dimanche, juin 29, 2008

Pourquoi Mugabé veut rester président ?


Depuis quelque temps, les qualificatifs fusent de partout pour stigmatiser le règne de celui qui est devenu l’ennemi public N°1 des puissances occidentales. On l’accuse d’être un despote, un tyran qui dirige son pays d’une main de fer et qui risque de l’entraîner dans une guerre fratricide.
En réalité, nous risquons de fausser le jugement sur cet homme à cause de la propagande des médias occidentaux qui l’affublent de tous les noms. Pourquoi le héros de l’indépendance du Zimbabwé est-il en train de venir la bête noire des pays occidentaux ?
Lorsqu’un dirigeant africain devient la cible des attaques occidentales en tout genre, c’est que ce dernier est sur la bonne voie. Ce qui est sûr c’est que l’on ne fera pas de reproches à un homme qui a mis fin, dans son pays, à une des plus grandes injustices liées à l’héritage de la colonisation, en mettant fin au monopole des terres détenus par les petits fils de colons de l’ancienne Rhodésie au profit du peuple zimbabwéen.
On risque également d’encenser une opposition zimbabwéenne pour de mauvaises raisons. Si elle est soutenue aujourd’hui par la presse internationale et les dirigeants occidentaux, ce n’est pas en raison de son attachement à la démocratie, mais pour sa propension à assumer le rôle de relais du néocolonialisme britannique et à travailler pour les intérêts des puissances coloniales. D’ailleurs, Mugabé avant d’être le tyran d’aujourd’hui était un ami de la Reine d’Angleterre qui l’avait d’ailleurs décoré du titre de chevalier.
On comprendra alors la phrase sus citée, lorsqu’un dirigeant africain ne fait plus l’affaire des puissances occidentales, on l’affuble de tous les maux. Une autre version du dicton quand on veut noyer son chien on l'accuse d'avoir la rage.

Enfin, Mungabé en acceptant le verdict des urnes sait qu'il en paiera le prix fort : celui d'être à la merci de ces nouveaux ennemis.

lundi, juin 23, 2008

TV française et Mercato : entre conservatisme, réseaux et logiques de pouvoir









Alors que la France entière a assisté récemment à l’éviction spectaculaire de PPDA, une figure emblématique du JT sur TF1, elle apprend aujourd’hui le départ de la même chaîne d’une autre figure en la personne de Harry Roselmack. A la différence du premier, ce dernier est noir et son exposition fracassante sous les feux de la rampe n’aura duré que deux ans. Retour donc du nègre à la case départ. La France noire qui un temps avait commencé à prendre ses désirs pour des réalités vient de réaliser le mirage d’une télévision en couleurs que symbolisait la présence de Harry au JT de la première chaîne française.

Logiques de pouvoir contre logiques médiatiques
Au-delà de ce petit jeu de meurtres entre professionnels médiatiques, il faut y voir davantage des logiques de pouvoir dont la finalité consiste à imposer un modèle dominant de rapports sociaux avec la promotion de certaines personnes. En règle général, blanches, de sexe masculin, propres sur eux, au physique très avenant, même si l’on constate une féminisation progressive des présentateurs. Il s’agit davantage de construire une représentation de ce que seraient les rapports sociaux selon une logique symbolique de reproduction de la domination sociale, voire raciale. Harry Roselmack est sur Tf 1 non pas pour ses compétences, mais pour ce qu’il représente. Un alibi, assez symptomatique, pour trahir la mauvaise conscience des recruteurs au sein de ce média. D’ailleurs, c’est Sarkozy en personne qui s’était enorgueilli de la nomination du journaliste noir en remplacement de PPDA. Le même Sarkozy, aux dires de certaines sources, serait aussi à l’origine de la nomination au JT de TF1 de Laurence Ferrari dont ont dit qu’elle serait un ami intime du président. Pour peu qu’on soit observateur, ce sont des logiques de pouvoir qui influent sur des logiques médiatiques au détriment de la compétence, de l’Homme. Les grands médias en France sont inféodés au pouvoir politique, lequel pouvoir rythme les changements aux postes les plus en vue.

Conservatisme, réseaux et violence symbolique
La promotion d’une certaine catégorie d’individus dans la société française s’inscrit en fin de compte dans ce schéma un peu cornélien dont les dés sont pipés d’avance. Cette promotion repose sur le conservatisme et la conservation d’un certain nombre de privilèges détenus par un certain nombre de personnes souvent les mêmes et qui restent les maîtres du jeu de la plupart des carrières. Le hasard n’existe pas dans la société française qui semble s’être construite sur la base du clientélisme, du népotisme, du clanisme, de l’éthnocentrisme, parfois de la condescendance lorsque les candidats ont la malchance de ne pas correspondre à l’archétype dominant. Difficile d’imaginer une réussite personnelle comme dans certains pays anglosaxons où le talent permet à certains d’émerger, de quitter leur trajectoire de base et rompre ainsi avec le déterminisme social. On peut difficilement imaginer une Oprah Winfrey en France.

Une telle configuration des rapports sociaux permet l’expression d’une violence symbolique insidieuse dont sont en premier victimes les personnes que la société veut exclure (les immigrés, les étrangers, les Noirs, etc..). Les carrières sont ainsi faites, défaites et refaites en fonction de cette configuration. Un noir qui croit à sa chance peut vite déchanter un matin. Eric Blanc ne l’a-t-il pas expérimenté pour avoir tourné en dérision un certain Chapié qui avait de solides appuis pour nuire suffisamment à la carrière de l’humoriste ? Housine, un brillant candidat à la starac disparu des plateaux télé faute d’appuis, mais pas seulement, comparé à certains moins bons que lui ? Delo, un humoriste noir victime de son talent ? Princesse Erika, les Nubians, le groupe Kassav, ont un moment de leur carrière vécu cet ostracisme avant de connaître l’exil outre-atlantique ou ultramarin pour les raisons sus-évoquées. La liste est longue de ces carrières bloquées, brisées et détruites du fait du conservatisme, des réseaux et de la violence symbolique qui en résulte.

