
lundi, avril 26, 2010
Delphine II revient. Attention, elle déménage

France : une loi contre la « burna » ?

Depuis quelques jours, la « communauté des mémés » de France est en colère. Et pour cause, le chef de l’Etat français, Nicolas Sarkozy s’est prononcé pour l’interdiction du port de la burna, traduire « vieille culotte de mémé » qui ne laisse entrevoir aucun détail des parties génitales de la femme. Autant dire que cette culotte qui « voile tout » posait sérieusement la question de l’indignité du sexe faible, et par la même occasion celle de l’intégrisme de certaines « vieilles peaux » encouragées par le club des « pépés » moustachus. A l’ère du string et de la dictature de « tous à poil », comment peut-on tolérer un tel vêtement, qui plus est, menace les libertés de la femme et remet sérieusement en cause le principe de l’égalité des voyeurs que nous sommes devenus sous l’effet des lois de la permissivité sociétale ambiante ?
La « burna » menace t-elle le string ?
Les industriels du string et les représentants des promoteurs de la « société du spectacle » réunis au sein du collectif « Montrer moi ce cul… non ce sein que… », ne cachent plus leur satisfaction. Leur combat a enfin abouti. La burna souvent opposé au string n’aura plus droit de cité dans les lieux publics, et ceci à l’approche de l’été. Autant dire que celui-ci sera Show. Car nos plages de France et de Navarre seront nettoyées au kärcher pour faire de la place à la ficelle provocante et libérée. C’est l’opération « fesses à l’air », un acquis de la laïcité séculaire qu’il nous faut préserver et célébrer.
« Ô my God »
Si le string est une prescription consumériste au nom de la libération sexuelle de la femme occidentale, la « burna » elle revendique sa filiation céleste. Les mémés se veulent exemplaires devant leur « Dieu-alèse ». Car il protège et il est confortable. Pas question de livrer le corps aux regards vicieux dopés par un matraquage médiatique soumis aux exigences de la publicité mondaine. Le « tous à poil » à laquelle la société consumériste nous contraint est un leurre, mieux un jeu de dupes, destiné à arranger les affaires des intégristes du monétarisme reconvertis dans le national-ripoublicanisme.
mardi, février 02, 2010
"Tout lieu habité par des Africains est maudit" dixit un diplomate Haïtien
Le tremblement de terre est « bon » pour Haïti parce que grâce à lui « nous sommes plus connus », déclare le diplomate. Il ajoute que « tout lieu habité par des africains est maudit », selon ce que rapporte le correspondant du quotidien espagnol El Pais à Rio de Janeiro.
Ignorant que les microphones étaient ouverts, le diplomate s’est laissé aller peu avant d’accorder une interview. Georges Samuel Antoine assimile la mort soudaine de près de 200.000 personnes et la destruction d’innombrables biens à un bon catalyseur de publicité.
Selon lui, la cause du séisme du 12 janvier est à chercher dans la pratique du vaudou. Les Haïtiens et Haïtiennes « pratiquent tant le vaudou qu’ils ne comprennent plus ce que cela représente. L’africain en soi est porteur de malédiction », renchérit-il.
Au Brésil où les pratiques vaudou existent également sous la forme du Macumba, l’on s’attend à ce que le gouvernement haïtien prenne position contre ces propos considérés comme une injure au peuple haïtien et aux Africains.
Georges Samuel Antoine a présenté des excuses, tout en affirmant que ses propos ont été mal interprétés. Le diplomate, qui vit au Brésil depuis 35 ans, a également prétendu ne pas maitriser le Portugais.
lundi, février 01, 2010
UMP : l'affiche de trop après la Burqua et l'identité nationale ?

jeudi, janvier 28, 2010
Tiger Woods rattrapé par sa "négritude" ?

Après avoir renié longtemps ses origines nègres (né d’un père afro-américain et d’une mère d’origine asiatique), Tiger Woods a toujours refusé de se caser comme il est d’usage aux Etats-Unis. Soit l’on est caucasien soit l’on est machin-américain. Il faut choisir. Lui se disait « je ne suis ni l’un ni l’autre ». Très bien.
