de Mc Cain est mieux placé pour le job ? En tout cas aux yeux de l’opinion nationale et internationale, c’est le candidat démocrate qui apparaît comme « the right man at the right place ». Quid donc du vote des super délégués ?

Mais l’american dream à la Obama risque aussi de se transformer en cauchemar. L’arrivée d’un africain américain, bien que métis, peut réveiller les vieux fantômes qui continuent de hanter la maison de l’Oncle Sam. La question raciale en effet n’a pas encore été résolue définitivement. Bien au contraire. Nombreux sont les journaux et les networks qui ont surfé sur la différence physique du candidat démocrate, le tournant en dérision avec souvent un arrière goût racialiste. Le vote des super délégués dont on sait aussi qu’ils sont avant tout en majorité conservateurs risque de faire mentir les sondages d’opinion en faveur du candidat démocrate.

Quelle que soit l’issue du scrutin, il ne fait aucun doute que la victoire de l’un ou de l’autre ne pourra faire litière des questions fondamentales notamment la relance économique et la restauration de l’image de l’Empire américain dont le destin semble aujourd’hui proche de la chute d’Icare.

lundi, août 18, 2008

L’éternel voile de soupçon sur les exploits des sportifs noirs ?


Le nuage est gros, mais n’arrivera pas à assombrir le ciel serein couronné de Usain Bolt. Ce monsieur de 22 ans à peine qui avec son 1,96 m vient de faire voler en éclat le record olympique sur la distance mythique du 100 m. Des voix grondent ou plutôt ronchonnent ici et là, particulièrement en France où un certain Franck Chevalier vient de l’ouvrir. On aurait aimé qui la ferme celui là. Son caquet. «Ils ont des combinaisons qui font aller plus vite". (…) » a-t-il lâché comme on dépose une crotte au fond d’une cuvette. « Bolt ne nous interroge pas parce qu'on l'a vu venir. Ce qui est plus surprenant en revanche, c'est lorsqu'il y a des progressions hors normes. Quand il y a une personne, on peut dire que c'est exceptionnel, quand il y en a dix, c'est étrange". dixit le DTN de l'équipe de France d'athlétisme.
Il ne se passe pas un exploit sportif de nos jours sans qu’il soit couvert du voile de soupçon de dopage, comme si les miracles de la science avait épuisé les capacités du corps humain. Mais pas de n’importe quel corps. Celui qui depuis l’invention des « écritures saintes » continue de nourrir les pires sentiments. Les exploits d’un Michael Phelps sont tout simplement phénoménaux, le résultat d’un travail titanesque à l’image de ce que le sportif a réalisé (huit médailles en un championnat olympique pulvérisant des records mondiaux et dépassant son compatriote Mark Spitz. Dans ce cas précis, les exploits sont salués à l’aune de leur grandeur, tandis que ceux des « autres sportifs», qui plus est basanés, ils sont vus comme le résultat d’une « combinaison ». Du verbe « combiner », autrement dit magouiller. L’accusation est grave. Aussi graves que peuvent l’être les faibles performances de certaines équipes nationales pourtant aux moyens incroyablement scandaleux comparées à celles d’un pays pauvre rempli de descendants d’esclaves comme la Jamaïque.
C’est que les bambins de Kingston, depuis leur jeune âge, ne savent compter que sur leurs propres efforts dans un pays où le chômage guette un jeune sur deux. Elevés à la dure, ils sont souvent entraînés dans des conditions où la loi du plus fort reste impitoyable pour les faibles. Nonobstant, une professionnalisation accrue ces dernières années grâce au savoir faire acquis aux Etats-Unis aux sélections très dures qui ne retiennent que les meilleurs des meilleurs. Rien à voir avec l’indemnité que peut toucher un sportif de haut niveau français. Plutôt que de digresser sur les combinaisons des sportifs jamaïcains, le spécialiste français es athlétisme qui n'a jamais gagné une médaille, au demeurant, bénéficiant d'un parachute doré à la fédé, ferait mieux de se renseigner sur les conditions d’entraînement de ses homologues. Afin de comprendre pourquoi les sportifs français pourtant au capital similaire craquent pendant les grands rendez-vous à l’instar de Kristina AARON, Ronald POGNON etc.

Autant les dires de Monsieur Chevalier relèvent de l’accusation gratuite et sans fondement, autant ils témoignent de quelque chose d’inquiétant. La destruction des carrières de Marion JONES, Justine Gartlin et de bien d’autres dissimule mal les failles d’un système qui, au lieu de sanctionner les vrais coupables, s’en prend aux derniers maillons d’une chaîne à savoir les sportifs qui se laissent corrompre. C’est la raison pour laquelle les soupçons de dopage sur un sportif ne peuvent faire litière de la question fondamentale des vrais coupables. Aujourd’hui nous connaissons seulement le visage des boucs émissaires, pas de vrais salauds. C'est-à-dire, les laboratoires, les coachs, les agents de seconde main, enfin toute la chaîne humaine qui opère en douce en se faisant du fric sur la « naïveté ?» de ces héros d’un jour ? A ces héros de comprendre qu’il s’agit là que d’une stratégie bien huilée de leur destruction.

vendredi, août 01, 2008

Les Noirs, le sport et les luttes politiques



A quelques jours des JO de Pékin et au moment où le champion du monde 1998 Lilian Thuram fait ses adieux difficiles au football, il apparaît opportun de s’arrêter sur un des terrains qui a parfois permis aux luttes noires de pouvoir s’exprimer à savoir le sport. Pour mémoire, on se souviendra longtemps des prises de position du footballeur, certainement le plus courageux de sa génération, au moment de la crise des banlieues, de son bras de fer avec Nicolas Sarkozy sur la « racaille » et enfin de sa main tendue aux sans papiers de Cachan en leur offrant des billets pour le match France Italie.

Depuis le poing ganté de noir brandi par Tommie Smith et John Carlos sur le podium olympique de Jeux de Mexico en 1968 en solidarité avec les Black Panthers, le sport de haut niveau a quelque fois été investi par les sportifs noirs pour appuyer des luttes en faveur des populations noires. Mais cela prenait parfois des allures de victoires à la Pyrrhus. Smith et Carlos payèrent le prix fort pour leur action spectaculaire qui aboutit à leur exclusion du village olympique, en sus de leur suspension de l’équipe américaine sans doute revancharde. Casius Clay alias Mohamed Ali paya aussi le prix fort son engagement contre la guerre du Vietnam. Résultat : 3 années de suspension et d’interdiction de combats professionnels. Dans un autre registre moins politique certes, Jesse Owens donna du fil à retordre aux Nazis et à leur idéologie par ses victoires aux Jeux de Berlin en 1936. Il protesta également mais sans résultat contre l’éviction des athlètes juifs Sam Stoller et Marty Glickman de l’équipe américaine du 4X100 ordonnée par les autorités américaines soucieux de ne pas froisser leurs homologues allemands. Mais Roosevelt refusera de recevoir le champion à la Maison blanche. Lors des JO de Sydney l’athlète aborigène Cathy Freeman choisit de porter les deux drapeaux australiens et aborigènes, un geste exceptionnellement toléré par les instances olympiques qui interdit tout drapeau sauf les drapeaux nationaux. On n’oubliera pas Arthur Ashe dont le combat contre l’Apartheid en Afrique du sud, le soutien en faveur des réfugiés haïtiens, en fait l’un des sportifs les plus engagés de sa génération.


La confusion qui a eu lieu autour de la flemme olympique entre sportifs et politiques au printemps dernier permet de mesurer la difficulté aujourd’hui de l’alliance entre sport et engagement politique. Les grosses sommes d’argent amassées par les sportifs les a sans doute éloignés de l’engagement politique, au profit de l’engagement humanitaire. Plus gratifiant sans doute en termes de retombées…Ce qui n’exclut pas leur instrumentalisation comme cela risque d’être le cas avec les JO de Pékin où certains arboreront un badge en faveur des droits de l'homme et du Tibet.

Président africain mode d'emploi : le cas Bokassa

Ouganda : les victimes de l'acide

REPORTAGE: En Ouganda, l'acide est utilisé comme une arme facile de vengeance. Cette pratique, apparue il y a près de 30 ans en Afrique de l’Est, a pris une ampleur inégalée dans le pays.


mercredi, juillet 30, 2008

Médias afro et Dieudonné : une relation tumultueuse ?


Le site Grioo.com vient de franchir le Rubicon en se retirant "vaillamment" sous sa tente. Pour le grand bonheur ou malheur de grionautes, la feuille de chou virtuelle a décrété que « Dieudonné ne fera plus l'objet d'article sur ce site, et les réactions seront verrouillées sur les articles existants » dans un édito fleuve (28/07/08) signé Hervé Mbouguen, un des co-fondateurs du site. Une mise au point qui intervient après que l’humoriste ait fait l’objet, encore une fois, d’une campagne de presse particulièrement houleuse au sujet de l’affaire désormais célèbre du « parrain », selon laquelle, Jean Marie Lepen serait le parrain de sa fille récemment baptisée. Une « rumeur ?», une « info ? » ou une « stratégie de COM » pour son nouveau spectacle (j’ai fait l’con) » aux dires de l’intéressé ?. En tous les cas, rien ni même le sketch de l'humoriste en guise d'explication n'a pu dissiper les doutes autour du buzz. Mais celui-ci a eu l'effet d'une véritable bombe, jetant une suspicion autour de l’athéisme autoproclamé du bouffon et alimentant de surcroît les accusations d’antisémitisme.