Présence banania et figures du politiquement correct
Dans une telle configuration des rapports sociaux biaisée, les rescapés de la fracture télévisuelle ethno-raciale sont presque des figures du politiquement correct version française. Ils doivent savoir chanter « la marseillaise de la diversité », en être des icônes, parler le black blanc beur de la Cité, remercier en permanence les actionneurs de l’ascenseur social et surtout savoir jouer du bamboula et savoir chanter du y a bon. En dehors de ces critères, point de salut pour un nègre. Rien ne se crée au hasard, tout est préfabriqué, recadré en permanence de tel sorte que cela correspondre à une vision préalablement définie. Cela s’appelle le moule. Il faut que ça rentre dans le moule. Parler des réussites individuelles serait presque faire entorse à la déontologie d’un système qui repose sur le piston, les camaraderies, les réseaux, le conservatisme, l’ethnocentrisme et qui ignore les talents anti-archétype, exotique.

Aujourd’hui, les nouveaux rescapés de la fracture urbaine et ethno-raciale (Njigol, Eboué etc.) savent qu’ils ont une épée de Damoclès au dessus de leurs têtes. Le moindre dérapage, c’est la sortie à l’instar de leur grand frère Dieudo. A en croire les rumeurs, le premier serait déjà sur la ligne de mire des KGBistes du PAF, ceux qui font et défont les carrières. L’historien Claude Ribbe en sait un rayon tout comme ses collègues ultramarins (Raphaël Confiant etc…). Ceux qui ont voulu analyser l’arrivée de Roselmack sur la première chaîne comme une victoire de la France multiraciale ou encore des réseaux de la diversité comme le Club Averroès se trompent lourdement. Ils ignorent les gigantesques chaînes pétries de racisme, d’ethnocentrisme qui encerclent cet espace de visibilité cathodique.

mardi, juin 17, 2008

Que penses Obama du Minister Louis Farrakhan ?




Précision : La tactique de l'ex first Lady Hilary Clinton consistait à brouiller le message de Obama. Sur la question, par exemple de l'antisemitisme, les propos du sénateur noir qui pourtant avaient le mérite d'être clair vont devenir dans la bouche de Hilary comme confus flous, au point de lui prêter quelques accointances avec le discours du minister LF en précisant que elle rejete alors qu'Obama ne fait dénoncer. Où est la différence entre dénoncer et rejeter ? ouf, elle est hors de course maintenant. Heureusement.

vendredi, juin 13, 2008

Euro 2008 : Hortefeux remplace Domenech à la tête de l'équipe black black black



Comme on pouvait s’y attendre, une nouvelle défaite de l’équipe de France allait sûrement concentrer l’attention sur sa composition marquée par une surreprésentation des joueurs de couleur. Et cela ne s’est pas démenti avec le match contre les Hollandais (4-1) où les blacks et non les bleus ont brillé plutôt par l’inefficacité. Ce nouvel échec des Bleus a délié les langues et les pires d’entre elles se lâchent en chantant partout la chanson préférée d’Alain Finkelkraut, « l’équipe black black qui fait ricaner toute l’Europe ». Une chose est sûre, face à cette déculotté, le président Sarkozy pense sérieusement remplacer Raymond Domenech par Brice Hortefeux. Celui-ci aura pour mission de renvoyer par charter, dans leur bamboulie natale, tous les immigrés indignes de cette équipe de France qui ont failli à leur mission. D’ores et déjà, de nombreuses personnalités médiatiques négrophobes ont été convoquées à l’Elysée pour réfléchir à un plan expulsion. Autant dire que les blacks de l’équipe de France ont le blues et du souci à se faire… Affaire à suivre.
Selon nos informations, le staff technique pourrait connaître aussi quelques changements avec l'arrivée de personnalités comme Georges Fraîche au poste d'entraîneur adjoint, épaulé par Finkelkraut. Le très convoité poste de préparateur technique serait confié à Eric Zemour. Mais il s'agira davantage de préparation republicano-nationaliste. Tout un programme attend donc l'équipe de France totalement remanié, blanchie de ses erreurs passées...

jeudi, juin 12, 2008

Jack Johnson : un Noir rebelle au coeur de l'Amérique ségrégationniste

Alors que les lois raciales font rage dans l’Amérique post-esclavagiste, les américains blancs découvrent un descendant d’esclave au nom de Jack Johnson. Plus qu’un champion, une légende de la boxe qui cogne sur tout ce qui l’a en face de lui. Il n’a pas peur du système, se fiche des lois racistes, s’affiche avec des femmes blanches dans les hôtels réservés aux blancs et interdits aux Noirs. Cigare à la bouche à ses heures de détente, il regarde cette Amérique raciste d’un œil de félin qui domine sa proie. En pleine ségrégation, un descendant d’esclave défie une Amérique rongée par le poison racial. Et cela ne plaît pas à tout le monde. Sûr de lui, sans complexe d’infériorité, Jackson fusille ses adversaires un par un sans presque jamais rencontrer un challenger à la mesure de sa puissance.
Extrêmement combatif, il savait tirer la couverture de son côté d’un système qu’il savait pertinemment en sa défaveur. Il avait aussi le sens des affaires. Il refusait de se battre contre par exemple des adversaires de peu valeur. Un combat devait lui rapporter, c’était son show. Mais bientôt, ce succès, ses exploits qui ridiculisent le mythe de la suprématie blanche va se transformer en pire cauchemar pour lui. Au point qu’il quitte clandestinement l’Amérique pour l’Europe alors qu’il est condamné à un an de prison après un pseudo procès monté de toutes pièces par les services fédéraux pour le faire tomber…Il connaissait ses limites, mais davantage mieux ce principe :

« Un Noir qui a la chance de naître doit considérer sa venue sur terre comme une mission divine qu'il faut accomplir dignement, quels que soient les obstacles, en exigeant des autres le respect qu'il doivent à son être. C'est ce qu'il fit Jack Johnson ».









samedi, juin 07, 2008

Qui veut abattre Oprah Winfrey ?




