samedi, novembre 08, 2014
Willy Sagnol et les joueurs africains : NON, l'affaire n'est pas close...
jeudi, novembre 14, 2013
mardi, mars 06, 2012
Un clip de l’Union européenne jugé raciste retiré
jeudi, janvier 26, 2012
dimanche, décembre 04, 2011
Une église chasse les couples mixtes
Une petite église américaine vient de voter une résolution qui vise à interdire l'entrée du culte par les couples de race différente. Cette résolution qui fait d'ores et déjà scandale aux Etats-Unis a été votée ce dimanche dans une église du Kentucky. Celle-ci stipule que les couples interraciaux ne peuvent ni devenir membres de leur communauté ni bénéficier d'une fonction dans le culte. Elle a été approuvée par neuf voix contre six. Le reste des fidèles a préféré s'abstenir de voter.
Cette résolution provoque un tollé au pays. Nombreux sont ceux qui accusent cette communauté de racisme. Des propos que réfutent l'ancien pasteur de cette église baptiste. "Je n'ai de préjugés contre aucun peuple et je n'ai d'ailleurs jamais parlé en mal d'une quelconque race", indique-t-il.
Selon une fidèle, cette décision surprenante ferait suite à la visite de sa fille et de son compagnon africain il y a quelques mois. La jeune femme qui chantait lors des célébrations avait été chassée du culte juste après.
Une plainte a donc été déposée et cette résolution devrait être examinée ce weekend par la conférence régionale des églises qui ne pourra cependant rien imposer au pasteur de cette communauté. (CB)
Sources http//www. 7sur7.be 02/12/11 16h56
mardi, octobre 25, 2011
LES VRAIES RAISONS DE LA GUERRE CONTRE LA LIBYE ET L'AFRIQUE
Une tribune de Jean Paul Pougalalundi, août 22, 2011
Nivea retire une pub jugée raciste
La marque de cosmétique Nivea a retiré vendredi une publicité aux États-Unis jugée raciste à la suite de pression d’internautes, lit-on sur L’express. La publicité destinée aux hommes montrait un homme noir sur le point de jeter son "ancienne" tête, coiffée d’une coupe afro et avec une barbe hirsute. Le visuel s’accompagne du slogan"re-civilisez-vous" qui a choqué les internautes, d’autant que la même publicité, représentant un homme blanc dans la même posture, ne porte pas la même injonction. Le groupe allemand Beiersdorf, qui détient l’entreprise s’est excusé. "Nous sommes vraiment désolés. [...] Dès que nous nous sommes rendus compte du problème, nous avons retiré la campagne. [...] Notre marque représente les valeurs de diversité, de tolérance et d’égalité des chances." jeudi, avril 28, 2011
Scandale foot : Les français veulent écarter les noirs et arabes de leur équipe nationale

Le foot français accusé de vouloir écarter les noirs et les arabes
Selon le site Mediapart, la Fédération française de football envisage d'ériger en règle le principe de quotas discriminatoires dans les centres de formation.
La Fédération française de football (FFF) est-elle sur le point d'institutionnaliser le principe de quotas discriminatoires dans les centres de formation et les clubs de foot du pays ? C'est ce que révèle le site Internet Mediapart, jeudi 28 avril, dans une longue enquête intitulée "Foot français: les dirigeants veulent moins de noirs et d'arabes".
Selon le site Mediapart, la Fédération française de football envisage d'ériger en règle le principe de quotas discriminatoires dans les centres de formation.
Selon Mediapart, l'objectif de la Direction technique nationale (DTN) "est de limiter, en les triant dès l'âge de 12-13 ans, le nombre de joueurs français de type africains et nord-africains."
Des consignes en ce sens auraient d'ores et dèjà été données à des responsables de centres de formation, comme l'Institut national français (INF), à Clairefontaine dans les Yvelines, assure également le site d'information.
"Pour ces quotas discriminatoires", précise Mediapart, "la proportion de 30% a même été avancée, le 8 novembre 2010", par le directeur technique François Blaquart lors d'une réunion de la DTN.
Laurent Blanc, également présent à cette réunion, se serait dit "favorable" à cette proposition.
Pour justifier une telle mesure, la DNT avancerait plusieurs arguments. Le premier : trop de joueurs bi-nationaux, formés en France, vont ensuite faire les beaux jours d'une équipe étrangère.
L'autre explication fait froid dans le dos. Elle serait "d'ordre morphologique" et concernerait en priorité les "blacks".
"En un mot", résume Mediapart, "il y a trop de grands noirs athlétiques et pas assez de petits blancs qui ont l'intelligence du jeu dans le foot français."