Sauf que les préjugés ont la vie dure surtout aux Etats-Unis où l’on croyait, avec l’élection de barack Obama, à l’installation d'une société postraciale. Tiger Woods vient donc de l’apprendre à ses dépens. Lui qui se prenait pour autre chose avec un zeste d’ailleurs de condescendance. D’aucuns diront que c’est le pognon qui transformait sa tête en citrouille. Mais la mégalomanie est le propre des stars. Woods n’est pas une exception. En revanche, l’addiction au sexe, c’est dit-on un truc de « black ??? ». Hi hi.
Aujourd’hui, notre richissime flambeur découvre sur les mêmes journaux qui l’avaient encensé au temps de sa splendeur qu’il n’est rien d’autre qu’un nègre. En plus avec la terrible réputation d’être une bête sexuelle. Le sportif qui aime par-dessus tout « les blondasses » est en ce moment en cure de soins pour addiction à la « chose là » pour paraphraser le fessologue de Black Bazar (1).
Roman d’Alain Mabanckou.
dimanche, janvier 24, 2010
mardi, janvier 19, 2010
Les Haïtiens dans le malheur, des dirigeants africains en plein délire

lundi, janvier 18, 2010
Quand Raphaël Confiant traite les Martiniquais de "sous merdes"…
Jamais à Cuba (communiste), ni à Barbade (capitaliste), ni à Saint-Domingue (social-démocrate), on ne verrait le pays bloqué durant plus d’un mois à cause d’une grève générale. JAMAIS! Au bout d’une semaine, les forces de police ou l’armée débloqueraient les routes, rouvriraient les commerces et entreprises, rétablirait la libre circulation des personnes et des marchandises. Il n’y a que dans ces colonies de consommation que sont la Martinique, la Guadeloupe et la Guyane qu’une telle chose est possible. Dans ces OVNI politiques, le Papa Blanc autorise ses chers enfants nègres à brailler, défiler, réclamer, exiger autant qu’ils le veulent. De toute façon, personne ne mourra de faim! Il les autorise même à proclamer que «le pays leur appartient désormais» et que le temps de la "profitation" est fini et bla-bla-bla… Le Papa Blanc se marre. Ses enfants nègres ne sont pas sérieux. Ils ne croient pas un mot à ce qu’ils disent. D’ailleurs, pourquoi ont-ils «déboulé» en février, mois du carnaval, et pas en octobre ou en novembre? La preuve: quand on leur organise une consultation pour savoir s’ils seraient prêts à entamer un tout petit début de commencement d’autonomie, ils battent aussitôt en retraite comme des "crabes-c’est-ma-faute". Oublié le "Péyi-a sé ta nou!"! Aux orties les rodomontades du genre "Jou nou ké ajounou pòkò wè jou"! Tout le monde aux abris! 73% de "NON" en Guyane et 80% en Martinique. Donc si l’on comprend bien, les mêmes qui ont défilé et braillé en février pour faire plier l’État «colonialiste» votent aujourd’hui comme un seul homme pour rester à jamais enlacés dans les bras de ce même état colonialiste. Français jusqu’ad vitam aeternam, voilà ce qu’ils veulent être et rester! À ces gens, je dis: allez vous faire foutre! À ce peuple, je dis qu’il n’est qu’une sous-merde, un ramassis d’aliénés, d’alimentaires et de lâches. Une tâche sur la carte du monde, une salissure. Un étron. Je comprends pourquoi vous ne voulez ni de l’autonomie et encore moins de l’indépendance. Dans un Martinique libre, comme à Cuba, à Barbade ou à Saint-Domingue, jamais vous n’auriez été autorisés à foutre la merde et à bloquer tout le pays pendant plus d’un mois. Vous avez raison: restez français jusqu’à la fin des temps et continuez à brailler et à manifester régulièrement pour que le Papa Blanc vous accorde 200 euros d’augmentation de salaire et n’augmente pas le prix de l’essence, même si le cours du brut augmente sur le marché mondial. Adieu (ou plutôt "Au Diable!")…
