Affichage des articles dont le libellé est Racisme. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Racisme. Afficher tous les articles

samedi, juillet 18, 2015

Les Etats-Unis face à la radicalisation des intellectuels noirs

Service Débats - Il y a vingt ans, le mensuel centriste The Atlantic Monthly (aujourd'hui The Atlantic) consacra une longue enquête sur le prestige acquis par les intellectuels noirs aux Etats-Unis. Ils formaient, à en croire l'auteur, rien de moins que la conscience de la nation américaine. Leur talent, leur érudition et leur condition d'homme noir leur permettaient d'incarner l'espoir d'un apaisement des relations raciales, une tâche à laquelle l'Amérique libérée de la guerre froide pouvait enfin s'atteler. Les A fro-American Studies, implantées à Harvard depuis les années 1960, arrivaient à maturité avec ces universitaires, tels Henry Louis Gates Jr, Anthony Appiah et Cornel West.

Les intellectuels noirs exercent toujours ce magistère, mais les noms des auteurs disposant de cette autorité ont changé. Au cours des derniers mois, la relève de la garde a débuté, poussée par le retour retentissant de la question raciale après la fusillade déclenchée dans une église noire par un raciste blanc, de nombreuses bavures policières, la fin prochaine de la présidence de Barack Obama.

Les nouveaux auteurs qui s'expriment aujourd'hui changent profondément les termes du débat. Ils sont porteurs d'un radicalisme qui rompt avec l'attitude plus tempérée de leurs aînés. La principale figure de ce renouveau est Ta-Nehisi Coates, journaliste à The Atlantic, dont la sortie du livre Between the World and Me (« Entre le monde et moi », non traduit, Spiegel & Grau, 176 pages, 13 dollars) a été avancée, signe d'un engouement littéraire inédit aux Etats-Unis depuis la publication de l'ouvrage de Thomas Piketty, Le Capital auXXIe siècle (Seuil, 2013).

Ta-Nehisi Coates remporte dans la presse un très large succès critique. Sur un ton très personnel, il s'intéresse à la jeunesse noire, tiraillée entre deux peurs, celle de la police d'abord, puis celle des bandes d'adolescents qui croient avoir trouvé dans le crime un moyen pour dépasser leurs frustrations. Le journaliste revient sur une expérience qui l'a marqué, la mort aux mains de la police de l'un de ses amis, Prince Jones, tué alors qu'ils étaient tous les deux étudiants. Cette disparition révèle à ses yeux la persistance de certaines forces historiques aux Etats-Unis qui condamnent les Noirs à être victimes de la violence blanche. Des études universitaires, une mère médecin, le confort d'une vie aisée ne suffisent pas à protéger la jeunesse noire...

L'insistance de Ta-Nehisi Coates à parler des sujets qui fâchent le distingue de la génération précédente. Les identités étaient alors pensées dans leur pluralité, et non dans leur singularité, et le multiculturalisme devait pouvoir les réconcilier. Un nouvel ordre politique devait naître de la collaboration entre minorités par la défense d'intérêts communs. La large coalition qui permit l'élection de Barack Obama, en novembre 2008, confirmait cette thèse et signait l'entrée des Etats-Unis dans une ère postraciale où les discriminations, sans être tout à fait vaincues, étaient du moins atténuées.

L'égalité devant la loi ne suffit pas

Hélas, le multiculturalisme, s'il a banalisé l'idée de diversité, n'a pas mis fin au racisme. Et c'est ce que Ta-Nehisi Coates estime nécessaire de rappeler à la majorité blanche. L'égalité devant la loi, obtenue dans les années 1960 par le mouvement des droits civiques, ne suffit pas. Le rappel de cette triste vérité est au coeur du nouveau radicalisme noir. Sur le plan des idées, l'intégration politique des descendants d'esclaves passe au second plan pour revenir à une question primordiale : la dignité des personnes noires. Ta-Nehisi Coates et plusieurs intellectuels interpellent donc aujourd'hui directement l'Amérique blanche pour lui demander une pleine reconnaissance des violences subies hier comme aujourd'hui. Le philosophe Chris Lebron et le politologue Fredrick C. Harris ont tenu des positions similaires dans le New York Times et la revue de gauche Dissent. La juriste Michelle Alexander avait préparé le terrain, il y a deux ans, avec un livre dénonçant l'incarcération massive des hommes noirs, qu'elle assimilait à une nouvelle ségrégation.
 
Les termes du débat ont donc rapidement évolué. En 2009, une controverse avait éclaté après l'arrestation à son domicile d'Henry Louis Gates Jr., professeur de littérature à Harvard, l'intellectuel noir le plus en vue aux Etats-Unis. Lors de cet incident avec la police, Henry Louis Gates Jr estimait avoir été victime d'un délit de faciès. Face à l'ampleur de la polémique, Barack Obama avait même dû intervenir, alors qu'à l'époque il ne montrait guère d'empressement à aborder la question raciale. Il était davantage occupé à défendre sa réforme du système de santé bientôt adoptée à l'arraché. A l'époque, Ta-Nehisi Coates entamait tout juste sa carrière au journal The Atlantic et était relativement peu connu.

Aujourd'hui, le contexte est tout autre. Henry Louis Gates Jr. a vu sa réputation ternie parce qu'il a accepté de censurer un épisode de sa série de documentaires Finding Your Roots (« Trouver vos racines »), à la demande de l'acteur Ben Affleck, qui ne souhaitait pas que l'on révèle que l'un de ses ancêtres pratiquait l'esclavage. Les charmes de la célébrité ont alors semblé faire tourner la tête d'Henry Louis Gates Jr, au détriment de la vérité historique. Pour sa part, Barack Obama se montre désormais de plus en plus enclin à parler de la question noire. L'éloge funèbre qu'il a prononcé, le 26 juin, à la mémoire d'une des victimes de la tuerie de Charleston figure déjà au canon des grands discours présidentiels. Et le passé esclavagiste des Etats-Unis revient hanter le pays.
 
Marc-Olivier Bherer
 

© 2015 SA Le Monde. Tous droits réservés.

Numéro de document : news·20150718·LM·471263

Quand les commentaires capillaires frisent le racisme

Derrière les remarques faites récemment par la presse people sur les chevelures de plusieurs stars noires se cache une question identitaire profonde: celle des pressions infligées aux noirs, spécialement les femmes, pour adopter une coiffure plutôt qu'une autre.
 