Dans le chapelet des affaires ayant secoué l’humoriste, « l’affaire du parrain » s’apparente sans doute à la goûte de trop, « un coup de Jarnac », aux yeux de certains pour qui Dieudonné a véritablement dépassé les bornes tout en abusant en plus de leur confiance. De quelle confiance s’agit-il ? On peut supposer, parmi les multiples affaires concernant l’humoriste, de l’affaire Fogiel aux déclarations à Alger sur les commémorations de la Shoah, qu’une relative neutralité, mi-figue mi-raisin, semblait dominer leur traitement médiatique dans les rédactions afro. Des médias classiques (presse, radio) aux nouveaux médias (Site Internet, blogs), le son de cloche oscillait entre la défense ouverte et la condamnation sans appel. En 2004 le site afrikara.com, non alimenté depuis quelque temps, saluait au sujet de son spectacle au Zénith, dans un article à la limite de l’hagiographie, le « triomphe du Rire, Sommet de la Satire sociale, Quintessence de la critique des Lumières ». Avant d’ajouter « (…) notre rédaction se fait foi de soutenir encore et toujours les diverses initiatives marquées par la quête de davantage de justice, d’équité… ». Il se désolidarisera quelques années plus tard. France Ô, chaîne de la diversité, consacra par exemple, au moment de l’agression de l’humoriste en Martinique par deux jeunes israélites en mars 2005, presque un quart d’heure à l’événement dans une même édition, contrastant avec le silence médiatique assourdissant des grandes chaînes généralistes nationales qui n’avaient diffusé que quelques communiqués. Africa N° 1, à travers quelques émissions consacrées à l’enfant terrible de la scène française, avait fait entendre sa partition tout en pointant du doigt sa relation adultérine avec l’extrême droite française. Certains animateurs journalistes avaient particulièrement mouillé leur chemise à l’image de Claudia Siar officiant sur RFI, avant d’en essuyait les frais. D’autres, en revanche, avaient brillé aux abonnés absents à l’instar de Serge Bilé qui sur le plateau d’Arrêt sur image en mars 2005 s’en était désolidarisé, bien qu’il ne faille pas oublier les combats de ce grand journaliste, peut être le plus talentueux de tous. Afrik.com, fidèle à lui-même, demeura une caisse de résonance virtuelle au brouhaha médiatique des médias nationaux français. Pour Africamaat.com qu’on ne présente plus, son soutien au franco-camerounais n’a jamais souffert d’aucune nuance comme en témoigne ce chapeau « L’agression dont a été victime Dieudonné en Martinique a soulevé l’indignation de la population. Aimé Césaire, Garcin Malsa, Francis Carole (etc.), Africamaat et Dieudonné : "Même combat : le respect de la mémoire de nos ancêtres !" ». Dans la même veine, on peut citer Thotep, B world connection, Kemmiou (ex-Black de France.com), Afrostyly.com… La chaîne 3A télésud entonna aussi son refrain en taillant toutefois un costume sur mesure au pince-sans-rire de l’espace public hexagonal. Quant à Trace Tv, c’est l’une des rares chaînes a avoir invité le comique au sujet de son nouveau spectacle dans l’émission Raï connection.

Grioo.com n’est pas le premier média afro se targuant de jouer les nettoyeurs des écuries d’Augias concernant les polémiques de Monsieur Mbala Mbala. Afrikara.com dans un article en forme d’adieu en date du 20/02/2007 sur sa condamnation sur ses propos tenus en 2003 au magazine Lyon Capitale, après l’avoir ouvertement soutenu même aux heures les plus difficiles, finit par lâcher le morceau suivant : « Il demeure que l’image du vrai faux humoriste qui dit ne plus faire de politique tout en balançant à la moindre occasion des communiqués de presse, tentant de se placer en médiateur national autoproclamé sans oublier de remplir son théâtre -normal-, s’est beaucoup dégradée depuis ses récentes tribulations. Entre la Palestine, le Code noir, la position contre la loi Taubira, Le Pen, Sevran, l’Anti-diabolisation comme nouveau cri de ralliement, les premiers soutiens, des plus fervents, savent gré à Mbala Mbala de ce qu’il a pu faire -ou que l’on pourrait un peu hâtivement lui attribuer-, mais au mieux s’interrogent sur une stratégie qui fleure chaque jour davantage l’équation personnelle.
Les causes apparentes, que beaucoup plus que lui-même ont pu dédier à Mbala Mbala [qui est au moins clair sur le fait qu’il est anticommunautariste, anticommunautaire, contre les communautés], passeraient désormais pour un portefeuille opportun de cartes stratégiques permettant à l’amuseur public de se maintenir dans le champ médiatique au gré l’actualité. Avec une certaine réussite personnelle d’ailleurs. Mais à quel prix et jusqu’à quelle échéance ? ».
Le contenu de ces lignes en dit long sur une possible déception, un agacement certain devant l’éparpillement, voire l’égarement présumé du franco-camerounais. De changement brusque de posture de l’antiraciste d’hier à celle aujourd’hui de bigot à l’égard de l’ex-borgne de St Cloud. Il va de soi que cette bigoterie frontiste, pour déroutant, incompréhensible, qu’elle soit, pose moins de questions d’ordre philosophique, psychanalytique, voire métaphysique que d’ordre matérialiste pour les médias afro ?

Pour les médias afro et les journalistes, il s’agit plus d’une question de survie dans un environnement politique et intellectuel miné, voire pollué où il vaut mieux éviter les liaisons déclarées dangereuses par l’intelligentsia méditico-politique. Dans un deuxième temps, jusqu’où il est possible de soutenir les fracas, les sorties à « haut risque professionnel » d’un homme devenu tricard ? Quel est le sens de la lutte « communautaire » d’un Dieudonné face au système ? Quelle stratégie adoptée face à un homme déroutant dont la relation avec le leader frontiste désarçonne parfois le plus zélé des sympathisants ? Quelle est la finalité de tout ça ? Dans sa vie de « moine comique », Dieudo n’a-t-il pu trouver que Jean Marie LEPEN, comme seul personnage public avec qui copuler intellectuellement, politiquement et humoristiquement ? Comment l’anticommunautariste arrive t-il à supporter les éructations lepénistes puantes du style « la France aux Français » ? .

La condition noire ou la haine de soi ? Racisme anti-noir au pays de Khadafi

Exemple des immigrés sud sahariens victimes de racisme en Lybie




Exemple de migrants sud sahariens jetés dans le désert par la police marocaine

dimanche, juillet 27, 2008

La Chine, les JO et les stéréotypes du Noir



Sport et racisme font souvent bon ménage. A quelques jours de l’ouverture des Jo de Pékin, un son de cloche pas du tout drôle, nous est étrangement venu de Chine. Des propriétaires de bars auraient reçu l’ordre de ne pas servir les Noirs, bref les populations socialement indésirables, ajoutait la circulaire. Peu importe que la traductrice de cette note des autorités chinoises se soit peut être trompée sur les mots, mais le fait est que des Noirs ont été explicitement visés. Il ne s’agit pas d’autres populations, à l'exception des mongoles, mais des Noirs. Un groupe humain qui continue d’être associé à la dégénérescence raciale et humaine, dont la couleur de peau continue de susciter les pires discours et d'entretenir les pires fantasmes depuis l’époque de l’esclavage et de la traite européenne. Devant la ribambelle de sportifs noirs qui foulera le sol pékinois venue des quatre coins du monde, ironie de l’histoire, on peut se demander, si la circulaire chinoise relevait de la maladresse ou de l’expression d’un racisme profond dans l’empire du milieu ?

Si aucune littérature scientifique que nous ayons à notre disposition ne semble faire état des représentations du Noir dans la culture confucéenne, des récits de voyage de diplomates, d’étudiants, de marchands relatent une xénophobie latente des chinois à l’endroit des Noirs. Un document virtuel lu sur un site communautaire racontait par exemple le traitement que subissent les étudiants noirs africains en Chine. Longtemps perçue comme une terre hospitalière par les Africains de manière générale, du fait d’une expérience commune de lutte contre la domination coloniale et de son pragmatisme économique sur le continent africain, la Chine semble peu à peu verser dans une forme d’arrogance qui sied aux nouveaux riches. Dans un monde ultraproductiviste qui ne pardonne pas aux faibles et aux pauvres, l'ultralibéralisme qui semble avoir envahi ce pays encore sous-developpé, il y a quelques années, pousse à juger l’hôte à l’aune de son capital économique. Et dans ce tri capitaliste, c’est tout bonnement que les « Noirs » pointent aux yeux des Chinois comme « des populations socialement indésirables ». Réfugiés économiques et politiques, étudiants, à la recherche d’un eldorado, fuyant un Continent exsangue livré à la malveillance des descendants d’envahisseurs et à la médiocrité affligeante de ses dirigeants corrompus, ont transformé peu à peu l’image que jouissait le Noir dans l’imaginaire confucéen.

Plutôt que de poser la question somme toute habituelle du pourquoi de tels stéréotypes véhiculés de surcroît par les autorités chinoises, il nous semble plus pertinent de poser la question de la Chinafrique. Car, il se murmure ici et là, dans un optimisme béat et une satisfaction quasi enfantine, que le remplacement du néocolonialisme européen par la Chinafrique, aurait quelque chose de bon. Les Chinois feraient plus dans l’équité, voire l’équitable que ne le font leurs homologues européens. Bref, il est question d’affaires entre « hommes » et non entre ex-colons et ex-colonisés. Adieu la Françafrique et son paternalisme qui fait dire à Sarkozy que le paysan africain ne connaît que le temps cyclique, oubliant de souligner que la France ne rêvait que d’une relation cyclique avec l’Afrique. Celle où on se tape toujours sur les épaules entre présidents africains, on sable le champagne à la gloire des pseudos contrats à vie à l’avantage de l’ancien colon, au grand dam du paysan africain. A l’inverse, les Chinois, eux, ces anges en affaires tout vêtus de blanc, auraient inventé le pragmatisme économique. Leurre aurait dit Delphine II. Savoir-faire contre matières premières. Coup aurait rajouté la slammeuse.

