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jeudi, octobre 14, 2010

Sénégal - Haïti : back to roots version Wade


Des étudiants haïtiens accueillis à Dakar

Cent soixante étudiants haïtiens, arrivés mercredi 13 octobre à Dakar par un vol spécial en provenance de Port-au-Prince, ont été accueillis en fanfare dans la capitale du Sénégal où ils sont invités à poursuivre leurs études, neuf mois après le séisme qui a ravagé Haïti.

Ces jeunes hommes et jeunes filles - qu'un jury sénégalais avait sélectionnés à Port-au-Prince, notamment après enquête de moralité et visite médicale - étaient tout sourire à leur descente d'avion. Pour l'occasion, ils avaient revêtu des tee-shirts blancs sur lesquels on pouvait lire: "Merci au président Wade et au peuple sénégalais".

"Sur la terre africaine de nos ancêtres"


Le chef de l'Etat Aboulaye Wade devait présider une cérémonie d'accueil, sur l'esplanade du Monument de la renaissance africaine. Sur la route de l'aéroport, des banderoles clamaient: "bienvenue sur la terre africaine de nos ancêtres!".

En janvier, Abdoulaye Wade avait déclaré vouloir favoriser la venue d'Haïtiens en Afrique, suite au séisme du 12 janvier qui avait fait plus de 250 000 morts à Haïti. Il l'avait présenté comme un retour des Haïtiens sur leur "terre natale", la majeure partie de la population d'Haïti étant composée de descendants d'esclaves venus du continent africain.

"Le président a tendu la main à des étudiants, pour accompagner Haïti dans la formation d'une élite", a déclaré mercredi 13 octobre le ministre sénégalais de la Communication, Moustapha Guirassy.

Les étudiants doivent être répartis dans différentes universités et bénéficier de bourses du même montant que les étudiants sénégalais.

AFP

mercredi, août 18, 2010

Paris sommé de rembourser 17 milliards d'euros "extorqués" à Haïti

Dans une lettre ouverte au chef de l'État français, un groupe d'intellectuels et d'hommes politiques demande à la France de rembourser la "dette d'indépendance" contractée par son ancienne colonie il y a 206 ans.
Par Sophie PILGRIM (texte) Dans une lettre ouverte adressée au président français, Nicolas Sarkozy, et publiée dans le quotidien "Libération", des hommes politiques et des intellectuels de différentes nationalités demandent à la France de rendre l’argent qu’elle a " extorqué" à Haïti.

Les signataires, parmi lesquels le célèbre linguiste américain Noam Chomsky ou le député européen José Bové, rappellent qu’en 1804, le roi de France, Charles X, avait imposé aux Haïtiens le paiement de 90 millions de francs or en échange de l’indépendance du pays. C’est cette "dette de l’indépendance", contractée il y a 206 ans, que le "Groupe de soutien au comité pour le remboursement immédiat des milliards envolés d’Haïti" demande aujourd’hui à Paris de s’acquitter.

"Considérant les besoins financiers criants de ce pays dévasté par le terrible séisme du 12 janvier, nous vous pressons donc, Monsieur le président, de restituer à Haïti, la première république noire de l'Histoire, la dette historique de son indépendance", écrivent les signataires. Un tremblement de terre dévastateur, survenu en janvier, a causé la mort d'au moins 250 000 personnes dans l’île.

Le site du Quai d'Orsay victime d'un canular

Le 14 juillet, le comité avait monté un canular en mettant en ligne une réplique du site internet du ministère français des Affaires étrangères qui annonçait que la France était décidée à payer sa "dette" envers son ancienne colonie des grandes Antilles. Les auteurs de ce faux communiqué avaient chiffré à 17 milliards d’euros la somme que Paris consentait à débloquer pour rembourser les 90 millions de francs or payés à l’époque.

C’est sur ce site, www.diplomatiegov.info hébergé au Canada, que sont également publiés le texte de la pétition ainsi que la liste de la centaine de signataires.
Haïti a déclaré son indépendance en 1804, 13 ans après le début d’une révolte d’esclaves qui a contraint la France à se retirer de l’île.

Les anciens esclavagistes français de l’île ont alors demandé un dédommagement pour compenser le manque à gagner lié à la perte de leur activité. Sous la menace d'une invasion militaire et d’un blocus commercial, Haïti a dû s’acquitter de 90 millions de francs or, une somme que le pays a fini de payer 125 ans plus tard, en 1947.


Sources France 24

mardi, février 02, 2010

"Tout lieu habité par des Africains est maudit" dixit un diplomate Haïtien



Un scandale a éclaté autour des déclarations du consul haïtien au Brésil, Georges Samuel Antoine, qui a affirmé que le séisme du 12 janvier a été bénéfique pour son pays et que l’héritage culturel africain d’Haïti est une malédiction.

Le tremblement de terre est « bon » pour Haïti parce que grâce à lui « nous sommes plus connus », déclare le diplomate. Il ajoute que « tout lieu habité par des africains est maudit », selon ce que rapporte le correspondant du quotidien espagnol El Pais à Rio de Janeiro.