Avec l'engouement de certains médias pour les cheveux frisés et crépus, j’avais naïvement cru révolu le temps des commentaires racistes sur le sujet, laissant penser que les cheveux des noirs n’étaient pas des cheveux aussi dignes que les autres. Ces dernières semaines, la presse people s’est évertuée à me prouver que j’avais tort.
Le 10 avril, Voici a ainsi publié un numéro dans lequel Omar Sy, coiffé d’un afro, «frisait le ridicule». Avec tout le ton prétendument «impertinent» qu’on lui connaît, le magazine qualifie tantôt la coiffure de la star d'Intouchables de «terrifiante», tantôt «de coupe à la grimace qui devrait faire rire les nenfants» (à défaut de «terrifier» les petites têtes blondes, j’imagine). A la télé, la rédaction a même hérité du «Prix du racisme», décerné par Audrey Pulvar et Roselyne Bachelot dans l’émission Le Grand 8.
Mais Voici n’est malheureusement pas le seul magazine à s’être illustré par de tels propos. Une semaine plus tôt, Public comparait l’afro de Solange Knowles, auquel la soeur de Beyoncé nous a pourtant habitués, à un dessous de bras. Quant à North West, fille métisse de Kanye West et de Kim Kardashian, le blog PerleAntilles rapportait que Public, toujours, l’avait qualifiée d’héritière malheureuse des gènes capillaires de son père.
Ces propos ont provoqué un véritable tollé sur les réseaux sociaux. Sur Twitter, le hashtag #Twitpicyourafro a été lancé par une internaute afro-américaine, Ebony Jones, en réponse au mépris des rédactions de Public et Voici.
 

Honnêtement, j’ignore ce qui est le pire: l’indifférence feinte de Public vis-à-vis des attaques des internautes légitimement choqués ou la réponse condescendante que Voici a adressé à ces derniers.
 
«Le racisme prend souvent l’apparence d’une simple blague lancée par des gens qui ont de "bonnes intentions" mais qui font pourtant preuve d’un manque de jugement, réagit Ebony Jones. Le problème n’est pas de savoir si le racisme était intentionnel ou pas, le problème, c’est d’écrire des choses aussi inappropriées dans un pays qui doit déjà faire face à des problématiques d’ordre racial et identitaire. C’était plus qu’irresponsable: ça s’adressait à la majorité en avilissant et en dévalorisant une minorité pour ce qu’elle est. C’est tout l’intérêt du hashtag Twitter #Twitpicyourafro: montrer que nous avons le droit d’être tels que nous sommes, sans critiques.»

Les femmes, premières victimes du racisme capillaire

Même si les hommes souffrent aussi de discriminations capillaires, ce sont généralement les femmes qui en sont victimes, ciblées par la pression patriarcale qui voudrait qu’une femme fasse tout ce qui est en son possible pour être séduisante. Or, en France, être séduisante, c’est être aussi imberbe qu’une petite fille, être mince, mais c’est aussi avoir les cheveux lisses. Tout juste intronisée à la tête des Inrockuptibles en 2012, Audrey Pulvar avait ainsi fait les frais de l’ignorance d’internautes amusés, parfois choqués, de la voir sans son brushing.
Avec ces discours humiliants, tout est fait pour que les femmes refusent catégoriquement de porter leurs cheveux au naturel, ayant déjà profondément intériorisé qu’ils étaient «horribles», «pas féminins», «indignes d’une vie professionnelle» et «peu séduisants».
Beaucoup d’entre elles se donnent ainsi du mal pour correspondre à l’idée que la société environnante se fait d’une belle femme. Renée Greusard, journaliste pour Rue89, a raconté en quoi consiste l’épreuve du défrisage chimique en ces termes:
«Il faut un certain temps de pose pour que le cheveu soit bien lisse, mais plus on attend, plus c’est désagréable. D’abord ça picote et puis, si on attend vraiment trop, ça brûle carrément. On peut assez facilement se retrouver avec des plaques rouges sur le crâne.»
En 2009 déjà, le comédien et réalisateur Chris Rock dénonçait dans son docu-comédie Good Hair l’influence des standards de beauté blancs et leurs conséquences sur les femmes noires.


«Le cheveu, porteur de culture et d’identité»

La question de la chevelure n’est en effet pas anecdotique. Pour Bilguissa Diallo, fondatrice de la marque Nappy Queen, «le cheveu a un statut particulier, étant porteur de culture et d’identité, et est par conséquent un sujet épineux».
Par choix esthétique, pratique ou par affirmation de leurs différences et de leur singularité, de nombreuses femmes aux ascendances africaines se sont ralliées à la cause des «nappys» en arrêtant de recourir au lissage chimique de leur chevelure.
Le mot «nappy», issu de l’argot afro-américain, était à l’origine péjoratif et servait à tourner en ridicule les cheveux crépus. Le terme est désormais devenu une contraction des mots «natural» et «happy» et se popularise depuis 2007 en France, selon Samantha JB, présidente de l’association Nappy Party.
Evoquant ce mouvement capillaire, Axelle Kaulanjan, blogueuse pour RFI, parlait en 2012 d'«une sorte de catharsis pour beautés noires longtemps niées, mises au ban de l’esthétique occidentale, et qui exprimeraient, enfin, à la face du monde le bonheur de garder leurs cheveux tels quels, sans chercher à obtenir le "white-girl-flow" longtemps érigé comme canon capillaire par les magazines féminins et certains discours assimilationnistes».
Les Nappys s’attribuent des icônes qui font la une des magazines outre-Atlantique, de Solange Knowles à Lupita N’yongo, oscarisée pour son rôle dans Twelve Years a Slave.

La France a, quant à elle, un certain retard à rattraper, que les propos de Voici et Public illustrent à la perfection.

Quoiqu’elle fasse, la femme noire subit ses différences

La relative démocratisation du «naturel» a changé la vie de nombreuses femmes noires et s’apprête à changer celle de beaucoup d’autres, peu importe ce qu’en diront Voici et Public. Elles ne sont plus systématiquement condamnées au quasi «sacro-saint» défrisage que leur imposait une pression sociale à peine dissimulée. Pour autant, le choix de faire ce qu’elles veulent de leur apparence physique leur appartient-il?
Depuis l’émergence du mouvement naturel, certaines personnes ont adopté un discours pénalisant à l’égard des femmes défrisées. Ceux et celles que l’on appelle «nappex» (contraction des mots «nappys» et «extrémistes») dénoncent, entre autres, «l’aliénation» dont les «défrisées» et les «tissées» seraient victimes.
Ainsi, dans le film Dear White People, qui met principalement en scène de jeunes noirs militants, tous portent leurs cheveux au naturel sauf une, qui porte un tissage et qui est, comme par hasard, mal dans sa couleur de peau.
Certains font exister une distinction entre «bonnes» et «mauvaises» féministes, d’autres préfèrent celle entre «bonnes» et «mauvaises» noires: la femme noire, quoiqu’elle décide ou quoiqu’elle fasse de son propre physique, reste malheureusement coupable de ses choix.
 
 
Source : Slate.fr
 

samedi, novembre 08, 2014

Willy Sagnol et les joueurs africains : NON, l'affaire n'est pas close...