Contacté mercredi 27 avril, François Blaquart a indiqué à Mediapart : "Dans toutes les discussions, il y a des positions qui peuvent être considérées comme excessives, c'est l'objet de tout débat. Mais en aucun cas, il n'est sorti de décision".
Egalement contacté, Laurent Blanc n'a pour sa part pas donné suite aux sollicitations de Mediapart, qui maintient "l'intégralité de ses informations et l'exactitude des propos rapportés".
Et le site d'information de conclure en citant l'article premier de la Constitution française : la République "assure l'égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d'origine, de race ou de religion.
Sources Cameroonvoice
mercredi, décembre 22, 2010
Halle Berry dénonce le racisme à Hollywood
Dans une interview accordée au magazine Hollywood Reporter l'actrice de 44 ans revient sur le racisme présent à Hollywood. De quoi ternir les paillettes !Halle Berry, première actrice afro-américaine à remporter un Oscar en 2001, partage l'affiche du Hollywood Reporter avec Sidney Poitier, le premier acteur noir à avoir été oscarisé en 1963. Dans cette interview, l'actrice de 44 ans revient sur les discriminations raciales qui règnent encore à Hollywood. L'arrivée du cinéma en couleur dans les années 70 n'a pas changé les esprits. Se faire une place dans le temple du 7ème art n'est toujours pas évident quand on est noir. L'élection de Barack Obama n'y changera rien !
"Il y avait des rôles que je voulais vraiment jouer, et j'ai dû écouter des producteurs me dire 'Nous ne voulons pas une black pour ce rôle-là parce que si elle est noire, ça change toute l'histoire...qui seront alors leurs parents ?... Ça devient un film de black, et qui ira le voir ?" déclare Halle Berry devenue malgré ça une star du cinéma. L'actrice avoue que ces considérations ont eu une répercussion sur sa propre vision des choses : "en tant que jeune femme noire, c'est triste à dire, mais je n'avais pas une image positive de ce qu'étaient les hommes noirs". De quoi entacher le glamour Hollywoodien.
Ces discriminations n'ont pas entamé le moral de Halle Berry qui déclaire que "voir un homme comme Sidney Poitier avec sa grâce et sa dignité m'a vraiment inspirée." Après des débuts difficiles, l'actrice a gagné le cœur du public et de la critique. Avec un Oscar pour le film A l'ombre de la haine et même un rôle de James Bond Girl, Halle semble désormais bien loin de ces propos racistes. En 2011, elle sera à l'affiche de Dark Tide de Kate Mathieson et Frankie & Alice de Geoffrey Sax. On l'annonce aussi dans le prochain film de Garry Marshall aux côtés de Sarah Jessica Parker et Zac Efron. Tout roule pour Halle !
Johanna BARTOLO - le 18/12/2010 - 17h24
Sources Plurielles.fr
mardi, décembre 21, 2010
Libération crache sur Gbagbo, Henry et Anelka

Le journal bobo fait le coup de trois nègres à cramer sur le gril du journalisme de caniveau. C’est par ce genre de « Une » que l’on s’enfonce tous les jours. Libération n’est pas à sa première tentative. Déjà en août 2008, ce même torchon, avait traîné dans la boue Lilian Thuram. Je vais finir par croire qu’une négrophobie bon teint sévit à Libération.
samedi, octobre 30, 2010
Gabon : des Européens expulsés pour racisme envers des Noirs
Plusieurs Européens qui travaillent dans le secteur pétrolier à Port-Gentil, capitale économique du Gabon, ont été expulsés fin septembre/début octobre du territoire national pour racisme avéré, rapporte le journal l’Union dans sa livraison de jeudi.
Parmi ces expatriés reconduits aux frontières, le journal cite entre autres, Sharon Lyndah Bayliss, ex-directeur administratif et financier à la compagnie KCA Deutag, récidiviste car ayant déjà écopé d’une expulsion assortie d’une interdiction de séjour au Gabon. « Il se murmure que des complicités dans le milieu du pétrole et au sein des forces nationales de sécurité auraient facilité son retour au Gabon », rapporte le quotidien.
Autre expulsée, madame Corinne Fizz, directeur administratif et financier chez Weatherford , pour "racisme et discrimination à l’endroit des autres employés de la société".
On signale également que Vincent Perez qui exerce à SGSI, compagnie fondée par Perez père, aurait été expulsé pour "propos outrageants envers les autorités".