Elle court court la rumeur. Selon elle, l’empire médiatique Oprah serait en train de dégringoler. C’est la chaîne de télévision FOX News et le très célèbre magazine The New York Times qui l’ont annoncé. Peut être ces deux médias plutôt classés à droite de l’échiquier politique font-ils allusion à la baisse d’audience des programmes ("Oprah Winfrey Show", Oprah’s Big Give) qu’anime la présentatrice enregistrée depuis trois mois. Mais il semblerait que rien de tout cela ne soit vrai. Mais la question qu’on peut se poser c’est qui a intérêt à ce que la richissime et célèbre présentatrice africaine américaine, classée parmi les plus grosses fortunes du Show biz américain tombe ?
D’aucuns estiment que les ennuis de la présentatrice auraient commencé après qu’elle eut annoncé son soutien pour Barack Obama. Mais cette hypothèse ne semble pas sérieuse, puisqu’elle n’est pas la seule personnalité fortunée ayant déclaré publiquement son soutien, qui plus est, pour le candidat démocrate à l’élection présidentielle. Alors ces rumeurs sont-elles tout simplement fausses ?
Ce qui est sûr c’est qu’une femme aussi fortunée (sa fortune est estimée à plus 2 milliard de dollars, gagne en moyenne à l’année près de $260 million), et de surcroît noire ne peut qu’intriguer voire susciter les pires sentiments humains. Doit-on ranger les récentes attaques des deux médias sus-évoqués dans ce registre ?. En tout cas force est de constater que les deux médias dont les liens avec le parti républicain ne sont plus à démontrer se sont illustrés par des attaques surtout pour le premier contre Barack Obama, dont il appelait au meurtre via les déclarations de sa consultante Liz Trotta.
Par ailleurs une sombre affaire, visant le programme Oprah big Give dont il semblerait qu’il soit un concept volé à Darlène Tracy par la diva médiatique, alimente les plus folles rumeurs. Pour l’heure Tracy Darlène a semble-t-il été déboutée par la justice même si elle a fait appel.
Quoi qu’il en soit, si ces rumeurs se confirment, ce n’est pas la première fois qu’une personnalité fortunée issue de la communauté noire américaine est victime de machinations, voire de destabilisations.

mercredi, juin 04, 2008

OBAMA is the Winner, but Negroes will still be loosers ?



Que peut-on attendre d’un candidat noir à la Maison blanche ? Rien.



  • Obama ne changera pas la condition des Noirs américains. Les élites noires qui avant lui ont accédé à des hautes responsabilités ont d’abord servi l’Etat américain. Collin Powel, Condy Rice, et d’autres par le passé.


  • Obama poursuivra la politique anti-sociale de destruction des classes laborieuses aux Etats constituées à plus de 60% par les africains américains. Même si il a fait un clin d’œil à celles-ci en promettant une sorte de couverture maladie universelle, rien en l’état actuel des forces d’intérêts qui encerclent les Etats-Unis ne permet d’envisager une telle transformation de la politique de santé de ce grand pays livré aux lobbies.
  • Obama ne changera pas non plus la politique carcérale des Etats-Unis qui consiste à jeter en prison tout ce qui est "non blanc", à commencer par les descendants d’esclaves. A l’heure actuelle, il y a plus de jeunes africains américains en prison que sur les bancs de l’école.

  • Obama ne changera pas non plus la politique prédatrice et agressive des Etats-Unis à l’égard des pays qui sont sur sa ligne de mire (Irak, Iran, Cuba, Afghanistan, Corée du Nord, la Corne de l’Afrique). Ce qui changera avec Obama, c’est peut être le style, ce n’est pas un va-t-en guerre, c’est un pacifiste doublé d’une nature généreuse. Sans doute une marque de son africanité. Mais l’africanité est incompatible avec les valeurs attachées à la civilisation occidentale (le non respect à l’environnement et à l’autre comme semblable frère d’humanité).

  • Obama ne changera pas non plus le regard de l’Amérique sur le Continent noir qu’elle perçoit avant tout comme un terrain de luttes et d’enjeux géostratégiques sur fond d’un dépeçage géologique.


  • S’il est élu, Obama provoquera sans doute un électrochoc dans les mentalités encore nourries aux complexe de supériorité des blancs et au complexe d’infériorité des Noirs, mais l’électro-choc n’est comme son nom l’indique qu’un choc électrique qui peut diminuer d’intensité et permettre la réanimation d’un état des choses. Comme dit l’adage africain, le séjour d’un tronc d’arbre dans l’eau ne le transformera pas en caïman.

  • Certains naïfs se mettent à rêver, mais ils seront vite refroidis et déçus. La Maât triomphera lorsque les Africains où qu’ils soient décideront non plus de subir mais d’agir sur leur condition liée à leur stigmate…Affaire à suivre

lundi, juin 02, 2008

Affaire Kintenge : l'insoutenable condition noire

Le racisme, la xenophobie, la négrophobie surtout, véritable plaie de la France logée dans l'inconscient collectif d'un pays qui continue de nier sa responsabilité sur la présence nègre en France ! Que fallait-il ajouter encore aux nombreux articles déjà publiés sur de nombreux sites comunautaires sur le sujet ? La gravité des faits ne pouvait réclamer notre silence. Surtout lorsque cette gravité s'écrit en lettre capitales d'insultes à l'humanité noire :
"Vous n'avez pas le droit de me toucher "sale Noir", Vous ne savez pas à qui vous avez affaire, rentrez chez vous, vous allez vous retrouver au chômage vous ainsi que votre famille ".
Insultes, menaces matinées d'arrogance aryenne. Comment un simple contrôle de routine auquel se plie la majorité des clients d'un centre commercial peut-il déclencher une telle indicible violence verbale ? Parce que le destinataire avait le tort d'être Noir. La suite ici, sans commentaires...
Vous l'aurez remarquer depuis le début de cette affaire, les associations, les autorités chargées de lutter contre le racisme brillent par un silence total. Bien entendu, ce n'est qu'une affaire de bamboula qui a oublié qu'il n'était pas en "bamboulie", mais en France, au pays des gaulois. Le comble : l'intéressé subit d'ailleurs des pressions de toutes parts, et de son employeur et de l'administration censée le protéger en tant que citoyen pour qu'il annule sa plainte contre le haut fonctionnaire. Ce qu'il faut comprendre c'est qu'on aimerait que toutes les victimes se taisent, subissent, sans réagir, et surtout ne fassent pas appel à la Loi. Parce que les lois ne sont pas faites pour les Noirs.