Les plates excuses n'y feront rien. L'Affaire ne sera jamais close. Et pour cause : les propos du coach du FC Girondins de Bordeaux rappellent étrangement ceux d'un certain Laurent Blanc sur les quotas de joueurs d'origine africaine tenus en novembre 2010. On avait tous cru un moment que cette polémique des quotas avait fait grandir nos hiérarques de la FFF dont fait partie Willy Sagnol. Visiblement non. Dans une interview accordée à Sud Ouest, Willy Sagnol, ancien co-équipier de P. VIEIRA a réédité, de manière surprenante, l'exploit minable de son compatriote Blanc en évoquant la perspective de perdre plusieurs de ses joueurs durant la prochaine Coupe d’Afrique des Nations (du 17 janvier au 8 février 2015). Sur un ton condescendant il déclarait devant des intervieweurs "très réactifs" ceci :
« Tant que je serais entraîneur des Girondins, il y aura beaucoup moins de joueurs africains qui rejoindront les rangs de Bordeaux parce que je n’ai pas envie de me retrouver avec douze joueurs, qui, une fois tous les deux ans se barrent pendant deux mois ».
Ensuite, l’ancien défenseur de l’équipe de France enfonçait le clou en délaissant le terrain du football pour se livrer à des théories fumeuses anthropologico-footballistiques sur les caractéristiques qui, selon lui, sont propres aux joueurs du continent noir.
« L’avantage du joueur typique africain, c’est un joueur pas cher quand on le prend, prêt au combat généralement, qu’on peut qualifier de puissant sur un terrain, explique-t-il. Mais le foot, ce n’est pas que ça. Le foot, c’est aussi de la technique, de l’intelligence, de la discipline. Il faut de tout. Des nordiques aussi, c’est bien les nordiques, ils ont une bonne mentalité. C’est un mélange, une équipe de foot. C’est comme la vie, c’est comme la France, c’est un mélange. On a des défenseurs, des attaquants, des milieux, des rapides, des grands, des petits, des techniques. »
Voilà qui est clair...Dont acte. 

dimanche, août 24, 2014

Racisme en Algérie : Albert Ebossé agréssé mortellement par un supporteur

Vive émotion après l'agression mortelle d'Albert EbosséL'émotion était très vive dimanche en Algérie après le décès de l'attaquant camerounais de la JS Kabylie, Albert Ebossé, tué samedi soir à Tizi-Ouzou par un projectile lancé des tribunes à l'issue d'un match contre l'USM Alger (2e journée, 1-2)
. 


 Le président de la fédération algérienne (FAF) Mohamed Raouraoua «condamne énergiquement» dans un communiqué «l’acte odieux» qui a conduit à la mort du joueur de 24 ans. Albert Ebossé a succombé des suites d'un tramatisme crânien. «Le président de la FAF réitère son appel aux dirigeants du football national, ainsi qu’à la presse sportive afin d’aider à la dédramatisation des rencontres de football quels que soit leur enjeu», ajoute-t-il. Présent au Stade du 1er-Novembre samedi soir, le patron de la Ligue de football professionnel, Mahfoud Kerbadj, devait présider ce dimanche une réunion de crise. «Nous avions assisté à un match vraiment plaisant. Je n’ai jamais imaginé que cela pouvait se produire. Vraiment, c’est une catastrophe.» Dans un entretien au site de football Le Buteur, le dirigeant n'exclut pas une suspension du Championnat. Seul buteur de son équipe... 

Tragique ironie du sort : victime de ses propres supporters, Ebossé avait été l'unique buteur de la soirée sur penalty côté kabyle (27e). Il avait égalisé après l'ouverture du score par Mokhtar Benmoussa (7e). Mais le deuxième but usmiste, signé Youcef Belaïli (83e), synonyme de défaite des Canaris, a provoqué l'ire des supporters de la JSK qui ont commencé à jeter des projectiles depuis les tribunes, dont un a touché mortellement le joueur camerounais alors qu'il regagnait les vestiaires. Un cameraman aurait également été touché à la tête. L'agence de presse algérienne APS rappelle qu'Ebossé avait entamé sa carrière à Coton Sport (2008-2010), avant de rejoindre Unisport Bafang (2010-2011), Douala AC (2011-2012) puis tenter une expérience en Malaisie au Perak FA (2012-2013). Il jouait à la JS Kabylie depuis la saison dernière, et avait disputé la finale la coupe d'Algérie 2014 avant de terminer vice-champion d'Algérie avec, à la clé, le titre de meilleur buteur du Championnat (17 réalisations). 

Selon Le Buteur, son frère devait arriver dans la journée en provenance de France pour ramener sa dépouille au Cameroun. Dimanche à la mi-journée, l'enquête n'avait pas permis d'identifier la personne à l'origine du jet du projectile ni la nature exacte de celui-ci. 

La Confédération africaine de football (CAF) a demandé dimanche par la voix de son président Issa Hayatou «des sanctions exemplaires» contre les responsables de la mort d'Albert Ebossé. «Le football africain ne peut pas être un terreau du hooliganisme sous quelque forme que ce soit. Nous espérons que des sanctions exemplaires seront prises contre ce grave acte de violence. La violence n'a aucune place dans le football africain en particulier et dans le sport en général.»
 Sources : l'équipe.fr

samedi, juillet 13, 2013

Affaire Trayvon Martin : la justice acquitte zimmerman

Pour ceux qui ont vite chanté les louanges d’une Amérique postraciale avec l’arrivée d’un président noir à la tête des Etats-Unis, le verdict sur l’affaire Trayvon Martin, rendu le 13 juillet et ayant acquitté son meurtrier, doit les faire longtemps se questionner.

George Zimmerman, 29 ans, dont le père est blanc et la mère Péruvienne avait tiré sur le jeune noir Trayvon Martin, âgé de 17 ans, lors d'une ronde de surveillance bénévole de nuit. Selon la version du meurtrier, celui-ci s'était méfié du jeune afro-américain à cause d'une série de braquages récents dans le quartier. Ce 26 février 2012, Trayvon Martin allait rendre visite à son père et ne portait pas d'arme.

Après le meurtre, George Zimmerman avait été remis en liberté, provoquant des manifestations à travers le pays. Barack Obama, premier président noir des Etats-Unis, avait exprimé sa vive émotion : "Si j'avais un fils, il ressemblerait à Trayvon", avait-il déclaré.

Avec six femmes dans le juré dont aucune noire, le verdict rendu le 13 juillet ne pouvait que déboucher sur l’acquittement du meurtrier blanc tant cette affaire avait révélé le visage d’une Amérique encore cerné par ses vieux démons. S’appuyant sur la loi sur la légitime défense adoptée en Floride en 2005 (Stand your ground) qui offre l’impunité à celui qui fait usage d’une arme quelles que soient les circonstances, les jurés de Sandford n'ont pas retenu le motif racial dans le meurtre du jeune noir.