"Des sous-hommes"
Selon l’Union, le fléau raciste et la ségrégation sont très perceptibles dans la capitale économique du Gabon. "Certains snack-bars et des restaurants, dont les plus célèbres San Lorenzo et le Ranch , sont des milieux où l’entrée d’un Noir est considérée par les autres clients Blancs comme une intrusion", précise le journal.
Ce qui étonne les Gabonais dans cette histoire est que les expatriés, notamment les Européens, mènent une existence tranquille au pays. Ils sont acceptés et personne ne les dérange. "Mais malgré la proclamation de la fin de l’esclavage et de la colonisation, ils continuent à considérer les Noirs comme des sous-hommes" s’est indigné Arsène Sema, jeune gabonais.
Rappelons que lors de la dernière grève lancée par l’organisation nationale des employés du pétrole (Onep), il y a quelques mois, les responsables de cette structure syndicale avaient demandé au gouvernement de faire partir les expatriés des sociétés pétrolières, estimant que bon nombre d’entre eux (Blancs) travaillent dans l’illégalité. Et ce sont eux, selon les employés, qui occupent la plupart des postes à responsabilité.
sources : afrik.com
jeudi, octobre 28, 2010
France : Un colloque révisionniste, négationniste et négrophobe sur le Yovodah
En France, malgré le vote de la loi Taubira en 2001 reconnaissant la traite atlantique et l’esclavage comme crime contre l’humanité, il se trouve encore une certaine engeance scientifique parrainée de surcroît par le CNRS à revenir sur les faits clairement établis. Depuis la publication du torchon scientifique de Pétré Grenoulleau, il se répand, au pays des droits de l’homme, un parfum de négationnisme à propos de la tragédie des africains déportés outre atlantique et dans l’océan indien. Comme si le crime à lui seul ne suffisait pas, il fallait aussi achever l’homme noir en niant le crime et en imputant la responsabilité aux africains. En tout cas c’est le sens et l’esprit d’une manifestation pseudo scientifique qui se tiendra en mai 2011 au titre puant un négationnisme négrophobe. D’ores et déjà, le Négropolitan appelle tous ceux qui se reconnaissent dans le combat que nous menons, historiens et intellectuels à saisir leur plume pour dénoncer ce qu’il convient de considérer comme une entreprise pseudo scientifique de falsification de l’histoire dont le contenu biaisé et tendancieux reste un acte de guerre lancé à tous les descendants d’esclaves qui souffrent encore du martyr de leurs aïeux. Voici le contenu nauséabond. Jugez-en par vous-même. A ce rythme, on écrira bientôt que le code noir est issu des lois africaines spécifiques à l'esclavage interne. Et les brigands européens sont en réalité venus sauver les victimes en les déportant vers les Amériques et l'Océan indien. Elena Vezzadini
Reply-To: H-NET List for African History and Culture
To: H-AFRICA@h-net.msu.edu
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X-posted from H-West Africa
From:
Date: Fri, 22 Oct 2010 11:12:54 -0000 (UTC)
------------------
Date: Fri, 22 Oct 2010 10:54:17 +0200
From: Nathalie Collain
Subject: CFP: Esclavages, traites, travail contraint en Afrique : logiques
politiques et dynamiques sociales
________
Colloque "Esclavages, traites, travail contraint en Afrique :
logiques politiques et dynamiques sociales"
3èmes rencontres atlantiques du Musée d'Aquitaine
Bordeaux, France, 12-14 mai 2011
Colloque coordonné par le CIRESC (Centre International de Recherches sur
les Traites et les Esclavages, Acteurs, Systèmes et Représentations) (GDRI
CNRS), le Musée d¹Aquitaine, le Centre d'étude d'Afrique noire (CEAN),
l¹Université Montesquieu-Bordeaux IV, l¹Université Paris Diderot et le
laboratoire Sedet
En Afrique, le discours sur l¹esclavage occulte généralement plusieurs
réalités, en particulier la dimension africaine du phénomène : il se
concentre sur les traites atlantiques et, dans une moindre mesure, sur les
traites sahariennes et celles de l¹Océan indien. L¹intrusion des Etats
dans la spécification, la codification et la gestion des traites
permettent d¹expliquer la polarisation de l¹analyse sur certains acteurs
institutionnels et étatiques. Si la responsabilité européenne est établie,
les traitants du Maghreb et du Moyen-Orient sont, eux, mis en procès,
tandis que la culpabilité des acteurs africains est occultée sinon
refusée. L¹opinion largement partagée est que le continent a plus subi
qu¹il n¹a été acteur des traites, soulignant ainsi la dimension marchande
et l¹inégalité des échanges. L¹esclavage en Afrique, se réduit de ce fait,
surtout, aux traites transatlantiques et transsahariennes et, dans une
moindre mesure, aux conditions de mise en servitude : capture, transport,
etc..