La vraie question n’est pas tant les stéréotypes aujourd’hui, mais de combien pèse-t-on économiquement face à l’autre. Il y a quelques années les Chinois faisaient l’objet des mêmes railleries que les Noirs dans les récits colportés par les fonctionnaires des pays colonisateurs. Souvenons nous du mythe de la négresse, de l’orientale. Aujourd’hui, le jaune, le mongole d’hier est plus craint que raillé. Il y a fatalement un lien entre l’épanouissement économique de nos contrées et le misérabilisme des stéréotypes qui se nourrit de la réalité africaine. Loin de nous d’exclure la part importante des fantasmes entretenus sur l’Afrique et les africains, les Noirs, en général, sans lien avec la réalité. Mais il nous semble que pour imposer une nouvelle image du Continent et de ses descendants, cette étape s’avère indispensable. Aux africains d’imposer aux dirigeants sans aucune vision d’avenir, ce qu’il faut les contraindre de faire même dans le sang. La question politique du déficit d’image du Noir est aussi une question économique. Même si l’économie à elle seule ne peut défaire les plis du racisme, elle peut y contribuer en exigeant aux autres le respect qui se doit sous peine de représailles… Césaire N.

Faut-il brûler l’afrocentricité ?



Les kemitocentristes n’aiment pas beaucoup l’afrocentricité et ses disciples. Un texte du site Maatworld, http://maatworld.blog.fr/, pose froidement le scalpel sur un mouvement intellectuel qui a fait pourtant connaître les travaux du savant sénégalais Cheikh Anta Diop, bien que qu’on peut regretter le pillage intellectuel dont celui-ci a été victime par nombre de ses « pseudo » disciples. Ce texte n’est pas seulement une herméneutique de l’œuvre et l’action du plus grand intellectuel africain, il distribue aussi gentiment une volée de bois verts aux poursuivants. Vous apprécierez la verve du rédacteur qui ne laisse pas indifférent, bien que je ne souscris pas à la critique faite à l’égyptologue sénégalais pour lequel j’ai la plus grande estime et dont il faut sans cesse rappeler le combat pour la réhabilitation de l’Histoire des peuples noirs. Pour ma part, il n’est pas nécessaire, pour s’inscrire dans la continuité, de jeter le bébé avec l’eau du bain…

Le coup de pied au cul de Keny arkana au Système...


Pourquoi ils ont peur de la liberté ?



Henri Guaino persiste et signe sur l'Africain...et son exclusion de l'Histoire

Dans une tribune récente au journal Le Monde en date du 26 juillet, le Conseiller spécial de Sarkozy, a remis une couche sur le fameux discours de Dakar. « L'homme africain est entré dans l'histoire et dans le monde, mais pas assez. Pourquoi le nier ? ». a –t-il réitéré avec une suffisance sans nom. Ce qui n’est pas un signe d’intelligence, dit l’adage africain qui veut que l’arrogance compulsive soit une caractéristique en général des sottes gens.
Plutôt que de blâmer un ignorant ou celui qui fait semblant de l’être, il convient de se demander dans quel but Monsieur Guaino persiste dans ses balivernes ? En pleine période estivale, on aurait pu s’épargner de la logorrhée puante d’un serviteur de la République française. Non, Monsieur en a jugé autrement, entretenant désormais un flou sur la crédibilité de son personnage. Est-il raciste ? Est-il fou ? Pourquoi est-il si préoccupé par le sort de ceux qui ne sont pas à ses yeux entrés dans son histoire qu’on imagine très leucoderme pour reprendre un terme très underground ?
Le silence est peut être le meilleur moyen de répondre à ce "petit plaisantin", qui plus est arrogant, dont la science infuse confond lamentablement l’Histoire et la « modernité » occidentale apparue seulement fin 16 ème siécle. Faudrait peut être commencer par lui rappeler cela, que l’Histoire ne commence pas avec la modernité occidentale et ne se confond avec elle. Heureusement. Au lieu de nous bassiner avec son "galimatias" sur qui est dans l’histoire et qui n’y est pas assez entré.

jeudi, juillet 24, 2008

Congo-Brazza : L'Ambassade de France fait son business de l'immigration




A DENONCER SANS MODERATION


L’Ambassade de France à Brazzaville vient de publier le communiqué suivant :


Ambassade de France en République du Congo COMMUNIQUÉ Prise de rendez-vous VISAS
L’ambassade de France à Brazzaville vous informe qu’à compter du 1er août 2008, l’accès au service des visas se fera exclusivement sur rendez-vous en appelant le numéro suivant : 977 77 97 À l’aide d’une carte sim MTN uniquement. La société opératrice indiquera, de manière sécurisée, la date et l’heure du rendez-vous et en informera cette ambassade en lui précisant, notamment, l’identité de la personne et son numéro de passeport. Le coût de la communication téléphonique, taxée directement par l’opérateur, est de 4000 FCFA. _Cette mesure d’externalisation des rendez-vous permettra de supprimer les files d’attentes constatées devant l’entrée du public de la section consulaire et d’assurer un meilleur accueil aux demandeurs de visa. Elle ne concerne pas les voyages officiels. Le retrait des formulaires et les informations relatives aux visas continueront d’être distribués à tout moment de la journée au guichet d’entrée, Place de la Poste.

Le contenu de ce communiqué montre qu’après les humiliations (attentes sous le soleil ou sous la pluie) sans pour autant être certain de décrocher la fameuse vignette, Monsieur l’ambassadeur de France nous prépare une nouvelle arnaque. Ces derniers années,on assiste de la part des services consulaires à des modifications tant fonctionnelles que formelles. Après l’augmentation des frais de visas qui sont passés de 25 000 fcfa à 65 000 fcfa pour le visa long séjour (nous rappelons que ces dernières années, les frais se payent en même temps que le dépot du dossier. ils ne sont pas remboursables). Imaginez le nombre de personnes qui demande cette vignette et qui ne l’ont pas.
La nouvelle disposition n’est pas mise en place pour faciliter l’accès au guichet, comme cela est dit, mais au contraire de se faire de la "thune" sur le dos de ces pauvres indigènes qui vont chercher l’El Dorado en occident.
Si un appel téléphonique, coûte 4000 fcfa la minute, il faudrait au moins 4 à 5 minute pour avoir un opérateur au bout du fil. L’addition va être très salée.Ce qui revient à une somme qui oscille entre 15 000 cfa et 20 000 fcfa pour décrocher un simple rendez-vous. Cette somme ajouté au frais de visa, représente un mois de salaire d’un fonctionnaire moyen. Que lui restera t-il pour payer son loyer ou encore nourrir sa famille ? Que fait le gouvernement Sassou devant cette arnaque ? En *France,les associations de consommateurs de sont levées pour dénoncer cette pratique dans le service public. Or, l’ambassade qui est un service public quoique qu’ayant une autre focntion, se permet de reproduire cette arnaque décriée en métrople.

Article Proposé par: ULYSSE Source congopage

Delphine II : DES COUPS...LEURRES

Au commencement était le verbe.
Du verbe est venu le Slam.
Du Slam est apparu une femme.
C’est Delphine II. Femme des mots. Des mots pour lire le monde.
Lire et dire la France telle qu'elle la vit comme une femme noire. Je vous laisse
découvrir une ovnie au pays des slammeurs. Puissant et envoûtant.



Delphine II - Des coups...Leurres
envoyé par eikichi

mardi, juillet 22, 2008

La Négrophobie, racisme de pacotille, n’intéresse pas la justice française.


Affaire Kitenge. Désormais : « Vous avez le droit de les traiter de sale noirs ». Le verdict du parquet de Créteil ne souffre pas de nuances. Selon un communiqué de l'avocat de M. Béranger, Me Mathieu Davy, rapporté par l’Afp, "la plainte pour diffamation et injures raciales déposée par M. Pierre-Damien Kitenge contre M. Gautier Béranger, ainsi que la plainte pour subornation de témoin déposée par (l'association) SOS Racisme, ont toutes deux été classées sans suite par décision du parquet de Créteil en date du jeudi 17 juillet dernier". Au bout de trois mois d'enquête.
Rappel des faits. Un banal contrôle de routine. Un employé remplissant son rôle comme il se doit. Un haut fonctionnaire du ministère de l’immigration et de l’identité nationale plus que zélé, irrité par son serviteur de couleur. Un homme noir insulté, rabaissé, diffamé, à cause de la couleur de sa peau. Morceau choisi : « vous n’avez pas le droit de me toucher sale noir… ». S’ensuit, une plainte. Au final, une justice qui lave blanc.

Pourquoi ce verdict ? Que signifie t-il aux yeux des millions de personnes stigmatisés dans ce pays à cause de leur couleur de peau assimilé à un tort irréductible ? Pourquoi cette affaire n’a pas provoqué autant d’indignation comme il est de coutume en France d’entendre des cris d’orfraie de la part des médias et des politiques lorsqu’il s’agit d’affaires similaires ? Les moralisateurs du dimanche et les donneurs de leçons ne se lèvent jamais pour des causes sans valeur ajoutée. Ce racisme bon marché, à portée de main, une camelote pour tout mortel. La haine banale, banalisée qui ne procure pas de l’adrénaline médiatico-politique. Bref, ce racisme de pacotille n’intéresse pas les puissants.