  

mardi, juin 05, 2012

Pourquoi les Noirs courent plus vite ?

C’est un livre qui va faire beaucoup de bruit dans le landerneau médiatique franchouillard. Et pour cause, il remet à jour la thèse génétique qui expliquerait les performances des Noirs en athlétisme. Le problème avec ce genre de thèses c’est que leurs frontières avec les théories bio-racialistes du XIX siècle restent assez minces. De quoi donc alimenter les fantasmes essentialistes les plus fous et les croyances les plus délirantes sur la nature supposée du Noir. Je vous laisse lire le synopsis du livre non dénué d’intérêt, surtout lorsqu’on évoque l’ACTN3 ?

Synopsis

Ce livre s’attaque à un tabou : le sport et la couleur de la peau. Pourquoi des disciplines comme le 100 m, en athlétisme, sont-elles à ce point dominées par les afro-américains et les antillais ? Sur les soixante-dix-huit sprinters qui sont parvenus à courir le 100 m en moins de 10’’, depuis 1968, soixante-seize sont Noirs. Plus aucun Blanc n’est même parvenu en finale du 100m, aux Jeux olympiques depuis 1980 ! Cette mainmise s’explique t-elle par des facteurs sociologiques, historiques ou scientifiques? La question est taboue, car elle renvoie à des fantômes inquiétants, Jeux « nazis » de Berlin 1936 ou l’apartheid dans les stades sud-africains.

La cinquantaine de sportifs, scientifiques et grands témoins interrogés pour ce livre permettent de faire la part entre fantasmes et réalité. Des généticiens reconnus avancent l’hypothèse d’une prédisposition naturelle. Un prétendu « gène du sprint » l’ACTN 3, a même été identifié dès 2003 par des scientifiques australiens. En France, l’équipe du professeur Olivier Hue soutient que la domination des Antillais en sprint s’explique aussi par le fait qu’ils sont porteurs d’une affection bénigne, le trait drépanocytaire. Où est la vérité ? Quelles sont les coulisses de la légende noire des Jeux ? De l’Américain Jesse Owens, le sprinter qui osa défier Hitler, en 1936, au champion olympique en titre, le Jamaïcain Usain Bolt, première star née et s’entraînant encore dans un pays du tiers-monde. Le futur vainqueur des JO ? Sauf si un jeune homme blond d’Aix-les-Bains, Christophe Lemaitre, l’emporte…


Jean-Philippe Leclaire : Ancien rédacteur en chef de l’Equipe Magazine, collaborateur des Inrockuptibles, de GQ, et So Foot, il est l’auteur de Platini, le roman d’un joueur (Flammarion) et le Heysel, un drame européen (Calmann-Levy).

mercredi, mars 21, 2012

Tueries de Toulouse et Montauban : à qui profite le crime ?

Sarko en route pour un deuxième mandat ? Le scénario idéal pour un candidat en perte de vitesse et qui a fait de la sécurité une de ses thématiques favoris depuis plusieurs années. Autant dire qu’il n’y a plus match. Les thématiques sociales et financières qui avaient mobilisé les candidats aux premiers jours de la campagne vont désormais passer au second plan. Au moment où nous écrivons ces lignes, le suspect est en train d’être cerné par les policiers du Raid dans le quartier du Côte-Pavée. Mohamed Merah, c’est son nom, un français de 24 ans d’origine algérienne, auteur de sept meurtres : quatre militaires parachutistes à Montauban (trois d’origine maghrébine, un autre d’origine antillaise actuellement entre la vie et la mort). Puis, il a terminé sa série macabre lundi matin à Toulouse devant une école juive tuant trois enfants et un rabbin. On connaît la suite…

Jusque là le déroulement factuel paraît tout à fait clair. Sauf que des zones d’ombre subsistent sur la chasse à l’homme qui voulait, dit-on, mettre à genoux la République. Comment un homme ayant séjourné dans une zone afghano-pakistanaise de combats pouvait-il être laissé sans surveillance ? Pourquoi n’a-t-il pas été interpellé avant d’avoir exécuté les victimes de l’école juive, puisque la police avait fait le lien entre la vente du scooter et l’identité de la mère du meurtrier grâce aux adresses (ip) des consultants ? Pourquoi le domicile de la mère n’a-t-il pas été perquisitionné avant de commettre ses derniers forfaits ? Pourquoi les autorités ont-elles tant attendu avant de se prononcer sur les meurtres de militaires, même si elles avaient commencé à entreprendre les recherches ? Voilà des zones d’ombres qui restent sans réponse mais qui en disent long sur ce que certains appellent une forme de récupération politique de la part de certains protagonistes de la campagne électorale.

vendredi, mars 09, 2012

Une pilule pour soigner le racisme?

Lors d'un test sur les préjugés racistes, un pannel de 36 hommes blancs soignées avec la molécule, connue en France sous le nom Avlocardyl, a obtenu des scores "significativement moins élevés" que le groupe témoin sous placebo.

Des chercheurs de l'Université de Cambridge ont trouvé un médicament contre l'hypertension qui permettrait également de réduire les préjugés racistes.
Sur la notice du propranolol, on pourra peut-être bientôt lire: peut réduire les préjugés racistes. Selon des scientifiques de l'Université de Cambridge, cette pilule traditionnellement utilisée pour diminuer le rythme cardiaque aurait des effets secondaires sur les élans de racisme inconscients.

Lors d'un test sur les préjugés racistes, un pannel de 36 hommes blancs soignés avec la molécule, connue en France sous le nom Avlocardyl, a obtenu des scores "significativement moins élevés" que le groupe témoin sous placebo. Ce test consistait à associer des visages blancs ou noirs avec des idées positives ou négatives, relate Le Figaro. Les résultats sont... éloquents. Parmi les personnes sous traitement, "seul" un tiers ont eu les préjugés racistes présents habituellement chez la majorité des individus. En revanche, pas de changement dans leur attitude consciente.

Sylvia Terbeck, la chercheuse du département de psychologie expérimentale de l'université d'Oxford qui a réalisé l'étude, n'a pas "voulu guérir le racisme", explique-t-elle au Figaro. Les scientifiques ont plutôt tenté de mettre en évidence "l'importance des processus émotionnels dans le racisme inconscient". A l'avenir, elle explique qu'ils vont se concentrer sur d'autres préjugés, comme l'appartenance religieuse ou l'homosexualité. Alors, bientôt de la tolérance sur ordonnance?