Interview de Pierre Damien Kitenge
envoyé

Monfils sur les traces de Ntsonga...



Un parcours sans faute depuis le début des internationaux de Roland Garros, Monfils le doit sûrement à son jeu sobre, fin, sans étalage. Le joueur a sûrement muri, davantage plus serein et plus concentré qu'il ne l'était il y a quelques années. la concentration, c'est sans doute son meilleur allié. Il lui fallait travailler cet aspect pour laisser exprimer son talent sur les cours, ce que nombre de champions ont compris depuis comme Nadal, Federrer sur lesquels on perçoit une constance sans faille dans l'effort. Mais le plaisir il en donne le martinico-guadeloupéen. Il nous reste plus qu'à le soutenir dans cette ascension pour le plaisir du jeu et du sport. Pourquoi pas, il n'est pas interdit de rêver. Il sera face à l'espagnol Ferrer en quart de finales. A suivre...

mardi, mai 27, 2008

Assassiner Obama ou Osama... la chaine de télé américaine Fox News ne fait pas de différence



Fox News invitait ce dimanche Liz Trotta, ancienne rédactrice en chef du Washington Times et journaliste politique jusqu’à lors respectée.
Le présentateur de Fox demande à son invitée de réagir aux propos d’Hillary Clinton sur Robert Kennedy. La journaliste réagit, en effet, mais pas comme on aurait pu le penser.
En parlant des rumeurs d’assassinat de Barack Obama, Liz Trotta se prend les pieds dans le tapis syllabique et prononce "Osama".
Au lieu de s’excuser, la journaliste s’esclaffe : "Obama... Osama... ils pourraient tous les deux se faire tuer".
source : Linternationalmagazine.com

vendredi, mai 23, 2008

La bêtise des dirigeants africains : Paul BIYA décore Brice Hortefeux


Les victimes africaines de la politique française criminelle de l'immigration n'intéressent pas les dirigeants africains. Effectivement, j'avais presque oublié ce pourquoi ils sont à la tête de ces pays. Autant pour moi et pour l'Afrique et ses enfants. Comment voulez-vous qu'on respecte l'Africain partout où il pose le pied lorsque ceux qui sont censés le défendre et le représenter font pire. Je commence sérieusement à me poser la question sur la santé mentale des dirigeants africains. Ok, ils ont choisi leur camp, celui de leurs intérêts égoïstes, particuliers, claniques. Ok, leur statut les protège contre les humiliations que peuvent subir l'Africain lambda en Europe et même parfois sur la terre des ses ancêtres. Mais est-ce une raison suffisante de le proclamer officiellement sur tous les toîts et de s'en glorifier en décorant des individus qui font du mal à leurs frères de couleur ? Je suis persuadé d'une chose l'intéressé n'en a cure de cette décoration et doit sûrement ricaner dans son for intérieur qui doit lui murmurer ces mots : ah ces africains, qu'ils sont bêtes, quel mépris d'eux mêmes !



Le ministre français de l’Immigration, de l’intégration, de l’identité nationale et du développement solidaire, Brice Hortefeux, qui a séjourné au Cameroun depuis le week-end dernier, a été élevé à la dignité de Commandeur de l’Ordre national de la valeur par le chef de l’Etat camerounais, Paul Biya.