D’expérience, on sait qu’un homme noir est d’abord un noir. La justice, dont la mission première pourrait être de protéger chaque individu, indépendamment de son anatomie, enfonce le clou, qui plus est, en décernant des médailles d’or à ceux qui enfreignent la Loi. Noir tu es, noir tu resteras. La justice l’a redit noir sur blanc. Il n’y a pas de salut du sauvage dans le système conçu d’abord à la gloire du civilisateur. Aporie. Les règles sont faites pour d’abord profiter et servir à ceux qui les font. Humiliation. Le contester n’est que charabia. Persister n’est que se complaire dans la victimologie. Sous homme. De quoi noir te plains tu ? Le pays d'accueil t'a offert le gîte, le couvert et les papiers. Affabulation. Tes jérémiades n'y changeront rien. Mytho. Et rentres enfin dans ta bambolie.

dimanche, juillet 20, 2008

La bête immonde et la bête de scène invitées surprises au bal des médias hypocrites



Les grands médias et même certains sites de la communauté afro s’en sont donnés à cœur joie en diffusant une information livrée par le journal Libération selon laquelle la fille de l’humoriste franco-camerounais Dieudo aurait comme parrain JMLP (Jean Marie Lepen). Le meilleur défenseur de la laïcité aurait viré « intégriste catho » avec la bénédiction du représentant de Lucifer en terre hexagonale. On nous aurait menti ? L’athéisme autoproclamé de l’humoriste le plus diabolisé de France n’était qu’un leurre destiné à nous mener en bateau ? Du marketing humoristique destiné à nous vendre de la lessive du comique ? Canular, info ou intox ? En tout cas la vérité médiatique n’a pas eu tous les attributs de la bonne nouvelle ou des saintes écritures ?

Les médias ne se sont pas contentés de diffuser l’info, mais l’ont abondamment commenté à coup d’éditos, de chroniques et de débats fleuve sur fond d’accusation d’antisémitisme. A l’instar du débat sans contradicteurs intervenu sur la chaîne d’info en continu I-Télé entre un journaliste visiblement aux ordres et un certain bonimenteur du nom de Claude Askolovitch.

En spectateur averti, je me suis gardé de ne pas crier avec les loups. J’ai voulu moi-même relever des choses dans ce brouhaha médiatique qui me semblaient incohérentes tant elles avaient les apparences d’une diabolisation orchestrée.

Si l’on considère que le but de cette médiatisation était de montrer le côté sombre, obscur de l’humoriste à travers cette alliance jugée contre nature entre l’antiraciste d'hier et le raciste de toujours, il y a lieu de penser que les médias enfonçaient des portes déjà ouvertes. Pour ce qui n’est plus qu’un fantasme éculé, un secret de polichinelle. A plusieurs reprises, l’humoriste n’a pas hésité à s’afficher avec la bête noire de la politique française. Voyage avec Madame Lepen au Cameroun chez les pygmées, apparition à la fête BBR, et puis son amitié avec un certain Alain Soral etc. On pourrait en remettre une couche en supposant qu’il est peut être même sur écoute, au regard de sa dangerosité. En ce sens que le camerounais menacerait le pacte républicain d’un « pays enlisée » dans les eaux boueuses du communautarisme dont il serait à lui tout seul le principal coupable. Alors de quoi s’offusquent nos médias hexagonaux ? Qu’y a t-il de si nouveau dans cette union sacrée de la bête noire de la politique française et de la « bête de scène » de l’humour hexagonal.

Qui plus est, JMLP est un personnage régulièrement invité dans les médias par les mêmes journalistes qui aujourd’hui jouent les vierges effarouchés. De TF1 à Canal+, en passant par France 5, les grandes chaînes de télévision hexagonale ont longtemps affiché leur dévolu sur l’ex-borgne breton, certains font même dans la sympathie, la camaraderie etc. Il y a lieu de penser que ce festival de baisers à l’endroit du diable continue dans les coulisses et les cénacles parisiens où magouilles et compagnie ont lieu sans que les hypocrites de la place crient aux liaisons dangereuses. Mais pourquoi diable, lorsqu’il s’agit de mbala mbala, ça se bouscule au portillon médiatique ?

Au fond qu’est ce qui est plus grave dans une démocratie ? Entre les représentants de l’Etat et des médiateurs de la société qui fréquentent en catimini celui qu’on présente comme le symbole du mal démocratique et de l’autre les gesticulations d’un amuseur de la galerie ?

Finalement, ce type d’emballement médiatique ne fait rajouter à la suspicion qui pèse sur les médias en général à savoir qu’ils seraient contrôlés et ne diffuseraient les informations que de manière partiale et partielle au nom des intérêts de certains groupes, sélectionnant leurs experts sans contradicteurs dans un débat qui mériterait tout de même un peu de nuance.
Soit il s’agit d’une compagne de déstabilisation, soit les journalistes ne savent plus faire leur métier quitte à diffamer une personne parce que soupçonnée, suspectée, des pires intentions du monde.

Que fait la Chine en Afrique ?

Le dessous des cartes nous livre la réalité de ce nouveau colonialisme du 3ème millénaire :

samedi, juillet 19, 2008

Chine JO Les Noirs interdits de bistrots à Pekin

A quelques semaines du lancement de la grand-messe olympique, la lutte contre les "fauteurs de troubles" potentiels s'amplifie. A Pékin, des propriétaires de bars viennent de recevoir l'ordre de ne plus servir les Noirs.

En contradiction avec le slogan officiel des Jeux – One World, One Dream –, les autorités chinoises préparent secrètement l'interdiction d'entrée dans les bars de la capitale aux Noirs et aux autres populations "socialement indésirables".

Les propriétaires de bars situés dans le centre de Pékin ont déclaré au quotidien South China Morning Post qu'ils avaient dû, sous la contrainte du Bureau de la sécurité publique, signer un document dans lequel ils promettaient de ne pas laisser entrer les Noirs dans leurs établissements.

"Des responsables du Bureau de la sécurité publique sont venus ces jours-ci, en civil, pour me demander de ne pas servir les Noirs et les Mongols", a déclaré au journaliste du South China Morning Post le copropriétaire d'un bar au style occidental qui a souhaité conserver l'anonymat. Selon les propriétaires de ce bar, les autorités de la capitale sévissent contre les Noirs et les Mongols afin de réprimer le trafic de drogue et la prostitution à la veille des Jeux.

Quelques mois auparavant, la police pékinoise avait lancé une opération d'envergure contre les Noirs, habitués des bars du district de Sanlitun, le quartier des expatriés de Pékin où se concentrent les bars occidentaux.

Le document qu'ont dû signer les tenanciers de bars de Sanlitun ne se limitait pas à l'interdiction de servir les Noirs ; ils devaient également promettre de suspendre, le temps des Jeux, certaines activités telles que la danse ou les concerts. Ils ont pu conserver des copies de ce document, à l'exception des pages concernant l'interdiction de servir les Noirs. Les autorités se méfieraient des accusations de racisme que pourrait déclencher la révélation de telles mesures.

Au cours des dernières décennies, la présence de Noirs dans les grandes villes du pays a suscité des réactions violentes de la part des Chinois. Régulièrement, des manifestations réunissant des centaines de milliers de personnes sont organisées pour protester contre la présence des étudiants africains. On reproche à ces derniers de sortir avec de jeunes Chinoises.

"Le gouvernement local tente de contrôler tous les aspects de ce que vont vivre les étrangers pendant les Jeux", a déclaré au South China Morning Post David Mitchell, un musicien de jazz résidant à Pékin, pour qui il devient de plus en plus difficile de trouver des lieux de concert dans la capitale. "Tout vise à créer l'impression d'une stabilité sociale, mais ils ne comprennent pas que cette impression de stabilité est précisément le préjugé, d'ailleurs infondé, que les étrangers ont sur la société chinoise, celui d'une société totalement contrôlée et qui n'a pas vraiment de vie culturelle".
Céline Allemand

Source : courrier international.com

mercredi, juillet 09, 2008

Médias français : comment on fabrique la haine de l'immigré ?

Voici la réponse : vous remarquerez que médias et politiques se tiennent la main.Alliance sacrée.






jeudi, juillet 03, 2008

Coupé-décalé : un blanc qui a le rythme dans la peau

Incroyable, mais vrai. C'est un individu vraissemblablement d'origine caucasienne qui a apprivoisé une des danses africaines fétiches connue sous le nom de "coupé décallé". L'exécution quasi parfaite des mouvements est à couper le souffle. Sans doute le résultat d'un travail assidu. Conclusion : il n'y a pas que les Noirs qui ont le rythme dans la peau.

dimanche, juin 29, 2008

Pourquoi Mugabé veut rester président ?