Sources L'Express.

mardi, mars 06, 2012

Un clip de l’Union européenne jugé raciste retiré

Censé promouvoir l’élargissement, la vidéo met en scène une femme blanche face à des combattants métèques. La symbolique de l’image est très forte. L’Europe est symbolisée par la femme blanche, tout de jaune vêtue, tandis que ses assaillants sont représentés par trois personnages (Un Noir, un Jaune et un Musulman) visiblement menaçants, en position d’attaque et prêts à l’assaut final. Les images semblent suggérer un assaut de « barbares », face une Europe incarnée par le personnage de cette femme. De temps en temps, la vieille Europe nous gratifie de ses belles perles dont elle a le secret. Moralité : il n'est pas toujours facile de lutter contre ses vieux démons.



dimanche, décembre 04, 2011

Une église chasse les couples mixtes

Une petite église américaine vient de voter une résolution qui vise à interdire l'entrée du culte par les couples de race différente.


Cette résolution qui fait d'ores et déjà scandale aux Etats-Unis a été votée ce dimanche dans une église du Kentucky. Celle-ci stipule que les couples interraciaux ne peuvent ni devenir membres de leur communauté ni bénéficier d'une fonction dans le culte. Elle a été approuvée par neuf voix contre six. Le reste des fidèles a préféré s'abstenir de voter.


Cette résolution provoque un tollé au pays. Nombreux sont ceux qui accusent cette communauté de racisme. Des propos que réfutent l'ancien pasteur de cette église baptiste. "Je n'ai de préjugés contre aucun peuple et je n'ai d'ailleurs jamais parlé en mal d'une quelconque race", indique-t-il.


Selon une fidèle, cette décision surprenante ferait suite à la visite de sa fille et de son compagnon africain il y a quelques mois. La jeune femme qui chantait lors des célébrations avait été chassée du culte juste après.


Une plainte a donc été déposée et cette résolution devrait être examinée ce weekend par la conférence régionale des églises qui ne pourra cependant rien imposer au pasteur de cette communauté. (CB)


Sources http//www. 7sur7.be 02/12/11 16h56

lundi, août 22, 2011

Nivea retire une pub jugée raciste

La marque de cosmétique Nivea a retiré vendredi une publicité aux États-Unis jugée raciste à la suite de pression d’internautes, lit-on sur L’express. La publicité destinée aux hommes montrait un homme noir sur le point de jeter son "ancienne" tête, coiffée d’une coupe afro et avec une barbe hirsute. Le visuel s’accompagne du slogan"re-civilisez-vous" qui a choqué les internautes, d’autant que la même publicité, représentant un homme blanc dans la même posture, ne porte pas la même injonction. Le groupe allemand Beiersdorf, qui détient l’entreprise s’est excusé. "Nous sommes vraiment désolés. [...] Dès que nous nous sommes rendus compte du problème, nous avons retiré la campagne. [...] Notre marque représente les valeurs de diversité, de tolérance et d’égalité des chances."


Sources Afrik.com

mercredi, mai 11, 2011

Quotas : vous avez dit Blanc comme neige ?








Voici l'interview de Laurent Blanc donné le jour même après la funeste réunion du 08 novembre 2010. On voit que le petit Lolo arrive progressivement à glisser son obsession sur les joueurs costauds, puissants et pas intelligents. Ces paroles ne sont pas les seules que le coach des Bleus aurait prononcées. Sur M6 dans une vidéo récente, le coach s'était déjà livré à cet exercice périlleux sur la présence des joueurs très physiques. Faites-vous votre opinion.



Propos de Laurent Blanc lors de la réunion de la honte rapportés par Médiapart



" On veut pas éliminer les étrangers, pas du tout, mais faire en sorte que les pôles Espoirs ou les pôles de la DTN testent sur des critères mieux définis pour pouvoir attirer d’autres personnes, parce que si on a toujours les mêmes critères, y aura toujours les mêmes personnes. Et plus ça va, plus ça va être encore davantage. Parce que je suis sur les terrains tous les samedis, je vois quelques centres de formation: on a l’impression qu’on forme vraiment le même prototype de joueurs: grands, costauds, puissants. Qu’est-ce qu’il y a actuellement comme grands, costauds, puissants ? Les blacks. Et c’est comme ça. C’est un fait actuel. Dieu sait que dans les centres de formation, dans les écoles de football, ben y en a beaucoup. Je crois qu’il faut recentrer, surtout pour des garçons de 13-14 ans, 12-13 ans, avoir d’autres critères, modifiés avec notre propre culture. Je vais vous citer les Espagnols: ils n’ont pas ces problèmes-là. Ils ont des critères de jeu qui sont très précis, à 12-13 ans",

mardi, mai 10, 2011

10 mai 2011 : les Nègres encore sous le poids des "coups leurres"







Ironie de l’histoire, les conclusions du rapport concernant le scandale des quotas sont tombées en ce jour de souvenir du Yovodah. Depuis 2006, en effet, la France commémore le souvenir de l’esclavage mais également de l’abolition. Mais les commémorations de cette année ont eu un goût un peu particulier. Et pour cause, hasard du calendrier, c’est aujourd’hui que les officiels français ont choisi de divulguer les conclusions de l’enquête concernant les quotas visant les noirs de l’équipe de France. Comme l’on pouvait s’y attendre les apprentis racistes de la fédération française ont été blanchis et aujourd’hui ceux qui ont dénoncé ce scandale sont aujourd’hui au banc des accusés. A commencer par Mohamed Belkacémi, l’homme, ce n’est pas trop forcer le trait que de dire ce "Schœlcher du foot", cet "Abbé Grégoire du ballon rond" par qui le scandale est arrivé. Ce père de famille qui devrait aujourd’hui avoir les honneurs de la république pour avoir déshabillé les fins stratèges de la FFF est devenu ce soir le paria de la France. Mais ce n’est pas la première fois ni la dernière que la France renie les principes qui sont au cœur de son projet républicain. Au grand dam de tous les esprits brillants qui font et ont fait la grandeur de la France.

Thuram, Vieira Noah et Belkacémi au banc des accusés

Les trois têtes de nègres sont aujourd’hui comme Gros jean comme devant. Thuram, Viera et Noah sont les rares seuls négros qu’on a entendus défendre le destin de jeunes footballeurs. Aujourd’hui ils sont bien seuls. Ni les donneurs de leçon à droite, ni les tontons moralisateurs de gauche, ni les saints apôtres de l’extrême gauche ne sont montés au front pour rappeler les principes républicains. On le sait désormais en France les Noirs ne comptent que pour du beurre. A tel enseigne que même le beur de service Zinédine Zidane a pris fait et cause pour Laurent Blanc, son ami, pour protéger ses contrats publicitaires en millions d’euros. Mais le fils d’algérien a sans doute oublié son histoire. Il ne connaît sans doute pas Frantz Fanon, le psychiatre martiniquais et compagnon de lutte de ses grands parents et parents qui ont libéré l’Algérie du joug colonial. On ne lui tiendra pas rigueur, car n’est pas fin esprit qui le veut. Aujourd’hui ce sont les Noirs qui sont de trop, et demain ce sera peut être les musulmans. Ces derniers n’échapperont pas à la liste noire des « nettoyeurs républicanistes ». La question de la religion est l’autre scandale qui attend les Bleus. Il se murmure que la présence des musulmans dans l’équipe de France nuit désormais à l’esprit d’équipe. La pratique de l’islam est-elle compatible avec la sélection en équipe de France ?. Voilà la prochaine crise que nous réserve les professeurs tournesol de la FFF. Ce jour là c’est avec impatience que l’on dégustera la sortie de l’ex-icône français du foot.