Au-delà de cette distinction honorifique, Brice Hortefeux a pris part aux côtés du chef de l’Etat camerounais au défilé civil et militaire marquant la 36e édition de la fête nationale du pays qui s’est célébrée mardi 20 mai.
La veille de cette grande parade en souvenir au référendum du 18 mai 1972 dont les résultats ont abouti à l’unification des parties anglophone et francophone du Cameroun, Brice Hortefeux a été reçu en audience et à déjeuner par Paul Biya au palais de l’Unité à Yaoundé.
Le Cameroun et la France « d’accord sur l’essentiel »
Dans son toast, Paul Biya a déclaré que « La France et le Cameroun sont des partenaires de longue date. De la fin de la première guerre mondiale à notre indépendance des liens très forts se sont noués entre nous, liens qui ont résisté à l’usure du temps et dont les traces sont encore bien visibles. »
A propos de la politique française de l’immigration que porte Brice Hortefeux, le président de la République du Cameroun a affirmé que son pays et la France sont « d’accord sur l’essentiel. »
« Comme vous, je pense qu’il n’est pas bon que nos jeunes partent à l’aventure dans des conditions qui ne peuvent mener qu’à l’échec. Il faut décourager ces tentatives », a dit Paul Biya pour qui les raisons sont entre autres : « Le chômage, le manque d’avenir, le découragement qui finissent par l’emporter sur l’attachement au pays natal et à la sécurité de l’entourage familial. »
La France qui est aux côtés du Cameroun à travers le contrat de désendettement et de développement (C2D), intervenant dans le cadre de l’allègement de la dette des pays en développement pour un montant cumulé de quelque 750 milliards FCFA sur la période 2005-2020, passe aussi pour être le premier fournisseur du Cameroun avec 303 milliards FCFA d’exportations.
« En dehors de l’aide directe qu’elle nous a apportée, la France a également plaidé notre cause dans les forums internationaux, ce qui nous a permis de bénéficier d’annulations et de remises de dettes importantes, donnant ainsi à notre économie la bouffée d’air dont elle avait besoin. Le rôle de votre pays a été essentiel dans ce domaine », a déclaré Paul Biya.
Dans tous les cas, le Cameroun, malgré un sol fertile, un sous-sol riche, une population entreprenante et laborieuse, et des conditions climatiques favorables, a été classé pays pauvre très endette (Ppte).
Un nouveau Plan Marshall pour l’Afrique
« Au Cameroun, comme ailleurs en Afrique, l’état actuel de nos économies ne nous permet pas pour le moment de proposer à tous nos jeunes, y compris les diplômés, les emplois auxquels ils peuvent prétendre. En vérité, seul le lancement d’un nouveau Plan Marshall pour l’Afrique pourrait, me semble-t-il, répondre à ce défi », a ensuite suggéré le président de la République du Cameroun au cours du déjeuner.
Pour Paul Biya, la croisade pour le développement de l’Afrique dont le Sommet du Millénaire a fixé les objectifs à court terme, n’a de chance de parvenir à ses fins que si des moyens adéquats lui sont consacrés.
Le chef de l’Etat camerounais qui compte parmi les doyens du continent, estime que le nouveau Plan Marshall pourrait considérablement réduire l’immigration clandestine des Africains vers l’Europe.
« Il n’est pas dans l’intérêt de personne que se crée un déséquilibre grandissant entre une Europe riche et puissante et une Afrique pauvre et sans avenir », a déclaré Paul Biya. « Car si le développement de nos pays progressait de façon satisfaisante, si notre économie créait des emplois, pourquoi iraient-ils, au risque de leur vie, chercher ailleurs ce qui serait à leur portée ?, s’interroge Paul Biya pour qui « les récentes « émeutes de la faim » sont des avertissements dont nous devons tous tenir compte. »
Maximiser la contribution au développement de la diaspora camerounaise
Le Cameroun compte environ 36 000 ressortissants et aurait le deuxième contingent d’immigrés en France qui a mis en place depuis un an « une politique d’immigration concertée et choisie avec les pays africains notamment, sur la base du dialogue, de la volonté construite et de la transparence ».
Selon Brice Hortefeux, il importe « d’organiser cette immigration pour qu’elle se fasse au bénéfice de la France et des pays africains », car deux immigrés sur trois proviennent du continent africain. Il a rappelé que cinq pays africains ont déjà signé des accords particuliers avec la France au sujet de l’immigration concertée. Le Cameroun pourrait en être le sixième afin de mieux canaliser le flux migratoire vers la France.
Le ministre français de l’Immigration a également abordé le volet lié aux diasporas africaines sur le territoire français. Celles-ci à son avis " ne sont pas suffisamment utilisées ". " Les fonds envoyés vers leurs pays s’élèvent à environ 8 milliards d’euros (soit à peu près 5250 milliards de francs Cfa, ndlr). De l’argent utilisé à plus de 80% pour la consommation ".
S’il pense que cet argent est envoyé pour aider les familles restées sur place en Afrique, il est donc question aujourd’hui pour lui d’aider à l’orientation de cet argent vers l’investissement, notamment dans les domaines comme l’agriculture, l’artisanat…
La France a le droit de choisir qui elle veut accueillir
S’agissant de la communauté camerounaise en France, Brice Hortefeux l’évalue à environ 36.000 âmes, avec au passage la deuxième en ce qui concerne les étudiants. A ceux-ci, il conseille le choix de filières porteuses " qui débouchent sur une activité professionnelle "
Pour la maitrise des flux migratoires, la France sous la houlette de son ministre de l’Immigration a signé des accords avec des pays africains comme le Sénégal, la Tunisie, le Gabon, le Congo et le Bénin. Il a précisé au cours de ses échanges que des discussions sont en cours pour un accord similaire avec le Cameroun.
Promoteur en France de la loi de maîtrise de l’immigration adoptée en 2007 qui limite le regroupement familial, Brice Hortefeux a fini par faire imposer des tests d’Adn pour les candidats à ce regroupement.
Ce très proche du Président Sarkozy est également connu pour avoir fixé aux forces de l’ordre en France des objectifs chiffrés en matière d’expulsions et de reconduite des étrangers à la frontière : 25.000 en 2007, 26.000 en 2008 et 28.000 en 2010.
Celui que l’on dit être le véritable père de l’immigration choisie est notamment l’auteur de cette phrase prononcée chez des confrères en octobre 2007, " La France a le droit de choisir qui elle veut accueillir ".

mardi, mai 20, 2008

Le communautarisme noir est une insulte aux afrodescendants



ecoutez bien, la journaliste, jean Loup Anselme, un africaniste comme son nom l'indique

Racisme anti-blanc, antisémitisme noir, Nation noire, communautarisme noir, identité noire, bande ethnique, ethnicisation, tribalisation, fracture identitaire, balkanisation, libanisation, anti-républicanisme, la République enlisée, Francophobie etc. une avalanche de notions et d’expressions aussi floues qu’insoutenables alimente aujourd’hui les discours publics et médiatiques au sujet des mobilisations collectives noires. A l’instar des mouvements beurs des années 80-90, les mobilisations collectives des afrodescendants provoquent une sorte d’hystérie « républicaniste » sur fond d’accusations de communautarisme. Pourquoi parlez-vous de communauté noire, mais les antillais ne sont pas des africains, l’immigré malien n’a rien a avoir avec l’ultramarin etc…En réalité ce que dissimule ces discours qui laissent poindre une inquiétude voire un agacement chez certains, c’est tout simplement le fait que les Noirs dans leur immense majorité prennent conscience aujourd’hui du mobile profond de leur marginalisation et exclusion sociale, économique, politique et culturelle. A savoir le fait d’être porteur d’un stigmate de couleur perçu par la majorité comme un tort spécifique et irréductible.

Seulement, ces mobilisations collectives sur fond de prise de conscience sur ce tort spécifique et irréductible que constituerait la couleur de la peau noire ne semblent pas plaire à certains intégristes d’un républicanisme bigot habitués à voir les Noirs désolidarisés et complètement esseulés dans cette souffrance identitaire. Du coup, il convient de coller à tous ces mouvements noirs des qualificatifs aussi injustifiés qu’injustifiables dans l’unique dessein de les disqualifier et de réduire en bouillie les requêtes légitimes qu’ils expriment au nom d’ailleurs d’une application effective des principes républicains.

Ces accusations de communautarisme ne sont ni plus ni moins qu’une insulte lancée à tous les afrodescendants. Une nouvelle façon de les représenter comme le firent les images de ya bon banania. Ainsi, de la même manière que le joyeux Noir banania est assimilé à un grand enfant, le Noir conscient de la spécificité de sa condition serait un communautariste, un raciste, un antisémite. Cette accusation formule grosso modo une interdiction, dissimule un racisme larvé. Elle signifie que le Noir discriminé, ce sujet racisé, sans défense, perçu comme l’antithèse de l’humanité (blanche) souffrant dans son coin tel une souris pourchassée par un chat affamé est préférable à un groupe de Noirs unis par une conscience identitaire d’appartenance à un « Nous collectif ». Ce « Nous collectif » construit sur la base d’une origine et d’une histoire commune, mais désormais réduites en Occident à un simple tort.