L¹historiographie, après l¹essor des études quantitatives ayant pour
corollaire les débats sur les conséquences démographiques et leur impact
sur le développement du continent africain, s¹intéresse maintenant à la
place des esclavages dans les sociétés africaines et leur effet dans la
construction des identités. Ces recherches oscillent, d¹ailleurs, entre
études monographiques, thématiques et analyses de données sur des temps
conjoncturels laissant voir une variété de situations comme les mouvements
de population sur le continent, la violence avec son lot de guerres, de
razzias et de rapts.
Les recherches en cours montrent qu¹à la fin du XVIIIe siècle, la pression
des abolitionnistes et les luttes des esclaves eux-mêmes en Afrique ou aux
Amériques ont provoqué un tournant majeur dans la réglementation et ont
abouti à l¹interdiction du commerce des êtres humains aux niveau
international et national au XIXe siècle. Certes, les États coloniaux se
sont dotés alors d¹un arsenal juridique répressif, mais les nouveaux
statuts juridiques des populations africaines n¹ont pas empêché
l¹exploitation par le travail forcé. Différentes formes de sujétion
apparaissent alors indispensables au modèle économique de la colonisation
qui prend place et s¹accompagne de spoliation de terres, d¹exploitation à
outrance des richesses naturelles et de mise en place d¹infrastructures
pour l¹évacuation des produits. La coercition prend le pas sur le salariat
libre et donne naissance à une jurisprudence dans les colonies nouvelles.
Le travail forcé supplée alors à l¹esclavage. De cette longue et large
assimilation du travail salarié à la mise en position d¹esclave émerge une
durable confusion entre l¹entrée dans la modernité renforcée par les
imaginaires religieux et les agendas des potentats locaux. Cette
situation, assez bien documentée par certains administrateurs coloniaux et
écrivains voyageurs, sous le couvert de l¹apostolat du travail censé «
tirer les indigènes de l'indolence et de la barbarie », est faite de
réquisitions, de conditions de travail abominables sur les chantiers, les
exploitations agricoles, forestières et minières, de rapines et d¹autres
artifices du patronat pour se soustraire à ses obligations légales.
La naissance des Etats modernes africains avec l¹accession à la
souveraineté des anciens territoires coloniaux au XXè siècle ne dissipe
pas les situations d¹asservissement. Bien que la plupart des États aient
signé les conventions internationales sur l¹abolition de l¹esclavage et du
travail forcé, transposé en droits nationaux les différents traités
relatifs à la suppression de l¹esclavage, et introduit le principe
d¹égalité des citoyens, les situations d¹esclavage moderne perdurent dans
les faits. Les organisations humanitaires font le procès des avatars de
l¹esclavage que sont le servage, la mise en gage pour dettes et leurs
corollaires, les traites des femmes ou de main-d¹¦uvre infantile. C¹est
dans les constructions sociales et identitaires que l¹esclavage apparaît
en creux. Ainsi, son empreinte touche la sphère religieuse ou domestique
(la « cinquième épouse » chez certains musulmans sahéliens), sociale (la
transmission par héritage) ou politique (remise en cause de la
citoyenneté, disqualification de compétiteurs).
Dans ce contexte, le colloque s¹assigne un double objectif : celui de
faire l¹état de la recherche en cours sur les esclavages et les traites
internes à l¹Afrique et celui de rendre compte des perspectives de
recherches avec une mise en débats de l¹historiographie sur l¹Afrique. Il
s¹agira d¹analyser et de comparer la dimension sociale des esclavages et
des traites, la législation et le traitement des esclaves africains ou sur
le continent africain ainsi que les formes de l¹esclavage moderne. On
s¹interrogera sur l¹introduction de la question de l¹esclavage dans les
textes juridiques, les lois et les traités internationaux au sein des pays
africains et des instances communautaires ou internationales. Derrière
cette institution de la servitude, il s¹agira d¹analyser les enjeux
socio-politiques et les représentations que l¹on se fait à la fois du/sur
le continent africain.
Proposition de communication
Les organisateurs du colloque favorisent la diversité des approches et des
formats de présentation. Les résumés des communications d¹une page maximum
devront parvenir au plus tard le 10 novembre 2010 accompagnés d¹un court
CV (6 lignes au maximum) et mentionnés l¹institution de rattachement et
une adresse électronique valide.
Les communications devront être soumises aux organisateurs le 28 février
2011 au plus tard, selon les normes de présentation communiquées
ultérieurement afin de permettre leur édition électronique.