Ignorant que les microphones étaient ouverts, le diplomate s’est laissé aller peu avant d’accorder une interview. Georges Samuel Antoine assimile la mort soudaine de près de 200.000 personnes et la destruction d’innombrables biens à un bon catalyseur de publicité.

Selon lui, la cause du séisme du 12 janvier est à chercher dans la pratique du vaudou. Les Haïtiens et Haïtiennes « pratiquent tant le vaudou qu’ils ne comprennent plus ce que cela représente. L’africain en soi est porteur de malédiction », renchérit-il.

Au Brésil où les pratiques vaudou existent également sous la forme du Macumba, l’on s’attend à ce que le gouvernement haïtien prenne position contre ces propos considérés comme une injure au peuple haïtien et aux Africains.

Georges Samuel Antoine a présenté des excuses, tout en affirmant que ses propos ont été mal interprétés. Le diplomate, qui vit au Brésil depuis 35 ans, a également prétendu ne pas maitriser le Portugais.
Sources : Grioo.com de alterpresse.org

mardi, janvier 19, 2010

Les Haïtiens dans le malheur, des dirigeants africains en plein délire


Alors que nos frères déportés de l’île d'Haïti continuent de faire face à l’insurmontable tragédie, des voix sur le continent se font entendre. Parmi lesquelles, celle du président sénégalais Abdoulaye Wade qui veut offrir une patrie à nos frères des îles. "On les a déportés là-bas (...) sur cette terre inhospitalière. Ce n'est pas eux qui l'ont choisi (...) On peut les aider à la reconstruction, mais il faudrait leur créer une patrie en Afrique".Un son un peu étrange dans le concert des hommages rendus aux milliers de victimes. Dans le même temps, c’est le président de la RDC qui s’offre une publicité mondiale en promettant aux haïtiens un chèque de 2 millions de dollars, alors qu’il se montre incapable de guérir les maux de ses concitoyens livrés à eux-mêmes depuis des décennies. Ces initiatives pour généreuses qu’elles soient ne vont pas sans provoquer l’hilarité de plus d’un africain au regard de la situation quotidienne des millions d’Africains.

Mais de qui se moque t-on ? Voilà des chefs d’états qui dirigent des pays exsangues, minés par des conflits tribaux, la corruption et la bêtise généralisée sévissant comme un mal atavique incurable, se livrent à la spéculation et à la surenchère verbale sans aucune retenue. Comme si le malheur inqualifiable des haïtiens prêtait le flanc à toute sorte de tribunes. Comme s’il s’agissait d’un concours de pets de celui qui fera le plus de bruit. Dans l’histoire du Continent, il y a déjà eu des exemples de retour qui sont loin d’être des histoires d’enfants. En effet, le retour d’anciens esclaves libérés au Libéria s’est déroulé dans la douleur pour de multiples raisons qu’on ne citera pas ici. Ceci pour dire que la proposition de Monsieur Wade est tout simplement surréaliste, voire d’une bêtise inqualifiable.


Bien entendu nos frères déportés des îles peuvent revenir sur le Continent quand ils le veulent et où ils veulent. C’est leur terre avant tout, la terre de leurs ancêtres, leur vraie patrie. Mais c’est à eux de décider. Les Etats africains pourraient même mettre en place des passeports spéciaux pour tout déscendant d'escalve qui veut retourner sur la terre ancestrale. Toutefois, il faut faire remarquer que le problème haïtien, et d’une manière générale, le problème noir n’est pas une question géographique, ni migratoire. C’est une question ontologique qui dépasse la géographie, les frontières et les problématiques migratoires. Penser résoudre les problèmes des haïtiens par un simple changement de lieu d’habitation est non seulement d’une bêtise affligeante, mais c’est aussi un acte criminel. Autoriser une deuxième déportation, même dans le sens du retour, c’est refuser à l’homme noir la capacité à vivre, à survivre, à créer. Bref à se mouvoir dans le mouvement et le sens de l’Histoire. C’est une forme de renonciation qui ne sied qu’à des êtres faibles, sans ingéniosité, ni créativité comme les dirigeants africains incapables de transformer la terre de leurs ancêtres. C’est une forme de lâcheté, de couardise qui autorise à l’homme noir de fuir alors qu’il faut faire face. Pendant l’esclavage, les déportés ont montré de quoi ils étaient capables par le marronnage. Ils ont résisté face l’oppression, face à la mort qui n’était pas souvent loin. Et ce n’est pas un cyclone, un tremblement de terre qui fera fléchir l’homme noir partout où il est confronté à l’adversité, à l’oppression, à la répression, à la tyrannie, à la mort si imminente soit-elle.

mercredi, janvier 13, 2010

Haïti : le calvaire de Canaan


Et le sort frappa de nouveau Haïti. Jamais un pays n’avait concentré sur son territoire autant de maux inqualifiables. Famine, SIDA, Corruption, et aujourd’hui, le séisme. Comme s’il fallait ajouter un mal de plus à cette longue liste. Bien sûr, par pudeur, nous serons brefs. Point besoin d’étaler des mots qui ne serviront pas à décrire les maux qui décrivent le chaos haïtien. D’ores et déjà, le Negropolitan s’associe à la douleur des Haïtiens et leur fait part de son soutien dans cette dure épreuve.