Grosse comme une ficelle, l’accusation de communautariste fait sourire tout de même. Comparé au communautarisme de la majorité, celui qui consiste à recruter des personnes en fonction de leur couleur de peau, de leur nom, à octroyer des logements au vu de l’apparence physique des prétendants etc., il y a vraiment de quoi s’étouffer de rire. Favoritisme à l’école, à l’emploi, même les grands partis politiques pratiquent ce communautarisme de la majorité, sans que cela puisse susciter l’indignation des gardiens autoproclamés de l’intégrité républicaine.

En conséquence, il convient d’y voir à travers le procès de communautarisme fait aux Noirs, une nouvelle forme d’indigénisation. Si certains communautarismes bien visibles ne sont pas dénoncés sur la place publique, on peut légitimement parler de racisme contre les Noirs. De la négrophobie. Encore une fois, il s’agit d’une disqualification sur la base de ce tort spécifique. L’arrière plan idéologique et symbolique de cette accusation est celui sur lequel s’appuyèrent les rapports sociaux entre colons et ex-colonisés d’hier. A savoir une infériorisation de l’humanité nègre. Dans la mesure où l’organisation collective noire symboliserait la fin des identités, des statuts, des rôles prescrits pour le Noir. C’est ce qui explique aussi l’infiltration aujourd’hui de certains mouvements noirs afin de contenir leurs velléités émancipatrices.

dimanche, mai 18, 2008

Despo RUTTI est un Noir hostile

J’ai découvert il y a peu ce rappeur sur un blog ami, et depuis j’en suis accro. Textes incisifs, langage cru, sans fioritures, paroles pimentées. De la rage, de la colère, de la révolte dans ce rap sûrement inspiré du vécu dans les banlieues. Despo Rutti est un cogneur. Ses coups ne sont pas gratuits, ils ont une cible. Le phrasé peut étonner pour un virtuose de la dénonciation de la condition noire. Sur une des chansons consacrée à la violence policière dont a été victime Eunice Barbeur, noire et Championne française de l’heptathlon, l’enfant terrible du rap nous livre au scalpel le vrai visage de la France, pays autoproclamé des droits de l’homme. Il déchire le voile bleu blanc rouge qui dissimule ce visage. Il l’arrache en sommant chacun de constater la vérité. Point besoin de la nommer. Voici un extrait :





Despo rutti
envoyé par Dominae

Lilian Thuram tire franc contre le racisme


Le défenseur international français du FC Barcelone Lilian Thuram a présenté jeudi sa fondation destinée à lutter contre le racisme qui porte son nom, selon un article publié par Le Monde.fr.

Ce nouvel organisme, appelé "Fondation Lilian Thuram. Education contre le racisme", sera présidé par le joueur et aura pour objectif "la lutte contre le racisme sous toutes ses formes, en pariant sur l’éducation comme outil de base pour faire front contre ce phénomène", a indiqué le Barça dans un communiqué. le footballeur français, qui a travaillé sur ce projet pendant un an.

La fondation, qui a pour devise "Il n’y a qu’une seule race, la race humaine", travaillera dans trois domaines : "les activités éducatives avec les enfants", "la sensibilisation de la société en général" et "la recherche sur le racisme", selon le club.

Pour tous ces travaux, la fondation sera conseillée par un comité d’experts. Accompagné de deux de ses coéquipiers en club, l’Italien Gianlucca Zambrotta et l’Argentin Leo Messi, Thuram a assuré que sa fondation "souhaite changer la société".

Le recordman de sélections en équipe de France en a profité pour présenter une affiche publicitaire de sa fondation à laquelle plusieurs joueurs du FC Barcelone ont prêté leur concours.

Source : Linternationalmagazine.com - Source Le Monde.fr, publié le 19/05/2008

La réponse de Kerry JAMES au Groupe JUSTICE

mardi, mai 13, 2008

Pourquoi je n'aime pas ce clip du Groupe JUSTICE ?






Stigmatisation des banlieues


Stigmatisation des enfants d’immigrés


Manipulation des ados acteurs dans ce clip


Dévalorisation de la jeunesse issue de l’immigration


Racisme anti-blanc puisque les agressés sont en majorité des blancs


Les jeunes de l’immigration sont violents,


Ils sont la racaille


Images caricaturales des enfants de l'immigration


Exprime des idées de l’extrême droite

Un condensé des fantasmes et délires finkelo-zemmouristes

Entretient les clichés sur les banlieues

alimente le racisme ordinaire et la xénophobie

Clip immature fait par des esprits nourris aux thèses de la guerre des civilisations


Les jeunes qui ont accepté de jouer dans ce film ont été manipulés et ont rendu le mauvais service qui soit à l’image des Cités


Ca montre qu’ils n’ont pas le contrôle de leur image


Voilà qui va faire plaisir aux négrophobes cathodiques.

Les auteurs de ce clip doivent s'expliquer, et expliquer leurs intentions. ce n'est pas une oeuvre d'art, il y avait un message derrière. Ils doivent répondre des insinuations et des amalgames contenues dans ce clip. Et pourquoi ont-il fait jouer à des bambins de 10 ans le rôle de délinquants ? Immoral et insensé, ce clip pue la haine. C'est lâche de manipuler des gamins qui n'ont pas les moyens de se défendre (intellectuellement).


dimanche, mai 11, 2008

Commémoration de l’esclavage : la polémique a-t-elle accouché d'une souris ?

La marche des libertés organisée par Claudy Siar et le cran, il me tarde de vous livrer les images de l'autre marche du Coffad.