Des conclusions sur fond d’arrière pensée électoraliste


« (…) des propos inadmissibles, pas à connotation raciste mais discriminatoires puisqu'ils se rapportent à la mise en place de quotas en fonction de l'origine des joueurs ».





On sait que ces conclusions du rapport sur l’affaire des quotas ont fortement été influencées par le contexte politique pré-électoral marqué par la poussée de l’extrême droite. La vague bleue « Marine » emporte tout le monde. La lepénisation a atteint son pic le plus élevé et il est difficile de faire marche arrière. Mais ce que montre l’attitude des responsables français est quelque chose de beaucoup plus profond. La France a peur et elle doute d’elle-même. Or un pays qui doute de ses principes et de ses valeurs s’attend à vivre des heures sombres. Comme ce fut le cas en 40 où la France avait livré les enfants juifs à l’ennemi allemand piétinant et oubliant son âme. En même temps l’on ne pouvait pas s’attendre à grand-chose de la part d’un membre d’un gouvernement qui a plutôt brillé ces temps-ci par des discours équivoques sur les Roms, les musulmans, l’Afrique, et aujourd’hui les Noirs.

lundi, mai 09, 2011

Racisme dans le foot : Noirs dehors et circulez y a rien à voir

C’est aujourd’hui qu’a eu lieu l’audition très attendue de Laurent Blanc impliqué dans une lugubre affaire de quotas révélée par le site d’investigation en ligne Médiapart. Avant l’audition du sélectionneur tricolore, plusieurs voix se sont fait entendre dont celles de plusieurs champions 98 révélant une vraie fracture raciale. Les Noirs, Thuram et Vieira, ont été les seuls à pouvoir prendre fait et cause des propos honteux sur les Noirs tenus lors de ce conclave de la honte. La voix de Zinédine Zidane, ami du coach et icône du football français, est venue s’ajouter à ce concert de déclarations plutôt en faveur des participants à cette réunion où il fut question de blanchir l’équipe de France devenue la risée dans toute l’Europe à cause d’un trop grand nombre de Noirs. Des Noirs grands, costauds, puissants, immatures, terrorisant des gamins apeurés et en plus pas très intelligents dans le jeu.
Aujourd’hui, on apprend qu’une pétition soutenant le sélectionneur circule actuellement à l’initiative d’un certain Patrick Guillou, ancien footballeur. Parmi les 50 signataires de la pétition, on trouve les footballeurs Emmanuel Petit et Dominique Rocheteau, mais aussi des handballeurs comme Jackson Richardson et Thierry Omeyer et aussi des rugbymen comme Marc Lièvremont, Emile Ntamack ou encore Jacques Brunel. Au regard de tous ces soutiens, il ne fait aucun doute que l’actuel entraîneur des Bleus sera blanchi. Tout comme tous ceux qui faisaient partie de cette réunion du 08 novembre 2010, où il fut question de bouter hors de la sélection française les Noirs. Ces bâtards de la république qui n’ont pas la bonne couleur de peau.

Un comité de soutien à Laurent Blanc

Sur une idée de l’ancien footballeur professionnel Patrick Guillou, issu du Centre de droit et d’économie du sport de Limoges, plusieurs personnalités du sport français ont créé un comité de soutien à Laurent Blanc et François Blaquart, le Directeur technique national (DTN) de la FFF. Selon des informations du Parisien, le communiqué précise qu'il ne "saurait être question de les sanctionner, ni de les clouer au pilori", après l'affaire des quotas qui secoue le football français depuis deux semaines.

Parmi les 50 signataires de la pétition, on trouve les footballeurs Emmanuel Petit et Dominique Rocheteau, mais aussi des handballeurs comme Jackson Richardson et Thierry Omeyer et aussi des rugbymen comme Marc Lièvremont, Emile Ntamack ou encore Jacques Brunel.

dimanche, mai 08, 2011

Un CRS accusé de racisme à l'encontre d'une journaliste de TF1

Ah bon ! depuis quand ils font travailler des Noirs à TF1 ?" Voilà ce qu'aurait déclaré un CRS à une journaliste de TF1, mercredi 4 mai, à Paris. Une remarque raciste qu'a dénoncée, jeudi, la Société des journalistes de la chaîne dans un communiqué.


"En marge d'une opération d'évacuation d'un immeuble occupé rue Bolivar à Paris, notre collègue journaliste reporter d'images Florice Houngbo s'est vu interdire d'exercer son métier simplement à cause de sa couleur de peau", écrit la SDJ.

INTERDITE D'ACCÈS

"Florice avait été missionnée par notre rédaction pour couvrir l'événement. Sur place, tous nos confrères sans exception avaient été autorisés à se rendre au point presse. Tous, sauf notre collègue de TF1 : les CRS chargés de filtrer les entrées lui en ont interdit l'accès", explique le communiqué.

"Florice a alors demandé des explications. Pas de réponse. Un CRS présent sur place lui demande pour qui elle travaille. Elle répond : 'TF1.' Celui-ci lui dit alors : 'Ah bon ! depuis quand ils font travailler des Noirs à TF1 ?' A aucun moment elle ne s'est montrée agressive ou hautaine à l'encontre des policiers. Elle s'est clairement identifiée, montrant son badge professionnel."

"PROFONDÉMENT CHOQUÉE"

Pour la SDJ, la journaliste, qui est "profondément choquée", "a pris la bonne décision : pour ne pas envenimer les choses, elle n'a pas répondu et a malgré tout tenté de faire son travail". "Elle a fait son métier, elle n'a pas cherché à envenimer les choses, a assuré de son côté à l'AFP Catherine Nayl, directrice de l'information de TF1. Elle a appelé son chef de service qui a débloqué la situation, et elle a ensuite pu faire normalement son travail."

Le porte-parole du PS, Benoît Hamon, a condamné "le comportement inadmissible dont a été victime la journaliste"et demandé jeudi au ministre de l'intérieur Claude Guéant de "diligenter une enquête et, dans l'attente, de suspendre le CRS mis en cause". "Le Parti socialiste attend du gouvernement sur ce dossier la même intransigeance, la même fermeté que celle qu'il réclame aux forces de l'ordre dans la lutte contre la délinquance", selon le communiqué.