Raphaël Confiant
Sources Zinfo974.com
mercredi, janvier 13, 2010
Haïti : le calvaire de Canaan
Et le sort frappa de nouveau Haïti. Jamais un pays n’avait concentré sur son territoire autant de maux inqualifiables. Famine, SIDA, Corruption, et aujourd’hui, le séisme. Comme s’il fallait ajouter un mal de plus à cette longue liste. Bien sûr, par pudeur, nous serons brefs. Point besoin d’étaler des mots qui ne serviront pas à décrire les maux qui décrivent le chaos haïtien. D’ores et déjà, le Negropolitan s’associe à la douleur des Haïtiens et leur fait part de son soutien dans cette dure épreuve. dimanche, janvier 10, 2010
vendredi, janvier 08, 2010
CAN 2010 : des joueurs togolais mitraillés au Cabinda
Le car transportant l'équipe nationale du Togo a été mitraillé à la frontière angolaise. Deux joueurs sont blessés. Thomas Dossevi était dans le bus de la délégation togolaise lorsque le véhicule a été attaqué par des rebelles à l'entrée de la frontière angolaise. «On a été mitraillé, alors qu'on était pourtant encadré par deux cars de policiers, nous a raconté l'attaquant de Nantes. Il y a eu deux joueurs et des dirigeants blessés». Les deux joueurs en question sont le gardien du GSI Pontivy, Kodjovi Obilalé, et le défenseur du Vaslui FC, Serge Akakpo. Parmi les autres blessés figureraient le chauffeur du bus, un entraîneur adjoint, un médecin de la délégation et un journaliste qui accompagnait la sélection. Sur RMC, un autre joueur togolais, le Grenoblois Romao, a parlé de sept blessés au total.
Le Togo ne veut plus jouer
Ce grave incident devrait remettre en question la participation du Togo à la CAN et plus globalement le déroulement de la compétition en elle-même. «On ne réfléchit pas encore aux recours possibles, mais c'est vrai que personne n'a envie de jouer. On n'en est pas capable». L'attaquant dit «penser avant tout à l'état de santé de (ses) blessés parce qu'il y avait beaucoup de sang répandu sur le sol. Pour l'instant, on n'a pas trop de nouvelles sinon qu'ils sont partis dans divers hôpitaux. Dans ces cas-là, on pense à nos proches, aux gens qu'on aime parce qu'on aurait vraiment pu y rester...»
Selon RMC, l'attaque a eu lieu vers 15h15, alors que le car des joueurs venait de pénétrer dans l'enclave de Cabinda, l'un des quatre sites de la 27e édition de la compétition continentale africaine où doivent évoluer les quatre équipes du groupe B (Togo, Côite d'Ivoire, Ghana, Burkina Faso). Le car avait quitté plus tôt Pointe-Noire, au Congo Brazzaville. Les témoins ont précisé que l'attaque a été très brutale. La délégation s'est protégée en se couchant dans le car dont toute la partie avant a été prise pour cible. - E. T.
Sources : sfr.fr
dimanche, décembre 20, 2009
mardi, décembre 15, 2009
Scoop : l’assassin de Dadis Camara est-il protégé par la France ?

mardi, décembre 08, 2009
Connaissez-vous la Halde ?
Voici sa composition. Cette orgasisation est censée s'occuper de la lutte contre les discriminations. Chercher l'erreur. Une telle composition est impensable dans les pays anglosaxons.
dimanche, décembre 06, 2009
Identité nationale : nouvelle provocation d'Eric Zemmour
samedi, décembre 05, 2009
Copenhague : un sommet pour les riches sur fond de conscience tranquille du Citoyen du Nord.