Depuis quelque temps, les qualificatifs fusent de partout pour stigmatiser le règne de celui qui est devenu l’ennemi public N°1 des puissances occidentales. On l’accuse d’être un despote, un tyran qui dirige son pays d’une main de fer et qui risque de l’entraîner dans une guerre fratricide.
En réalité, nous risquons de fausser le jugement sur cet homme à cause de la propagande des médias occidentaux qui l’affublent de tous les noms. Pourquoi le héros de l’indépendance du Zimbabwé est-il en train de venir la bête noire des pays occidentaux ?
Lorsqu’un dirigeant africain devient la cible des attaques occidentales en tout genre, c’est que ce dernier est sur la bonne voie. Ce qui est sûr c’est que l’on ne fera pas de reproches à un homme qui a mis fin, dans son pays, à une des plus grandes injustices liées à l’héritage de la colonisation, en mettant fin au monopole des terres détenus par les petits fils de colons de l’ancienne Rhodésie au profit du peuple zimbabwéen.
On risque également d’encenser une opposition zimbabwéenne pour de mauvaises raisons. Si elle est soutenue aujourd’hui par la presse internationale et les dirigeants occidentaux, ce n’est pas en raison de son attachement à la démocratie, mais pour sa propension à assumer le rôle de relais du néocolonialisme britannique et à travailler pour les intérêts des puissances coloniales. D’ailleurs, Mugabé avant d’être le tyran d’aujourd’hui était un ami de la Reine d’Angleterre qui l’avait d’ailleurs décoré du titre de chevalier.
On comprendra alors la phrase sus citée, lorsqu’un dirigeant africain ne fait plus l’affaire des puissances occidentales, on l’affuble de tous les maux. Une autre version du dicton quand on veut noyer son chien on l'accuse d'avoir la rage.

Enfin, Mungabé en acceptant le verdict des urnes sait qu'il en paiera le prix fort : celui d'être à la merci de ces nouveaux ennemis.

lundi, juin 23, 2008

TV française et Mercato : entre conservatisme, réseaux et logiques de pouvoir









Alors que la France entière a assisté récemment à l’éviction spectaculaire de PPDA, une figure emblématique du JT sur TF1, elle apprend aujourd’hui le départ de la même chaîne d’une autre figure en la personne de Harry Roselmack. A la différence du premier, ce dernier est noir et son exposition fracassante sous les feux de la rampe n’aura duré que deux ans. Retour donc du nègre à la case départ. La France noire qui un temps avait commencé à prendre ses désirs pour des réalités vient de réaliser le mirage d’une télévision en couleurs que symbolisait la présence de Harry au JT de la première chaîne française.

Logiques de pouvoir contre logiques médiatiques
Au-delà de ce petit jeu de meurtres entre professionnels médiatiques, il faut y voir davantage des logiques de pouvoir dont la finalité consiste à imposer un modèle dominant de rapports sociaux avec la promotion de certaines personnes. En règle général, blanches, de sexe masculin, propres sur eux, au physique très avenant, même si l’on constate une féminisation progressive des présentateurs. Il s’agit davantage de construire une représentation de ce que seraient les rapports sociaux selon une logique symbolique de reproduction de la domination sociale, voire raciale. Harry Roselmack est sur Tf 1 non pas pour ses compétences, mais pour ce qu’il représente. Un alibi, assez symptomatique, pour trahir la mauvaise conscience des recruteurs au sein de ce média. D’ailleurs, c’est Sarkozy en personne qui s’était enorgueilli de la nomination du journaliste noir en remplacement de PPDA. Le même Sarkozy, aux dires de certaines sources, serait aussi à l’origine de la nomination au JT de TF1 de Laurence Ferrari dont ont dit qu’elle serait un ami intime du président. Pour peu qu’on soit observateur, ce sont des logiques de pouvoir qui influent sur des logiques médiatiques au détriment de la compétence, de l’Homme. Les grands médias en France sont inféodés au pouvoir politique, lequel pouvoir rythme les changements aux postes les plus en vue.

Conservatisme, réseaux et violence symbolique
La promotion d’une certaine catégorie d’individus dans la société française s’inscrit en fin de compte dans ce schéma un peu cornélien dont les dés sont pipés d’avance. Cette promotion repose sur le conservatisme et la conservation d’un certain nombre de privilèges détenus par un certain nombre de personnes souvent les mêmes et qui restent les maîtres du jeu de la plupart des carrières. Le hasard n’existe pas dans la société française qui semble s’être construite sur la base du clientélisme, du népotisme, du clanisme, de l’éthnocentrisme, parfois de la condescendance lorsque les candidats ont la malchance de ne pas correspondre à l’archétype dominant. Difficile d’imaginer une réussite personnelle comme dans certains pays anglosaxons où le talent permet à certains d’émerger, de quitter leur trajectoire de base et rompre ainsi avec le déterminisme social. On peut difficilement imaginer une Oprah Winfrey en France.

Une telle configuration des rapports sociaux permet l’expression d’une violence symbolique insidieuse dont sont en premier victimes les personnes que la société veut exclure (les immigrés, les étrangers, les Noirs, etc..). Les carrières sont ainsi faites, défaites et refaites en fonction de cette configuration. Un noir qui croit à sa chance peut vite déchanter un matin. Eric Blanc ne l’a-t-il pas expérimenté pour avoir tourné en dérision un certain Chapié qui avait de solides appuis pour nuire suffisamment à la carrière de l’humoriste ? Housine, un brillant candidat à la starac disparu des plateaux télé faute d’appuis, mais pas seulement, comparé à certains moins bons que lui ? Delo, un humoriste noir victime de son talent ? Princesse Erika, les Nubians, le groupe Kassav, ont un moment de leur carrière vécu cet ostracisme avant de connaître l’exil outre-atlantique ou ultramarin pour les raisons sus-évoquées. La liste est longue de ces carrières bloquées, brisées et détruites du fait du conservatisme, des réseaux et de la violence symbolique qui en résulte.

Présence banania et figures du politiquement correct
Dans une telle configuration des rapports sociaux biaisée, les rescapés de la fracture télévisuelle ethno-raciale sont presque des figures du politiquement correct version française. Ils doivent savoir chanter « la marseillaise de la diversité », en être des icônes, parler le black blanc beur de la Cité, remercier en permanence les actionneurs de l’ascenseur social et surtout savoir jouer du bamboula et savoir chanter du y a bon. En dehors de ces critères, point de salut pour un nègre. Rien ne se crée au hasard, tout est préfabriqué, recadré en permanence de tel sorte que cela correspondre à une vision préalablement définie. Cela s’appelle le moule. Il faut que ça rentre dans le moule. Parler des réussites individuelles serait presque faire entorse à la déontologie d’un système qui repose sur le piston, les camaraderies, les réseaux, le conservatisme, l’ethnocentrisme et qui ignore les talents anti-archétype, exotique.

Aujourd’hui, les nouveaux rescapés de la fracture urbaine et ethno-raciale (Njigol, Eboué etc.) savent qu’ils ont une épée de Damoclès au dessus de leurs têtes. Le moindre dérapage, c’est la sortie à l’instar de leur grand frère Dieudo. A en croire les rumeurs, le premier serait déjà sur la ligne de mire des KGBistes du PAF, ceux qui font et défont les carrières. L’historien Claude Ribbe en sait un rayon tout comme ses collègues ultramarins (Raphaël Confiant etc…). Ceux qui ont voulu analyser l’arrivée de Roselmack sur la première chaîne comme une victoire de la France multiraciale ou encore des réseaux de la diversité comme le Club Averroès se trompent lourdement. Ils ignorent les gigantesques chaînes pétries de racisme, d’ethnocentrisme qui encerclent cet espace de visibilité cathodique.

mardi, juin 17, 2008

Que penses Obama du Minister Louis Farrakhan ?




Précision : La tactique de l'ex first Lady Hilary Clinton consistait à brouiller le message de Obama. Sur la question, par exemple de l'antisemitisme, les propos du sénateur noir qui pourtant avaient le mérite d'être clair vont devenir dans la bouche de Hilary comme confus flous, au point de lui prêter quelques accointances avec le discours du minister LF en précisant que elle rejete alors qu'Obama ne fait dénoncer. Où est la différence entre dénoncer et rejeter ? ouf, elle est hors de course maintenant. Heureusement.

vendredi, juin 13, 2008

Euro 2008 : Hortefeux remplace Domenech à la tête de l'équipe black black black



Comme on pouvait s’y attendre, une nouvelle défaite de l’équipe de France allait sûrement concentrer l’attention sur sa composition marquée par une surreprésentation des joueurs de couleur. Et cela ne s’est pas démenti avec le match contre les Hollandais (4-1) où les blacks et non les bleus ont brillé plutôt par l’inefficacité. Ce nouvel échec des Bleus a délié les langues et les pires d’entre elles se lâchent en chantant partout la chanson préférée d’Alain Finkelkraut, « l’équipe black black qui fait ricaner toute l’Europe ». Une chose est sûre, face à cette déculotté, le président Sarkozy pense sérieusement remplacer Raymond Domenech par Brice Hortefeux. Celui-ci aura pour mission de renvoyer par charter, dans leur bamboulie natale, tous les immigrés indignes de cette équipe de France qui ont failli à leur mission. D’ores et déjà, de nombreuses personnalités médiatiques négrophobes ont été convoquées à l’Elysée pour réfléchir à un plan expulsion. Autant dire que les blacks de l’équipe de France ont le blues et du souci à se faire… Affaire à suivre.
Selon nos informations, le staff technique pourrait connaître aussi quelques changements avec l'arrivée de personnalités comme Georges Fraîche au poste d'entraîneur adjoint, épaulé par Finkelkraut. Le très convoité poste de préparateur technique serait confié à Eric Zemour. Mais il s'agira davantage de préparation republicano-nationaliste. Tout un programme attend donc l'équipe de France totalement remanié, blanchie de ses erreurs passées...