A en juger et par la couverture médiatique et par les guéguerres fratricides. Visiblement non. A plusieurs reprises et sur les plateaux de télévision, Claudy Siar, que certains blogueurs ont vite comparé à un traître est revenu sur ce qu’il faut comprendre comme un malentendu. Celui qui fait office désormais d’accusé aux yeux de certains membres de la minorité noire a voulu d’abord réglé ses comptes avec le Cran qui aurait signé un véritable hold up en s’accaparant à lui tout seul les honneurs médiatiques de la commémoration. Claudy saura à présent que l’enfer est toujours pavé de bonnes intentions.

Ensuite, il y a eu la polémique autour des chiffres. Selon la presse de l’Hexagone, la manifestation n’aurait attiré qu’un millier de noirs. Faux, rétorque les organisateurs, qui au passage, il faut le souligner, n’étaient pas que représentait par le conseil représentatif des associations noires. Ces derniers avancent le chiffre de 80 000 personnes qui se sont déplacées pour honorer la mémoire de leurs ancêtres disparus et victimes de la traite et des razzias négrières.

Que penser de tout ce tohu-bohu médiatique autour des commémorations de l’esclavage des Noirs. D’abord, celui-ci révèle que la mauvaise conscience autour de cette mémoire qui n’est pas une affaire de Noirs continue de peser dans la manière de l’appréhender. Il y a une mauvaise conscience de la classe politique, parce qu’elle refuse de lui réserver la place qu’elle mérite dans le récit national. Sans doute, peut être, parce qu’il ne s’agit que des nègres, des noirs. Après tout pourquoi en faire autant. Là où certaines communautés auraient exigé de la République un regard respectueux vis-à-vis des millions de morts et de déportés.

Mais il y a aussi la bêtise du Nègre. Il ne faut pas perdre de vue le fait que les Noirs eux-mêmes ont contribué à salir cette mémoire par des querelles byzantines autour non seulement des dates mais aussi du parcours de la marche. Cela a frisé presque le ridicule. On comprend les haussements d’épaule de certaines personnes, combien même ils ne seraient pas les premiers concernés. Sur ces problèmes de logistique et de calendrier, difficile tout de même, d’accuser « le blanc » qui serait la main noire qui manipulerait pour son compte quelques âmes écervelées de nègres. Trop facile. Alors du coup, exiger que la République fasse un pas dans le respect de cette mémoire, paraît presque comique, quand on sait que les premiers concernés brillent par la médiocrité et l’inconscience des « parvenus ».

Tout compte fait, le nègre a du chemin à faire, et dans la réhabilitation de sa mémoire et dans sa responsabilisation en tant qu’être humain. On ne pourra pas toujours avancer l’excuse de la domination, de l’aliénation, de l’acculturation, de l’exploitation, de la manipulation. C’est trop facile. Les sanglots de l’homme noir ne sont que des larmes de crocodile. De la même manière que les dirigeants africains ont le choix entre le développement de l’Afrique ou le chaos, les fils de la diaspora ont le choix entre la médiocrité et la responsabilité collective.

Nègresses ou gazelles de la République ?

Aminata Konaté



Ramatoulaye Yade




Seybah DAGOMA

samedi, mai 10, 2008

Taubira répond aux accusations du Parisien sur son loyer HLM


Monsieur le Rédacteur en Chef Du Parisien
Ce 7 Mai 2008

N/Réf. : CT/MM-80549
Objet : Article sur l’OPAC dans votre édition de ce jour
Monsieur le rédacteur en Chef,
J’espère que vous ferez droit à mon droit de réponse en publiant les observations suivantes sur votre article de ce 7 mai, intitulé : « L’OPAC de nouveau sur la sellette ». Même si je comprends que, en ces temps de déréliction, les tentations soient grandes pour les uns et les autres de trouver un quelconque gibier sur une quelconque affaire aux fins de se fournir en notoriété, et même si je saisis moins les règles déontologiques qui justifient l’anonymat réservé aux autres parlementaires logés par l’OPAC, j’estime qu’il est juste, puisque vous avez choisi d’informer vos lecteurs sur le sujet essentiel de mon loyer dans le 12ème arrondissement de Paris, que vous fassiez l’effort de les informer complètement.

Si votre journaliste s’en était tenue au descriptif (en tous cas celui qui se trouve dans mon dossier de bail) il s’agit d’un appartement de 2 chambres et d’un salon salle à manger. Quant aux charges qu’elles n’a pas signalées, il se trouve que je dois malgré tout les payer. Mais ne perdons pas de temps sur des détails absurdes !

Je veux bien qu’il soit rappelé, comme il convient pour bien nourrir l’antiparlementarisme brut, que je perçois 11 000 euros net (comme si ce traitement m’était spécifiquement réservé). La vérité voudrait qu’il soit précisé que l’indemnité parlementaire est de 5 700 euros net (hors remboursement d’éventuels emprunts, ce qui reste encore un des droits civiques exercés par les parlementaires). C’est le revenu. L’autre indemnité, de 5 000 euros, l’IRFM (indemnité représentative de frais de mandat) sert, comme l’indique son nom, à faire face aux frais d’exercice de mandat. Cette indemnité finance ma Permanence parlementaire à Cayenne, puisque je fais partie de l’infime minorité de parlementaires non cumulards. Je ne dispose donc pas de Collectivités et la seule logistique à laquelle s’adosse mon travail de Députée en circonscription est cette Permanence parlementaire de 5 pièces, dont une salle d’archives et une salle de réunion, dont la loi ne me fait aucune obligation. Cette Permanence parlementaire génère plus de coûts annuels que l’IRFM. Pour la simple raison que plus je travaille et plus je dépense. Ici, c’est travailler plus pour dépenser plus. Il est donc abusif d’inclure l’IRFM dans mon revenu.

Ma base étant en Guyane, le loyer que je règle à Paris constitue un surcoût de loyer. En clair, un logement de plus, exclusivement motivé par l’exercice à Paris de mon activité parlementaire. Vérification peut donc être faite qu’en loyers et charges locatives, je dépasse le plafond des 35% recommandés par les organismes financiers. Je ne verrais d’ailleurs aucune objection à ce que le siège de l’Assemblée Nationale soit déplacé en Guyane. Je gage même que mes Collègues et le personnel de l’Assemblée Nationale s’en réjouiraient, malgré les rigueurs du climat semi-équatorial chaud et humide, malgré moustiques et serpents, malgré le souvenir du bagne. Je puis vous assurer qu’il y a de larges parties du territoire totalement assainies.