Au moment où s’ouvre à Copenhague, le sommet mondial sur le Climat, quelque part en Afrique des multinationales occidentales sont à pied d’œuvre. Celles-ci sont engagées dans l’exploitation frénétique et sans conditions des ressources énergétiques du Continent noir, ceci dans le mépris total des règles élémentaires de respect de l’humain et de l’environnement. Les cris d’orfraie de certains responsables européens et des différentes organisations mondiales engagées dans la lutte verte ressemblent bien au bruit que fait le tam tam dont, on sait, le cul complètement à l’air.Ainsi, depuis plus de dix ans, la RDC, l’ex-Zaïre, est un pays à feu et à sang au nom du bien être des citoyens du Nord. Si ce n’est pas le coltan qu’il faut aller y chercher (utilisé dans la micro-informatique), c’est un autre minerai qu’il faut à tout prix arracher à la terre congolaise qui n’est plus qu’un champ de ruines et de cadavres en putréfaction. Pas plus loin de Kinshasa, la terre aussi se venge jetant des millions d’Africains sur les routes de l’exode. La sécheresse pointe son nez sur la Corne de l’Afrique (23 millions de personnes menacées de famine, nous en parlions ici), alors que le lac Tchad, un des principaux du Continent, compte désormais ses gouttes d’eaux. Dans le même temps, Chinois et Français, s’attaquent aux arbres du deuxième poumon de la planète après l’Amazonie, à savoir, la forêt équatoriale qui est aussi l’habitat des Pygmées. Au nom de la croissance et de la course effrénée au monétarisme. Et pendant ce temps, le citoyen du Nord pense à remplir son caddie en prenant les deux roues pour bien se faire voir…et le dirigeant corrompu du sud à s’en mettre plein les poches avant de s’exiler dans un paradis fiscal avec sa dixième épouse au postérieur bien chargé tel un « pousse pousse » rempli de marchandises.
L’esprit de clocher, ne pas voir plus loin que les seules frontières de l’Occident, domine la vision des pays riches qui ne pensent qu’à leurs intérêts égoïstes. Mais il y a aussi un au-delà de l’Europe, des Etats-unis. Cet au-delà se nomme l’Asie, l’Afrique, l’Amérique du sud. Dans ces parties du monde, des hommes et des femmes sont les premières victimes au quotidien de la folie de l’homme moderne vanté par les publicités mercantiles lénifiantes qui le poussent à toujours plus de consommation. Toujours dans la démesure, et en instaurant une société du caddie. Remplir le caddie, voilà à quoi se résume la vie de ce citoyen du Nord qui trouve désormais le bonheur non plus dans le pré, mais dans la forêt interminable des gadgets à consommation.
Sauf que tout cela a un prix. Consommer plus ne va pas sans la destruction de la planète. Consommer plus ne va pas sans l’exploitation des plus démunis. Consommer plus ne va sans le massacre de l’Autre. Consommer plus ne va sans le maintien des dictatures et des fausses démocraties. Consommer plus ne va pas sans l’instauration d’un pseudo commerce équitable inéquitable qui profite toujours aux mêmes. Consommer plus ne va sans imposer des règles injustes au niveau du commerce international comme les APE (Accords de partenariat Economique EU et pays ACP). Ainsi de suite…
Le vélo c’est bien, mais il ne résoudra pas le problème. Le recyclage des déchets c’est bien, mais celui-ci non plus ne le résoudra point. Les énergies renouvelables ou énergies propres produisent aussi autant de déchets et de nuisances. Les solutions sont donc globales. Les pays du Nord doivent réapprendre à leurs citoyens à vivre dans le souci de leur voisin du sud. A moins gaspiller, à moins dépenser, à partager. Ils doivent cesser de ne penser qu’à eux. A leur petit bonheur d’enfants gâtés nourris à la petite cuillère du consumérisme sauvage. Ce sont leurs excès qui sont en partie responsables de la destruction de la planète. La lutte pour la sauvegarde de la planète ne peut se faire sans stopper l’obésité économique des pays du Nord.
http://www.boosterblog.com
jeudi, décembre 03, 2009
lundi, novembre 30, 2009
Islam : de quoi les pays européens ont-ils peur ?

De quoi les Occidentaux ont-ils peur ? De la menace islamiste ? De l’endoctrinement des citoyens de confession musulmane ? Du prosélytisme présumé de la religion mahométane ? D’une colonisation religieuse qui ne dit pas son nom ? De la crise des vocations dans le catholicisme ? De la chute de la fréquentation des églises ? Des valeurs islamiques qui seraient incompatibles avec les principes occidentaux ?