jeudi, juin 12, 2008

Jack Johnson : un Noir rebelle au coeur de l'Amérique ségrégationniste

Alors que les lois raciales font rage dans l’Amérique post-esclavagiste, les américains blancs découvrent un descendant d’esclave au nom de Jack Johnson. Plus qu’un champion, une légende de la boxe qui cogne sur tout ce qui l’a en face de lui. Il n’a pas peur du système, se fiche des lois racistes, s’affiche avec des femmes blanches dans les hôtels réservés aux blancs et interdits aux Noirs. Cigare à la bouche à ses heures de détente, il regarde cette Amérique raciste d’un œil de félin qui domine sa proie. En pleine ségrégation, un descendant d’esclave défie une Amérique rongée par le poison racial. Et cela ne plaît pas à tout le monde. Sûr de lui, sans complexe d’infériorité, Jackson fusille ses adversaires un par un sans presque jamais rencontrer un challenger à la mesure de sa puissance.
Extrêmement combatif, il savait tirer la couverture de son côté d’un système qu’il savait pertinemment en sa défaveur. Il avait aussi le sens des affaires. Il refusait de se battre contre par exemple des adversaires de peu valeur. Un combat devait lui rapporter, c’était son show. Mais bientôt, ce succès, ses exploits qui ridiculisent le mythe de la suprématie blanche va se transformer en pire cauchemar pour lui. Au point qu’il quitte clandestinement l’Amérique pour l’Europe alors qu’il est condamné à un an de prison après un pseudo procès monté de toutes pièces par les services fédéraux pour le faire tomber…Il connaissait ses limites, mais davantage mieux ce principe :

« Un Noir qui a la chance de naître doit considérer sa venue sur terre comme une mission divine qu'il faut accomplir dignement, quels que soient les obstacles, en exigeant des autres le respect qu'il doivent à son être. C'est ce qu'il fit Jack Johnson ».









samedi, juin 07, 2008

Qui veut abattre Oprah Winfrey ?




Elle court court la rumeur. Selon elle, l’empire médiatique Oprah serait en train de dégringoler. C’est la chaîne de télévision FOX News et le très célèbre magazine The New York Times qui l’ont annoncé. Peut être ces deux médias plutôt classés à droite de l’échiquier politique font-ils allusion à la baisse d’audience des programmes ("Oprah Winfrey Show", Oprah’s Big Give) qu’anime la présentatrice enregistrée depuis trois mois. Mais il semblerait que rien de tout cela ne soit vrai. Mais la question qu’on peut se poser c’est qui a intérêt à ce que la richissime et célèbre présentatrice africaine américaine, classée parmi les plus grosses fortunes du Show biz américain tombe ?
D’aucuns estiment que les ennuis de la présentatrice auraient commencé après qu’elle eut annoncé son soutien pour Barack Obama. Mais cette hypothèse ne semble pas sérieuse, puisqu’elle n’est pas la seule personnalité fortunée ayant déclaré publiquement son soutien, qui plus est, pour le candidat démocrate à l’élection présidentielle. Alors ces rumeurs sont-elles tout simplement fausses ?
Ce qui est sûr c’est qu’une femme aussi fortunée (sa fortune est estimée à plus 2 milliard de dollars, gagne en moyenne à l’année près de $260 million), et de surcroît noire ne peut qu’intriguer voire susciter les pires sentiments humains. Doit-on ranger les récentes attaques des deux médias sus-évoqués dans ce registre ?. En tout cas force est de constater que les deux médias dont les liens avec le parti républicain ne sont plus à démontrer se sont illustrés par des attaques surtout pour le premier contre Barack Obama, dont il appelait au meurtre via les déclarations de sa consultante Liz Trotta.
Par ailleurs une sombre affaire, visant le programme Oprah big Give dont il semblerait qu’il soit un concept volé à Darlène Tracy par la diva médiatique, alimente les plus folles rumeurs. Pour l’heure Tracy Darlène a semble-t-il été déboutée par la justice même si elle a fait appel.
Quoi qu’il en soit, si ces rumeurs se confirment, ce n’est pas la première fois qu’une personnalité fortunée issue de la communauté noire américaine est victime de machinations, voire de destabilisations.

mercredi, juin 04, 2008

OBAMA is the Winner, but Negroes will still be loosers ?



Que peut-on attendre d’un candidat noir à la Maison blanche ? Rien.



  • Obama ne changera pas la condition des Noirs américains. Les élites noires qui avant lui ont accédé à des hautes responsabilités ont d’abord servi l’Etat américain. Collin Powel, Condy Rice, et d’autres par le passé.


  • Obama poursuivra la politique anti-sociale de destruction des classes laborieuses aux Etats constituées à plus de 60% par les africains américains. Même si il a fait un clin d’œil à celles-ci en promettant une sorte de couverture maladie universelle, rien en l’état actuel des forces d’intérêts qui encerclent les Etats-Unis ne permet d’envisager une telle transformation de la politique de santé de ce grand pays livré aux lobbies.
  • Obama ne changera pas non plus la politique carcérale des Etats-Unis qui consiste à jeter en prison tout ce qui est "non blanc", à commencer par les descendants d’esclaves. A l’heure actuelle, il y a plus de jeunes africains américains en prison que sur les bancs de l’école.

  • Obama ne changera pas non plus la politique prédatrice et agressive des Etats-Unis à l’égard des pays qui sont sur sa ligne de mire (Irak, Iran, Cuba, Afghanistan, Corée du Nord, la Corne de l’Afrique). Ce qui changera avec Obama, c’est peut être le style, ce n’est pas un va-t-en guerre, c’est un pacifiste doublé d’une nature généreuse. Sans doute une marque de son africanité. Mais l’africanité est incompatible avec les valeurs attachées à la civilisation occidentale (le non respect à l’environnement et à l’autre comme semblable frère d’humanité).

  • Obama ne changera pas non plus le regard de l’Amérique sur le Continent noir qu’elle perçoit avant tout comme un terrain de luttes et d’enjeux géostratégiques sur fond d’un dépeçage géologique.


  • S’il est élu, Obama provoquera sans doute un électrochoc dans les mentalités encore nourries aux complexe de supériorité des blancs et au complexe d’infériorité des Noirs, mais l’électro-choc n’est comme son nom l’indique qu’un choc électrique qui peut diminuer d’intensité et permettre la réanimation d’un état des choses. Comme dit l’adage africain, le séjour d’un tronc d’arbre dans l’eau ne le transformera pas en caïman.

  • Certains naïfs se mettent à rêver, mais ils seront vite refroidis et déçus. La Maât triomphera lorsque les Africains où qu’ils soient décideront non plus de subir mais d’agir sur leur condition liée à leur stigmate…Affaire à suivre

lundi, juin 02, 2008

Affaire Kintenge : l'insoutenable condition noire

Le racisme, la xenophobie, la négrophobie surtout, véritable plaie de la France logée dans l'inconscient collectif d'un pays qui continue de nier sa responsabilité sur la présence nègre en France ! Que fallait-il ajouter encore aux nombreux articles déjà publiés sur de nombreux sites comunautaires sur le sujet ? La gravité des faits ne pouvait réclamer notre silence. Surtout lorsque cette gravité s'écrit en lettre capitales d'insultes à l'humanité noire :
"Vous n'avez pas le droit de me toucher "sale Noir", Vous ne savez pas à qui vous avez affaire, rentrez chez vous, vous allez vous retrouver au chômage vous ainsi que votre famille ".
Insultes, menaces matinées d'arrogance aryenne. Comment un simple contrôle de routine auquel se plie la majorité des clients d'un centre commercial peut-il déclencher une telle indicible violence verbale ? Parce que le destinataire avait le tort d'être Noir. La suite ici, sans commentaires...
Vous l'aurez remarquer depuis le début de cette affaire, les associations, les autorités chargées de lutter contre le racisme brillent par un silence total. Bien entendu, ce n'est qu'une affaire de bamboula qui a oublié qu'il n'était pas en "bamboulie", mais en France, au pays des gaulois. Le comble : l'intéressé subit d'ailleurs des pressions de toutes parts, et de son employeur et de l'administration censée le protéger en tant que citoyen pour qu'il annule sa plainte contre le haut fonctionnaire. Ce qu'il faut comprendre c'est qu'on aimerait que toutes les victimes se taisent, subissent, sans réagir, et surtout ne fassent pas appel à la Loi. Parce que les lois ne sont pas faites pour les Noirs.



Interview de Pierre Damien Kitenge
envoyé

Monfils sur les traces de Ntsonga...



Un parcours sans faute depuis le début des internationaux de Roland Garros, Monfils le doit sûrement à son jeu sobre, fin, sans étalage. Le joueur a sûrement muri, davantage plus serein et plus concentré qu'il ne l'était il y a quelques années. la concentration, c'est sans doute son meilleur allié. Il lui fallait travailler cet aspect pour laisser exprimer son talent sur les cours, ce que nombre de champions ont compris depuis comme Nadal, Federrer sur lesquels on perçoit une constance sans faille dans l'effort. Mais le plaisir il en donne le martinico-guadeloupéen. Il nous reste plus qu'à le soutenir dans cette ascension pour le plaisir du jeu et du sport. Pourquoi pas, il n'est pas interdit de rêver. Il sera face à l'espagnol Ferrer en quart de finales. A suivre...

mardi, mai 27, 2008

Assassiner Obama ou Osama... la chaine de télé américaine Fox News ne fait pas de différence



Fox News invitait ce dimanche Liz Trotta, ancienne rédactrice en chef du Washington Times et journaliste politique jusqu’à lors respectée.
Le présentateur de Fox demande à son invitée de réagir aux propos d’Hillary Clinton sur Robert Kennedy. La journaliste réagit, en effet, mais pas comme on aurait pu le penser.
En parlant des rumeurs d’assassinat de Barack Obama, Liz Trotta se prend les pieds dans le tapis syllabique et prononce "Osama".
Au lieu de s’excuser, la journaliste s’esclaffe : "Obama... Osama... ils pourraient tous les deux se faire tuer".
source : Linternationalmagazine.com

vendredi, mai 23, 2008

La bêtise des dirigeants africains : Paul BIYA décore Brice Hortefeux


Les victimes africaines de la politique française criminelle de l'immigration n'intéressent pas les dirigeants africains. Effectivement, j'avais presque oublié ce pourquoi ils sont à la tête de ces pays. Autant pour moi et pour l'Afrique et ses enfants. Comment voulez-vous qu'on respecte l'Africain partout où il pose le pied lorsque ceux qui sont censés le défendre et le représenter font pire. Je commence sérieusement à me poser la question sur la santé mentale des dirigeants africains. Ok, ils ont choisi leur camp, celui de leurs intérêts égoïstes, particuliers, claniques. Ok, leur statut les protège contre les humiliations que peuvent subir l'Africain lambda en Europe et même parfois sur la terre des ses ancêtres. Mais est-ce une raison suffisante de le proclamer officiellement sur tous les toîts et de s'en glorifier en décorant des individus qui font du mal à leurs frères de couleur ? Je suis persuadé d'une chose l'intéressé n'en a cure de cette décoration et doit sûrement ricaner dans son for intérieur qui doit lui murmurer ces mots : ah ces africains, qu'ils sont bêtes, quel mépris d'eux mêmes !