Le colloque se déroulera à Bordeaux (France), dans le cadre des « 3èmes
rencontres atlantiques du Musée d'Aquitaine". Le détail des activités
élaborées en partenariat avec le Musée d¹Aquitaine, le Centre d'étude
d'Afrique noire (CEAN), le Rectorat et l¹Inspection Académique sera
disponible en ligne sur les sites du musée d¹Aquitaine, du CIRESC, du
Rectorat d¹Aquitaine et de l¹Inspection Académique de Gironde, du CEAN et
du laboratoire Sedet.
Contact : Prière de transmettre vos propositions de communications à :
Nathalie Collain, (secrétariat scientifique)
Centre International de Recherches sur les Esclavages CNRS, EHESS
Bureau 21, EHESS, 105, boulevard Raspail 75006 Paris, France
tel : +33-(0)1-53-63-51-60 - +33-(0)6-27-59-61-53
nathalie.collain@ehess.fr
mardi, octobre 19, 2010
Guerlain: mise en demeure du CSA
Le Conseil supérieur de l'Audiovisuel (CSA) a adressé aujourd'hui à France 2 une mise en demeure pour "non-maîtrise de son antenne" après les propos racistes sur "les nègres" tenus par Jean-Paul Guerlain la semaine dernière, a annoncé l'autorité de régulation.
Interrogé vendredi par Elise Lucet, dans le JT de France 2, sur la création du parfum Samsara, Jean-Paul Guerlain avait répondu : "Pour une fois, je me suis mis à travailler comme un nègre. Je ne sais pas si les nègres ont toujours tellement travaillé, mais enfin...".
La mise en demeure, adressée au groupe France Télévision pour France 2, est le troisième niveau de réprimande du CSA qui peut adresser d'abord une simple lettre, puis une mise en garde et enfin une mise en demeure.
Dans le cas où une deuxième mise en demeure pour le même manquement est adressée à une chaîne, une procédure de sanction est alors engagée. Les sanctions peuvent aller d'une simple amende à une suspension de l'autorisation d'émettre de la chaîne.
Les représentants nègres aux abonnés absents
Même si le CRAN a appelé « le groupe LVMH à prendre ses distances avec les propos nauséabonds de Jean-Paul Guerlain » et « envisager de déposer plainte contre Jean-Paul Guerlain sur le fondement de l’incitation à la haine raciale », la réaction est arrivée bien tard. Si cela avait concerné d’autres communautés et que ses propos avait été tenus par un Nègre, le même Cran aurait fait plus vite que Lucky Luck pour bien se faire voir dans les médias.
Chapeau à Audrey Pulvar
C’est la seule à avoir réagi à ce qu’elle a qualifié de «crachat, que ce très distingué Monsieur Guerlain a jeté à la figure non pas seulement de tous les Noirs d'aujourd'hui, mais surtout, cher Monsieur Guerlain, sur la dépouille des millions de morts, à fond de cale, à fonds d'océan, déportés de leur terre natale vers le nouveau monde». Avant d’ajouter « On a bien cherché, on a bien attendu pendant tout le week-end, dans la bouche de tous ces responsables politiques, un début de condamnation, d'émoi, d'indignation (...). En France, on peut donc prononcer des paroles racistes à une heure de grande écoute, sur un média national sans qu'aucune grande voix, politique, intellectuelle ou artistique ne s'en émeuve».
Sources AFP
lundi, février 01, 2010
UMP : l'affiche de trop après la Burqua et l'identité nationale ?

samedi, novembre 28, 2009
Pérou : Lima s'excuse auprès des Afro-Péruviens pour des siècles de discrimination

LIMA, Pérou — Le gouvernement du Pérou s'est excusé samedi pour la première fois auprès de sa population afro-péruvienne, pour des siècles d'abus, d'exclusion et de discrimination.
La discrimination contre les Péruviens noirs existe toujours et est "une barrière pour le développement au niveau social, économique, du travail et de l'éducation", précise le gouvernement dans une résolution.
Selon la ministre chargée de la condition de la femme et du développement social, Nidia Vilchez, le gouvernement espère que ses excuses contribueront à promouvoir la "vraie intégration de toute la population multiculturelle du Pérou".
Cette résolution a été publiée samedi dans le journal officiel "El Peruano".
Les ancêtres des Afro-Péruviens, des esclaves des conquérants espagnols, sont arrivés pour la première fois au Pérou XVIe siècle. Aujourd'hui, ils représentent 10% des 28 millions d'habitants du pays.