"Nous ne sommes pas encore saisis de cette affaire, mais, si nous le sommes, nous diligenterons une enquête et nous en tirerons toutes les conséquences", a indiqué jeudi la préfecture de police de Paris (PP), contactée par l'AFP.

Une enquête a été confiée mercredi à la police des polices. "Le ministère de l'intérieur souhaite que toute la lumière soit faite", a indiqué à l'AFP le porte-parole de la Place Beauvau, Pierre-Henry Brandet. "Si ces faits étaient avérés, des mesures seraient évidemment prises", a poursuivi le porte-parole.


Sources Lemonde.fr

jeudi, mai 05, 2011

Foot français : petits meurtres entre champions 98 sur fond de fracture raciale

La France black blanc beur c’est fini. Depuis l’éclatement de l’affaire des quotas, plusieurs joueurs de France 98 qui faisaient partie de cette équipe désormais légendaire s’écharpent de manière cocasse par médias interposés. D’un côté les supporteurs, tous blancs, de l’actuel sélectionneur qui estiment que Laurent Blanc n’est pas raciste. Lizarazu, Dugarry, sont de ceux là. Et de l’autre ceux qui condamnent les propos nauséabonds de tous ceux qui participaient à cette désormais réunion du 8 novembre, ce « conclave de la honte ». Ces derniers sont tous noirs. Thuram, Vieira sont de ceux là qui se sont vivement exprimés à ce sujet, au point de s'attirer les foudres de la bien pensance parisienne.

La presse franchouillarde, souvent hypocrite, a voulu orienté le débat sur la taupe de Médiapart oubliant volontairement de poser et de se poser les vraies questions. Peut-on accepter de tels propos de la part des représentants d’une aussi grande institution qui a vocation par ailleurs d’intégrer ?. Elle analyse cette affaire comme s’il s’agissait d’une simple affaire de « blancs » et de « noirs ». Comme en témoigne les propos de Dugarry qui a glissé une anecdote pour discréditer Thuram en rappelant que ce dernier avait voulu soi-disant prendre des photos avec des Noirs après la victoire des Bleus au mondial 98. Quel rapport ? Petit et Pathétique.

mercredi, mai 04, 2011

L’affaire des quotas : Mohamed Belkacemi ce héros !

Il est chargé du football dans les quartiers à la FFF. Qualifié de Taupe, l’intéressé s’en défend. Il reconnaît avoir bien enregistré la réunion du 8 novembre. « Pour témoigner en interne des propos inqualifiables que j’avais déjà entendus auparavant », dit-il ».



C’est lui par qui le scandale arrive. C’est lui qui a enregistré les propos scandaleux, nauséeux et nauséabonds du gratin français du foot sur la limitation des joueurs noirs dans les centres de formation et par ricochet dans la sélection française. Sans lui ce petit monde, bien propre sur lui, au dessus de tout soupçon jusqu’à hier, n’aurait pas été pris les mains dans le sac. Sans lui, ce petit monde aurait continué à sévir dans le milieu du foot français en commettant leurs forfaits sans jamais s’inquiéter. Désormais c’est chose faite. L’on savait que la haine couvait sous la cendre après le fiasco des Bleus en juillet 2010 en Afrique du sud. Mais cela restait de l’ordre du soupçon.


Aujourd’hui, les masques sont tombés. Lepen n’est plus le seul raciste connu de France et de Navarre. Chaque recoin de l’Hexagone regorge d’esprits lepénisés jusqu’à la moelle. Foot, partis politiques, télévision, administrations, Lepen est partout. Il peut s’incarner dans n’importe quel gaulois même le plus insoupçonnable.

Mais la vraie question de taille reste de mise. Que vont-ils faire de cette vermine qui gangrène le milieu du foot français. Si les dirigeants français sont courageux, ils ne pourront pas éviter le nettoyage de leurs écuries footballistiques. Mais si comme d’habitude ils se contentent des « petits tapes dans le dos », alors la France perdra toute crédibilité envers ses citoyens qui n’ont pas la bonne couleur de peau.

Mais d’ores et déjà saluons le courage de cet homme, Belkacémi, qui a sans doute pris des risques considérables pour sa carrière en dénonçant cette bande d’hypocrites au sein de la fédération française. Il faut le soutenir avant que les esprits grincheux ne le livrent à la vindicte publique. Encore merci Belkacémi, ton nom rejoint celui des grands héros qui ont lutté et luttent contre ce fléau le racisme.

mardi, mai 03, 2011

L'affaire des quotas : les propos de Laurent Blanc, ça sent le vraiment le roussi...

Erick Mombaerts: François (Blaquard, ndlr), ça mérite quand même
qu’on débatte, ne serait-ce que trois minutes. Tu as évoqué les statistiques sur les derniers résultats de l’Institut national du football (à Clairefontaine, ndlr): 4 internationaux A français (sélectionnés en équipe de France, ndlr), 26 internationaux étrangers. 20 ou 26….


Laurent Blanc: Ça, ça me choque.


Erick Mombaerts: Ça nous choque.


Laurent Blanc: Plus qu’autre chose.


Erick Mombaerts: Est-ce qu’on s’attelle au problème et on limite l’entrée du nombre de gamins qui peuvent changer de nationalité? Oui? Non? Donc, auquel cas, on est obligé de le faire sous le coude. C’est-à-dire on est obligé de le faire… Mais est-ce qu’il faut le faire. Je pense que tout le monde doit être concerné, là. Laurent, qu’est-ce que t’en penses?


Laurent Blanc: Moi j’y suis tout à fait favorable. Sincèrement, ça me dérange beaucoup. Ce qui se passe dans le football actuellement, ça me dérange beaucoup. A mon avis, il faut essayer de l’éradiquer. Et ça n’a aucune
connotation raciste ou quoi que ce soit. Quand les gens portent les maillots de l’équipe nationale des 16 ans, 17 ans, 18 ans, 19 ans, 20 ans, Espoirs, et qu’après ils vont aller jouer dans des équipes nord-africaines ou africaines, ça me dérange énormément. Ça, il faut quand même le limiter. Je dis pas qu’on va l’éradiquer mais le limiter dans ces pôles-là…
Erick Mombaerts: Donc il faut 30%? Un tiers de gamins qui peuvent changer (de nationalité, ndlr)?
Laurent Blanc: Ou alors tu les fais passer par des critères différents de sélection. Il n’y a qu’à voir les centres de formation. Même le pôle Paris. Tu vois toujours les mêmes gens parce qu’ils répondent toujours aux mêmes critères de sélection.


François Blaquart: On peut baliser, en non-dit, sur une espèce de quota. Mais il ne faut pas que ce soit dit. Ça reste vraiment que de l’action propre. Bon voilà, on fait attention. On a les listes, à un moment donné…


Erick Mombaerts: Il faut qu’on s’attaque au problème, quand même!