Le ministre français de l’Immigration, de l’intégration, de l’identité nationale et du développement solidaire, Brice Hortefeux, qui a séjourné au Cameroun depuis le week-end dernier, a été élevé à la dignité de Commandeur de l’Ordre national de la valeur par le chef de l’Etat camerounais, Paul Biya.

Au-delà de cette distinction honorifique, Brice Hortefeux a pris part aux côtés du chef de l’Etat camerounais au défilé civil et militaire marquant la 36e édition de la fête nationale du pays qui s’est célébrée mardi 20 mai.
La veille de cette grande parade en souvenir au référendum du 18 mai 1972 dont les résultats ont abouti à l’unification des parties anglophone et francophone du Cameroun, Brice Hortefeux a été reçu en audience et à déjeuner par Paul Biya au palais de l’Unité à Yaoundé.
Le Cameroun et la France « d’accord sur l’essentiel »
Dans son toast, Paul Biya a déclaré que « La France et le Cameroun sont des partenaires de longue date. De la fin de la première guerre mondiale à notre indépendance des liens très forts se sont noués entre nous, liens qui ont résisté à l’usure du temps et dont les traces sont encore bien visibles. »
A propos de la politique française de l’immigration que porte Brice Hortefeux, le président de la République du Cameroun a affirmé que son pays et la France sont « d’accord sur l’essentiel. »
« Comme vous, je pense qu’il n’est pas bon que nos jeunes partent à l’aventure dans des conditions qui ne peuvent mener qu’à l’échec. Il faut décourager ces tentatives », a dit Paul Biya pour qui les raisons sont entre autres : « Le chômage, le manque d’avenir, le découragement qui finissent par l’emporter sur l’attachement au pays natal et à la sécurité de l’entourage familial. »
La France qui est aux côtés du Cameroun à travers le contrat de désendettement et de développement (C2D), intervenant dans le cadre de l’allègement de la dette des pays en développement pour un montant cumulé de quelque 750 milliards FCFA sur la période 2005-2020, passe aussi pour être le premier fournisseur du Cameroun avec 303 milliards FCFA d’exportations.
« En dehors de l’aide directe qu’elle nous a apportée, la France a également plaidé notre cause dans les forums internationaux, ce qui nous a permis de bénéficier d’annulations et de remises de dettes importantes, donnant ainsi à notre économie la bouffée d’air dont elle avait besoin. Le rôle de votre pays a été essentiel dans ce domaine », a déclaré Paul Biya.
Dans tous les cas, le Cameroun, malgré un sol fertile, un sous-sol riche, une population entreprenante et laborieuse, et des conditions climatiques favorables, a été classé pays pauvre très endette (Ppte).
Un nouveau Plan Marshall pour l’Afrique
« Au Cameroun, comme ailleurs en Afrique, l’état actuel de nos économies ne nous permet pas pour le moment de proposer à tous nos jeunes, y compris les diplômés, les emplois auxquels ils peuvent prétendre. En vérité, seul le lancement d’un nouveau Plan Marshall pour l’Afrique pourrait, me semble-t-il, répondre à ce défi », a ensuite suggéré le président de la République du Cameroun au cours du déjeuner.
Pour Paul Biya, la croisade pour le développement de l’Afrique dont le Sommet du Millénaire a fixé les objectifs à court terme, n’a de chance de parvenir à ses fins que si des moyens adéquats lui sont consacrés.
Le chef de l’Etat camerounais qui compte parmi les doyens du continent, estime que le nouveau Plan Marshall pourrait considérablement réduire l’immigration clandestine des Africains vers l’Europe.
« Il n’est pas dans l’intérêt de personne que se crée un déséquilibre grandissant entre une Europe riche et puissante et une Afrique pauvre et sans avenir », a déclaré Paul Biya. « Car si le développement de nos pays progressait de façon satisfaisante, si notre économie créait des emplois, pourquoi iraient-ils, au risque de leur vie, chercher ailleurs ce qui serait à leur portée ?, s’interroge Paul Biya pour qui « les récentes « émeutes de la faim » sont des avertissements dont nous devons tous tenir compte. »
Maximiser la contribution au développement de la diaspora camerounaise
Le Cameroun compte environ 36 000 ressortissants et aurait le deuxième contingent d’immigrés en France qui a mis en place depuis un an « une politique d’immigration concertée et choisie avec les pays africains notamment, sur la base du dialogue, de la volonté construite et de la transparence ».
Selon Brice Hortefeux, il importe « d’organiser cette immigration pour qu’elle se fasse au bénéfice de la France et des pays africains », car deux immigrés sur trois proviennent du continent africain. Il a rappelé que cinq pays africains ont déjà signé des accords particuliers avec la France au sujet de l’immigration concertée. Le Cameroun pourrait en être le sixième afin de mieux canaliser le flux migratoire vers la France.
Le ministre français de l’Immigration a également abordé le volet lié aux diasporas africaines sur le territoire français. Celles-ci à son avis " ne sont pas suffisamment utilisées ". " Les fonds envoyés vers leurs pays s’élèvent à environ 8 milliards d’euros (soit à peu près 5250 milliards de francs Cfa, ndlr). De l’argent utilisé à plus de 80% pour la consommation ".
S’il pense que cet argent est envoyé pour aider les familles restées sur place en Afrique, il est donc question aujourd’hui pour lui d’aider à l’orientation de cet argent vers l’investissement, notamment dans les domaines comme l’agriculture, l’artisanat…
La France a le droit de choisir qui elle veut accueillir
S’agissant de la communauté camerounaise en France, Brice Hortefeux l’évalue à environ 36.000 âmes, avec au passage la deuxième en ce qui concerne les étudiants. A ceux-ci, il conseille le choix de filières porteuses " qui débouchent sur une activité professionnelle "
Pour la maitrise des flux migratoires, la France sous la houlette de son ministre de l’Immigration a signé des accords avec des pays africains comme le Sénégal, la Tunisie, le Gabon, le Congo et le Bénin. Il a précisé au cours de ses échanges que des discussions sont en cours pour un accord similaire avec le Cameroun.
Promoteur en France de la loi de maîtrise de l’immigration adoptée en 2007 qui limite le regroupement familial, Brice Hortefeux a fini par faire imposer des tests d’Adn pour les candidats à ce regroupement.
Ce très proche du Président Sarkozy est également connu pour avoir fixé aux forces de l’ordre en France des objectifs chiffrés en matière d’expulsions et de reconduite des étrangers à la frontière : 25.000 en 2007, 26.000 en 2008 et 28.000 en 2010.
Celui que l’on dit être le véritable père de l’immigration choisie est notamment l’auteur de cette phrase prononcée chez des confrères en octobre 2007, " La France a le droit de choisir qui elle veut accueillir ".

mardi, mai 20, 2008

Le communautarisme noir est une insulte aux afrodescendants



ecoutez bien, la journaliste, jean Loup Anselme, un africaniste comme son nom l'indique

Racisme anti-blanc, antisémitisme noir, Nation noire, communautarisme noir, identité noire, bande ethnique, ethnicisation, tribalisation, fracture identitaire, balkanisation, libanisation, anti-républicanisme, la République enlisée, Francophobie etc. une avalanche de notions et d’expressions aussi floues qu’insoutenables alimente aujourd’hui les discours publics et médiatiques au sujet des mobilisations collectives noires. A l’instar des mouvements beurs des années 80-90, les mobilisations collectives des afrodescendants provoquent une sorte d’hystérie « républicaniste » sur fond d’accusations de communautarisme. Pourquoi parlez-vous de communauté noire, mais les antillais ne sont pas des africains, l’immigré malien n’a rien a avoir avec l’ultramarin etc…En réalité ce que dissimule ces discours qui laissent poindre une inquiétude voire un agacement chez certains, c’est tout simplement le fait que les Noirs dans leur immense majorité prennent conscience aujourd’hui du mobile profond de leur marginalisation et exclusion sociale, économique, politique et culturelle. A savoir le fait d’être porteur d’un stigmate de couleur perçu par la majorité comme un tort spécifique et irréductible.

Seulement, ces mobilisations collectives sur fond de prise de conscience sur ce tort spécifique et irréductible que constituerait la couleur de la peau noire ne semblent pas plaire à certains intégristes d’un républicanisme bigot habitués à voir les Noirs désolidarisés et complètement esseulés dans cette souffrance identitaire. Du coup, il convient de coller à tous ces mouvements noirs des qualificatifs aussi injustifiés qu’injustifiables dans l’unique dessein de les disqualifier et de réduire en bouillie les requêtes légitimes qu’ils expriment au nom d’ailleurs d’une application effective des principes républicains.