Si cet article pouvait attirer l’attention sur un sujet qui n’intéresse personne, à savoir les conditions dans lesquelles les parlementaires des Outre-mer exercent leur mandat, il aura fait œuvre utile, en dépit des intentions de son auteur.

Et puisqu’il est permis de considérer que la mission de votre journal est d’informer, et pour garder le goût des coulisses, peut-être y aurait-il lieu de faire savoir que si j’avais choisi de loger à l’hôtel, j’aurais droit au remboursement de mes nuits d’hôtel, moins 30 euros, plafonnées à 200 euros la nuit. Vous voyez que cela m’aurait coûté bien moins cher, pour plus de confort, mais bien plus cher aux fonds publics de l’Assemblée Nationale. Mais j’aurai l’élégance de ne pas insister. Il n’est pas convenable d’imaginer qu’un Parlementaire puisse être vertueux.
Enfin, il ne me semble pas superflu d’insister sur le fait que l’attribution de ce logement n’a fait l’objet d’aucun passe-droit, que j’ai simplement répondu à une annonce disponible au service logement de l’Assemblée Nationale (qui demeure quand même mon lieu de travail !), que je n’ai eu ni n’ai aucune influence sur la fixation des loyers d’ILN (immeuble à loyer normal). Et que je me conforme aux procédures. Ainsi, j’ai rempli et renvoyé à l’OPAC il y a quelques mois, la fiche de situation qui m’avait été adressée. Il me reste à vous dire que si je rentre très souvent tard la nuit et que je pars tôt le matin, ce n’est pas parce que je suis logée clandestinement et que je souhaite échapper aux regards des voisins et journalistes en embuscade. C’est simplement dû à l’intensité de mon activité, librement choisie. Et la prise en chasse fait partie des risques de ma fonction. Je ne m’en plains pas. Je comprends la dureté du métier d’informer.

Toutes ces choses furent expliquées à votre journaliste. Ces détails n’ont sûrement pas été omis par manque de place, vu l’espace occupé pour rappeler mes élections et réélections et mon travail sur une loi qui n’a rien à voir avec le logement. Cela s’appelle peut-être l’esprit d’escalier. Ce serait donc un article-duplex !
Sans rancune, et en continuant à penser que ce métier de journaliste est un très beau métier, qu’il peut offrir l’opportunité d’un éveil permanent, d’une curiosité stimulante, d’une impertinence savoureuse, d’une belle culture générale et d’un regard sur la vie et le monde constamment renouvelés,
Je vous prie de recevoir, Monsieur le Rédacteur en Chef, mes salutations distinguées.

Ch. TAUBIRA

Source site http://www.christiane-taubira.org

vendredi, mai 09, 2008

Les Noirs ne savent pas chanter…en chœur


OH LORD WE PRAISE YOU
envoyé par xbadboy


Les commémorations du 160e anniversaire de l’abolition de l’esclavage n’annoncent pas très bien la couleur. Et pour cause, les Noirs ont décidé ne pas chanter…en chœur. Par le passé, il eut des querelles byzantines sur les dates, qui se sont soldées au final par deux dates officielles, le 10 mai et désormais le 23 mai. D’une part pour satisfaire l’ego de certains, d’autre part pour bien montrer cette cacophonie si caractéristique des luttes noires. Aujourd’hui, la pomme de discorde semble être la destination. Mais tous ces Noirs, savent-ils au moins où ils veulent aller ? A croire, qu’ils sont venus sur terre uniquement pour amuser la galerie.

Depuis le réveil de la question noire en France, les querelles de chapelles ont redoublé de plus belle. Qui d’entre elles exécutera le meilleur Zouk ou Coupé-décalé sur la place publique pour plaire au Maître ? Entre noms d’oiseaux et doigts d’honneurs, les luttes négrières ont quelque chose d’amusant, mais surtout de consternant. D’un côté, il y a ceux qui sont impliqués dans une démarche de reconnaissance institutionnelle, et de l’autre ceux qui privilégient le terrain. Les premiers accusent les seconds d’êtres « de petits extrémistes de la cause noire », « empêcheurs de dîner en paix avec le maître », les seconds accusent les premiers d’être des « vendus ». Au-delà de l’anecdotique, ce que l’on constate c’est une absence de voix nègres au chapitres de grands chantiers qui intéressent la majorité des Nègres : le racisme, la discrimination, l’égalité effective, et toutes les injustices quotidiennes dont sont victimes les Noires en général. Et ce ne sont pas des exemples qui manquent où on a senti plutôt un black out, Huguette Nomo, Frédéric Dumesnil, Théodore Kambo et bien d’autres que j’oublie de citer. Loin noircir le tableau, toutes les associations (Cran, Coffad, MNH, Collectif DOM, ANC, et que sais-je d’autres etc…) ont à leur manière accompagné ce processus de visibilité des malaises noires. Certains dans un registre de soumission et de reconnaissance institutionnelle, d’autres sur la base d’une démarche terrain de refus de toute compromission. Mais la cacophonie pointe dans ce ciel bigarré de bonnes intentions.

On aurait pu croire que l’expérience d’un tort ou d’exposition à un tort spécifique et irréductible, qui plus est d’ordre racial, pouvait déboucher sur l’invention d’une identité noire capable de rompre avec les siècles de divisions qui ont marqué les luttes noires. Cette insoutenable légèreté de l’homme noir vis-à-vis de sa condition tend à postuler l’existence d’un atavisme victimaire qui le pousse à agir ainsi. Le souvenir des luttes passées ne semble résonner qu’en termes de vague fumée noire. Souvenons nous des personnages aussi illustres que Martin Luther King, Malcom X, Lumumba, Mandela, Marcus Garvey, Du Bois et bien d’autres, tous leurs sacrifices ont été brûlés sur l’autel des divisions internes contre-productifs. A maints égards, ce qui se dégage c’est en réalité l’absence d’une vision globale. Le Nègre n’a pas de vision globale de sa condition qui est liée elle-même à l’attribut de couleur sur la base duquel se fondent toutes les humiliations dont il est l’objet.