Que cache cette focalisation presque pathologique sur les symboles de la religion islamique ? L’islam rejouerait-il un nouvel épisode de la postcolonisation ? En réalité, ce spectacle ridicule de vomissement des symboles mahométans traduit davantage une fébrilité des démocraties occidentales. Une fébrilité à laquelle s’ajoute le fait que les pays occidentaux font face désormais à leurs propres contradictions. Les principes universels de liberté n’ont pas été édifiés pour tous les êtres humains. Le principe d’indifférence aux différences rencontrerait donc des limites dès qu’il s’agit de l’islam. Qui plus est dans un contexte de montée incontrôlable de l’islamisme radical.
Toutefois, il ne faut pas tomber dans un excès de politiquement correct. Les Suisses ont parfaitement le droit de refuser des minarets. Même s’ils sont ridicules en faisant cela. Car la construction d’une église dans les pays arabo-musulmans n’est même pas envisageable. Donc qualifier d’intolérance religieuse cette votation suisse ne serait pas très sérieux, compte tenu de la réalité des libertés religieuses dans les pays musulmans.
La plaisanterie, consistant à faire de Charles Martel le passeur à Poitiers, à moitié, des musulmans, est en train de se transformer en cauchemar pour les politiques européens. L’heure est donc grave. L’épouvantail du « choc des civilisations » brandi par Samuel Huntington, il y a quelques années, n’est plus seulement un fantasme, voire un délire de quelques extrémistes des partis xénophobes d’Europe. Même le petit peuple s’en mêle. De quoi s’inquiéter demain pour le vivre ensemble.
samedi, novembre 28, 2009
Brader l'Afrique, une plaisanterie enfantine qui devient réalité

La multiplication d’achats ou d’affermages de terres africaines provoque des inquiétudes à travers le continent comme en dehors de l’Afrique. Le phénomène a fait les gros titres de la presse qui le dénonce sans ménagement.
Cette levée de boucliers s’explique par l’histoire du continent où les puissances coloniales et les colons étrangers s’emparaient arbitrairement des terres africaines et déplaçaient les populations qui y vivaient. Mais des considérations pratiques ont aussi une grande importance. Nombre de ces transactions se font sans contrôle, sans transparence, en l’absence de toute réglementation et sans garanties pour l’environnement ni pour la protection des petits paysans contre la perte de leurs droits d’usage coutumiers sur ces terres.
Des millions d’hectares en jeu
L’importance des surfaces concernées a aggravé les inquiétudes. Le projet d’affermer 1,3 million d’hectares à la société sud-coréenne Daewoo a été un facteur clé dans la mobilisation qui a abouti à l’éviction du président malgache Marc Ravalomanana au mois de mars. Au Kenya, le gouvernement peine à surmonter l’opposition locale à la proposition de donner au Qatar le droit d’exploiter 40 000 hectares de terres dans la vallée de la rivière Tana en échange de la construction d’un port en eau profonde. L’Afrique est particulièrement ciblée par cette explosion de l’investissement agricole, car elle est perçue comme disposant de vastes ressources en terres et en main-d’œuvre, bon marché et disponibles, comme d’un climat favorable.
Une étude récente de l’Institut international pour l’environnement et le développement (IIED), estime que cinq pays (Éthiopie, Ghana, Madagascar, Mali et Soudan) ont à eux seuls cédé l’exploitation de près de 2,5 millions d’hectares de terres agricoles africaines à des entreprises étrangères. Des entreprises chinoises seraient en train de négocier des contrats portant sur 2,8 millions d’hectares en République démocratique du Congo (RDC), surfaces qu’elles destinent à des plantations de palmiers à huile, et sur 2 millions d’hectares en Zambie destinés à la culture du jatropha, une plante utilisée dans la production de biocarburant. Le Soudan a pour sa part accepté d’affermer 690 000 hectares à la Corée du Sud pour cultiver des céréales. Des sources suggèrent que l’exploitation de près de 6 millions d’hectares de terres agricoles a été ou est potentiellement assignée à des entreprises étrangères, ceci sans compter la proposition faite par la RDC à un syndicat d’agriculteurs sud-africains de leur affermer 10 millions d’hectares.