Laurent Blanc: Moi c’est pas les gens de couleur qui me posent un problème. C’est pas les gens de couleur, c’est pas les gens nord-africains. Moi j’ai aucun problème avec eux. Mais le problème, c’est que ces gens-là doivent se déterminer et essayer qu’on les aide à se déterminer. S’il n’y a – et je parle crûment – que des blacks dans les pôles (de jeunes, ndlr) et que ces blacks-là se sentent français et veulent jouer en équipe de France, cela me va très bien.

Francis Smerecki: J’entends bien, mais si on enlève tous ces gens-là ? ! Si le mec a envie d’être international, c’est quand même normal qu’il aille vers un pays où il va pouvoir jouer. Je pense que c’est humain quand même. T’as été joueur de très haut niveau, Laurent. Si tu n’avais pas pu jouer en équipe de France…


Laurent Blanc: J’aurais pas demandé à jouer ailleurs. C’est aussi simple que ça.


Francis Smerecki: Non mais y en a. Et on peut reconnaître que c’est humain de vouloir jouer.
Laurent Blanc: Je le reconnais. Mais il ne faut pas que ce soit tous les joueurs qui puissent faire ça. Parce que tous les blacks, si tu enlèves les Antillais, ils ont des origines africaines. Donc, africaines, ils vont pouvoir aller dans une équipe africaine.


Francis Smerecki: Les Polonais, quand on est arrivé, on était blanc, et puis la France a eu cette influence polonaise. Et puis ça nous a quand même servis. Aujourd’hui, les règlements ont évolué. Les blacks aujourd’hui, parce que ça a été l’Afrique, et on est fautifs quand même parce qu’on a été les chercher quelque part par wagons entiers. Et aujourd’hui, on voudrait s’en séparer?


Laurent Blanc: J’ai pas dit s’en séparer.


Francis Smerecki: Ben si, quelque part, puisque certains avancent le nombre de 30%. C’est qu’on veut s’en séparer, d’une manière ou d’une autre. Il faut être concret. Le deuxième point, c’est que si tous ces gens-là, blacks ou beurs, ou autres, on les enlève, est-ce qu’il va nous rester une division?


Erick Mombaerts: On ne veut pas les enlever! Les clubs pros, ils peuvent les prendre. Ils se répartissent! Là on parle des structures fédérales. Nous on travaille pour le football français, on ne travaille pas pour les sélections étrangères.


Francis Smerecki: Et en même temps que tu travailles pour le football français, tu travailles pour l’équipe de France et aussi pour les clubs. Le football français, c’est pas que l’équipe de France! Mais aujourd’hui, ceux-là, si on les enlève… je sais pas


Francis Smerecki: Ecoute, moi, ce qui me gêne sur le fond, c’est (qu’il y a) celui qui a la possibilité d’être français-français et d’aller avec Laurent, et celui, parce qu’il n’a pas assez d’aptitudes et de talent pour aller avec Laurent et qui va aller dans un autre pays, et c’est celui-là que vous voudriez éliminer. C’est impossible.


François Blaquart: C’est pas forcément l’éliminer.


Francis Smerecki: Le limiter? Ça veut dire que vous allez garder lesquels? Les blancs? Les moins bons?
Erick Mombaerts: Ça ne te choque pas que l’INF ait sorti quatre internationaux français et 26 internationaux
étrangers? Est-ce qu’on peut pas basculer un petit peu. Basculer.
Francis Smerecki: Attends, vous allez pas prendre « Dédé » pour plus con qu’il l’est. Les bons jeunes blancs, s’il avait eu un jeune talentueux blanc, il aurait pris, non?

Laurent Blanc: On veut pas éliminer les étrangers, pas du tout, mais faire en sorte que les pôles Espoirs ou les pôles de la DTN testent sur des critères mieux définis pour pouvoir attirer d’autres personnes, parce que si on a toujours les mêmes critères, y aura toujours les mêmes personnes. Et plus ça va, plus ça va être encore davantage. Parce que je suis sur les terrains tous les samedis, je vois quelques centres de formation: on a l’impression qu’on forme vraiment le même prototype de joueurs: grands, costauds, puissants. Qu’est-ce qu’il y a actuellement comme grands, costauds, puissants ? Les blacks. Et c’est comme ça. C’est un fait actuel. Dieu sait que dans les centres de formation, dans les écoles de football, ben y en a beaucoup. Je crois qu’il faut recentrer, surtout pour des garçons de 13-14 ans, 12-13 ans, avoir d’autres critères, modifiés avec notre propre culture. Je vais vous citer les Espagnols: ils n’ont pas ces problèmes-là. Ils ont des critères de jeu qui sont très précis, à 12-13 ans.


Erick Mombaerts: C’est ça le projet.


Laurent Blanc: Avec notre culture, notre histoire, etc. Les Espagnols, ils m’ont dit: « Nous, on n’a pas de problème. Nous, des blacks, on n’en a pas. »


Erick Mombaerts: Mais Laurent, le phénomène que tu évoques, c’est tellement ancré chez nous que les petits gabarits blancs qui sont dans les pôles Espoirs, les clubs pro me les laissent sur les bras. Ils ne les prennent pas, n’importe comment, même si c’est des bons joueurs!


Laurent Blanc: Les clubs ils auront toujours leurs critères de sélection. Ça tu pourras pas… Même si en formant des éducateurs, tu vas pouvoir peut-être à la longue changer un petit peu les choses, ou influencer un peu. Mais c’est surtout dans les pôles qu’il faut avoir ces critères-là. Un participant sort de ses gonds et rappelle qu’un bon joueur est efficace quelle que soit sa couleur de peau, rouge ou blanche, sa taille, grande ou petite.


Laurent Blanc: Oui, mais en ce moment tu n’as pas le choix puisque tu as toujours le même stéréotype de joueurs, tu exagères. Je vois les centres de formation, je les vois de Bordeaux, des cités, et tu as toujours le même stéréotype de joueurs, je suis désolé ! Tu vas aller au centre de formation de Bordeaux, tu vas prendre les joueurs, mais des petits bons joueurs, tu n’en auras pas. Donc il faut inciter.

Erick Mombaerts: Est-ce qu’on peut essayer de proposer avant la fin de l’année un projet, quelque chose de différent, bon pas fondamentalement différent, mais qui va être force de projet. Dire: voilà on va s’attaquer à ça. Bon, on a compris aussi qu’on a besoin d’ouverture, de proposer quelque chose et qu’on peut s’attaquer à quelques croyances bien établies, notamment le jeu, hein, le jeu, au détriment peut-être de l’individu. Mais le jeu, forcément,ça va être d’intégrer d’autres types de joueurs. Parce que le jeu, c’est l’intelligence, donc c’est d’autres types de joueurs. Donc tout est lié, tout est lié!