Ces accusations de communautarisme ne sont ni plus ni moins qu’une insulte lancée à tous les afrodescendants. Une nouvelle façon de les représenter comme le firent les images de ya bon banania. Ainsi, de la même manière que le joyeux Noir banania est assimilé à un grand enfant, le Noir conscient de la spécificité de sa condition serait un communautariste, un raciste, un antisémite. Cette accusation formule grosso modo une interdiction, dissimule un racisme larvé. Elle signifie que le Noir discriminé, ce sujet racisé, sans défense, perçu comme l’antithèse de l’humanité (blanche) souffrant dans son coin tel une souris pourchassée par un chat affamé est préférable à un groupe de Noirs unis par une conscience identitaire d’appartenance à un « Nous collectif ». Ce « Nous collectif » construit sur la base d’une origine et d’une histoire commune, mais désormais réduites en Occident à un simple tort.

Grosse comme une ficelle, l’accusation de communautariste fait sourire tout de même. Comparé au communautarisme de la majorité, celui qui consiste à recruter des personnes en fonction de leur couleur de peau, de leur nom, à octroyer des logements au vu de l’apparence physique des prétendants etc., il y a vraiment de quoi s’étouffer de rire. Favoritisme à l’école, à l’emploi, même les grands partis politiques pratiquent ce communautarisme de la majorité, sans que cela puisse susciter l’indignation des gardiens autoproclamés de l’intégrité républicaine.

En conséquence, il convient d’y voir à travers le procès de communautarisme fait aux Noirs, une nouvelle forme d’indigénisation. Si certains communautarismes bien visibles ne sont pas dénoncés sur la place publique, on peut légitimement parler de racisme contre les Noirs. De la négrophobie. Encore une fois, il s’agit d’une disqualification sur la base de ce tort spécifique. L’arrière plan idéologique et symbolique de cette accusation est celui sur lequel s’appuyèrent les rapports sociaux entre colons et ex-colonisés d’hier. A savoir une infériorisation de l’humanité nègre. Dans la mesure où l’organisation collective noire symboliserait la fin des identités, des statuts, des rôles prescrits pour le Noir. C’est ce qui explique aussi l’infiltration aujourd’hui de certains mouvements noirs afin de contenir leurs velléités émancipatrices.

dimanche, mai 18, 2008

Despo RUTTI est un Noir hostile

J’ai découvert il y a peu ce rappeur sur un blog ami, et depuis j’en suis accro. Textes incisifs, langage cru, sans fioritures, paroles pimentées. De la rage, de la colère, de la révolte dans ce rap sûrement inspiré du vécu dans les banlieues. Despo Rutti est un cogneur. Ses coups ne sont pas gratuits, ils ont une cible. Le phrasé peut étonner pour un virtuose de la dénonciation de la condition noire. Sur une des chansons consacrée à la violence policière dont a été victime Eunice Barbeur, noire et Championne française de l’heptathlon, l’enfant terrible du rap nous livre au scalpel le vrai visage de la France, pays autoproclamé des droits de l’homme. Il déchire le voile bleu blanc rouge qui dissimule ce visage. Il l’arrache en sommant chacun de constater la vérité. Point besoin de la nommer. Voici un extrait :





Despo rutti
envoyé par Dominae

Lilian Thuram tire franc contre le racisme


Le défenseur international français du FC Barcelone Lilian Thuram a présenté jeudi sa fondation destinée à lutter contre le racisme qui porte son nom, selon un article publié par Le Monde.fr.

Ce nouvel organisme, appelé "Fondation Lilian Thuram. Education contre le racisme", sera présidé par le joueur et aura pour objectif "la lutte contre le racisme sous toutes ses formes, en pariant sur l’éducation comme outil de base pour faire front contre ce phénomène", a indiqué le Barça dans un communiqué. le footballeur français, qui a travaillé sur ce projet pendant un an.

La fondation, qui a pour devise "Il n’y a qu’une seule race, la race humaine", travaillera dans trois domaines : "les activités éducatives avec les enfants", "la sensibilisation de la société en général" et "la recherche sur le racisme", selon le club.

Pour tous ces travaux, la fondation sera conseillée par un comité d’experts. Accompagné de deux de ses coéquipiers en club, l’Italien Gianlucca Zambrotta et l’Argentin Leo Messi, Thuram a assuré que sa fondation "souhaite changer la société".

Le recordman de sélections en équipe de France en a profité pour présenter une affiche publicitaire de sa fondation à laquelle plusieurs joueurs du FC Barcelone ont prêté leur concours.

Source : Linternationalmagazine.com - Source Le Monde.fr, publié le 19/05/2008

La réponse de Kerry JAMES au Groupe JUSTICE

mardi, mai 13, 2008

Pourquoi je n'aime pas ce clip du Groupe JUSTICE ?






Stigmatisation des banlieues


Stigmatisation des enfants d’immigrés


Manipulation des ados acteurs dans ce clip


Dévalorisation de la jeunesse issue de l’immigration


Racisme anti-blanc puisque les agressés sont en majorité des blancs


Les jeunes de l’immigration sont violents,


Ils sont la racaille


Images caricaturales des enfants de l'immigration


Exprime des idées de l’extrême droite

Un condensé des fantasmes et délires finkelo-zemmouristes

Entretient les clichés sur les banlieues

alimente le racisme ordinaire et la xénophobie

Clip immature fait par des esprits nourris aux thèses de la guerre des civilisations


Les jeunes qui ont accepté de jouer dans ce film ont été manipulés et ont rendu le mauvais service qui soit à l’image des Cités


Ca montre qu’ils n’ont pas le contrôle de leur image


Voilà qui va faire plaisir aux négrophobes cathodiques.

Les auteurs de ce clip doivent s'expliquer, et expliquer leurs intentions. ce n'est pas une oeuvre d'art, il y avait un message derrière. Ils doivent répondre des insinuations et des amalgames contenues dans ce clip. Et pourquoi ont-il fait jouer à des bambins de 10 ans le rôle de délinquants ? Immoral et insensé, ce clip pue la haine. C'est lâche de manipuler des gamins qui n'ont pas les moyens de se défendre (intellectuellement).


dimanche, mai 11, 2008

Commémoration de l’esclavage : la polémique a-t-elle accouché d'une souris ?

La marche des libertés organisée par Claudy Siar et le cran, il me tarde de vous livrer les images de l'autre marche du Coffad.


A en juger et par la couverture médiatique et par les guéguerres fratricides. Visiblement non. A plusieurs reprises et sur les plateaux de télévision, Claudy Siar, que certains blogueurs ont vite comparé à un traître est revenu sur ce qu’il faut comprendre comme un malentendu. Celui qui fait office désormais d’accusé aux yeux de certains membres de la minorité noire a voulu d’abord réglé ses comptes avec le Cran qui aurait signé un véritable hold up en s’accaparant à lui tout seul les honneurs médiatiques de la commémoration. Claudy saura à présent que l’enfer est toujours pavé de bonnes intentions.

Ensuite, il y a eu la polémique autour des chiffres. Selon la presse de l’Hexagone, la manifestation n’aurait attiré qu’un millier de noirs. Faux, rétorque les organisateurs, qui au passage, il faut le souligner, n’étaient pas que représentait par le conseil représentatif des associations noires. Ces derniers avancent le chiffre de 80 000 personnes qui se sont déplacées pour honorer la mémoire de leurs ancêtres disparus et victimes de la traite et des razzias négrières.

Que penser de tout ce tohu-bohu médiatique autour des commémorations de l’esclavage des Noirs. D’abord, celui-ci révèle que la mauvaise conscience autour de cette mémoire qui n’est pas une affaire de Noirs continue de peser dans la manière de l’appréhender. Il y a une mauvaise conscience de la classe politique, parce qu’elle refuse de lui réserver la place qu’elle mérite dans le récit national. Sans doute, peut être, parce qu’il ne s’agit que des nègres, des noirs. Après tout pourquoi en faire autant. Là où certaines communautés auraient exigé de la République un regard respectueux vis-à-vis des millions de morts et de déportés.

Mais il y a aussi la bêtise du Nègre. Il ne faut pas perdre de vue le fait que les Noirs eux-mêmes ont contribué à salir cette mémoire par des querelles byzantines autour non seulement des dates mais aussi du parcours de la marche. Cela a frisé presque le ridicule. On comprend les haussements d’épaule de certaines personnes, combien même ils ne seraient pas les premiers concernés. Sur ces problèmes de logistique et de calendrier, difficile tout de même, d’accuser « le blanc » qui serait la main noire qui manipulerait pour son compte quelques âmes écervelées de nègres. Trop facile. Alors du coup, exiger que la République fasse un pas dans le respect de cette mémoire, paraît presque comique, quand on sait que les premiers concernés brillent par la médiocrité et l’inconscience des « parvenus ».

Tout compte fait, le nègre a du chemin à faire, et dans la réhabilitation de sa mémoire et dans sa responsabilisation en tant qu’être humain. On ne pourra pas toujours avancer l’excuse de la domination, de l’aliénation, de l’acculturation, de l’exploitation, de la manipulation. C’est trop facile. Les sanglots de l’homme noir ne sont que des larmes de crocodile. De la même manière que les dirigeants africains ont le choix entre le développement de l’Afrique ou le chaos, les fils de la diaspora ont le choix entre la médiocrité et la responsabilité collective.