Perspectives favorables et risques
Ces transferts de terres massifs offrent à la fois des perspectives favorables au développement et des risques certains, déclaré à Afrique Renouveau Olivier De Schutter, Rapporteur spécial de l’ONU sur le droit à l’alimentation qui a écrit que bien que ces investissements offrent certaines perspectives de développement, ils représentent aussi une menace à la sécurité alimentaire et à d’autres droits humains élémentaires. “Les enjeux sont énormes”, a-t-il expliqué à Afrique Renouveau. Malheureusement, “ces contrats dans la forme sous laquelle ils ont été conclus jusqu’à présent ne présentent que des obligations très faibles pour les investisseurs.”
Cependant, pour les pays africains les bénéfices potentiels de ce genre de transactions sont séduisants. L’agriculture africaine attire rarement des investissements et une aide au développement importants – et la récession mondiale actuelle a encore raréfié les sources de financement extérieures – autoriser des sociétés et des gouvernements étrangers à exploiter de larges surfaces agricoles non cultivées peut apparaître comme un moyen de stimuler un secteur sous-développé et de créer de nouveaux emplois.
De nombreux analystes avertissent que dans les faits les bénéfices réels de l’investissement agricole se révèlent beaucoup plus faibles que ceux projetés.
Élaborer une approche stratégique
Ces analystes conseillent aux pays africains de placer les investissements fonciers étrangers dans la perspective stratégique du développement rural. Les deux parties doivent évaluer avec rigueur et réalisme la faisabilité, les bénéfices et les coûts de chaque projet spécifique. Comprendre clairement leurs effets sur le plan social et sur celui de l’environnement, y compris sur la sécurité alimentaire, est également crucial. Dans son rapport, M. De Schutter présente un certain nombre de recommandations concernant ces transactions foncières :
* Libre et complète participation à l’étape préliminaire de toutes les communautés concernées et leur accord collectif — pas uniquement celui de leurs dirigeants * Protection de l’environnement basée sur une évaluation approfondie qui fait la preuve de la validité environnementale du projet * Transparence totale et obligations claires et applicables pour les investisseurs accompagnées d’une législation définissant des sanctions appropriées selon les nécessités * Mesure de protection des droits humains, des droits des travailleurs, des droits fonciers et du droit à l’alimentation et au développement.
Un code de conduite pour les gouvernements qui accueillent les investissements et les investisseurs étrangers pourrait contribuer à ce que les transactions foncières bénéficient aux deux parties et aux communautés locales. M. De Schutter préfère lui mettre l’accent sur la législation internationale des droits de l’homme existante qui peut être appliquée aux grandes transactions foncières et pour forcer les États à respecter leurs obligations envers leurs citoyens
Quoi qu’il en soit, les spécialistes sont d’avis que les pays africains doivent avoir la volonté et la capacité de faire respecter la loi. “Il est vital de renforcer les capacités de négociation”, affirme M. De Schutter ; et pas uniquement les capacités de l’État, mais aussi celles des communautés locales et des parlements nationaux. Nombreux sont les observateurs qui pensent que cet objectif sera le plus difficile à réaliser.
Une analyse de Roy Laishley, Organisation des Nations Unies, Afrique Renouveau
Sources : afrik.com
Pérou : Lima s'excuse auprès des Afro-Péruviens pour des siècles de discrimination

LIMA, Pérou — Le gouvernement du Pérou s'est excusé samedi pour la première fois auprès de sa population afro-péruvienne, pour des siècles d'abus, d'exclusion et de discrimination.
La discrimination contre les Péruviens noirs existe toujours et est "une barrière pour le développement au niveau social, économique, du travail et de l'éducation", précise le gouvernement dans une résolution.
Selon la ministre chargée de la condition de la femme et du développement social, Nidia Vilchez, le gouvernement espère que ses excuses contribueront à promouvoir la "vraie intégration de toute la population multiculturelle du Pérou".
Cette résolution a été publiée samedi dans le journal officiel "El Peruano".
Les ancêtres des Afro-Péruviens, des esclaves des conquérants espagnols, sont arrivés pour la première fois au Pérou XVIe siècle. Aujourd'hui, ils représentent 10% des 28 millions d'habitants du pays.