L’arrivée des Chinois en Afrique apporte chaque jour son lot de consolation mais aussi de désolation. A l’image de la mort lente et à petit feu du business des célèbres femmes d’affaire de l’Afrique de l’Ouest. En effet, l’arrivée des produits chinois sur le marché africain déstabilise les petites affaires locales tout en engraissant les roitelets qui s’accrochent au pouvoir. Après le néocolonialisme politique et affairiste des Occidentaux, voici le temps de la colonisation économique chinoise. dimanche, novembre 21, 2010
Golfe du Benin : la fin des Mama BENZ ?
L’arrivée des Chinois en Afrique apporte chaque jour son lot de consolation mais aussi de désolation. A l’image de la mort lente et à petit feu du business des célèbres femmes d’affaire de l’Afrique de l’Ouest. En effet, l’arrivée des produits chinois sur le marché africain déstabilise les petites affaires locales tout en engraissant les roitelets qui s’accrochent au pouvoir. Après le néocolonialisme politique et affairiste des Occidentaux, voici le temps de la colonisation économique chinoise. Noirs célèbres et Princesses blanches
L’amour a ses raisons que la raison ignore. Pourquoi de nombreux hommes noirs préfèrent-ils les blanches ? Voilà une question qui ne laisse personne indifférent. Et pour cause beaucoup se la pose et se la poseront toujours. Dans les rues de Paris, et pas seulement, le phénomène est banal. Le couple mixte côtoie les couples « origine » black-black ou white-white. Mais notre regard sur cette mixité est autant teinté de voyeurisme coupable, de gêne, d’étrangeté, de mépris que d’admiration. Surtout lorsque les faits et gestes, de l’heureux couple qu’on épie insidieusement, à son insu, transpirent la complicité et l’amour dont on aimerait connaître les ingrédients de la recette.
Du Nègre Banania au Black…La célèbre pub banania connue pour se gausser du rire béat et niais du tirailleur sénégalais dégustant un bol de chocolat chaud serait, peu de gens le savent, l’épilogue d’une belle histoire d’amour entre un soldat venu des colonies et une blanche. Pourtant la célèbre pub a fait couler beaucoup d’encre et de salive jusqu’aux prétoires. C’était la première intrusion publique du Noir dans l’imaginaire français. Le sauvage puis l’indigène devenant le Nègre de Banania. Les deux guerres mondiales sont passées par là. Au lendemain de ces deux conflits meurtriers, les françaises découvrent les enfants de la colonie. Parmi eux les Noirs venus d’Afrique sud-saharienne et des îles. Leur courage dans les tranchées où ils ont servi de chairs à canon déride un peu leur image de sauvage et d’indigène auprès des Françaises et Français imbibés et pétris de culture raciste. Mais cette négrophilie bon teint reste souvent paternaliste à l’image de la célèbre publicité. C’est à ce moment précis que le Nègre pénètre dans le quotidien des Françaises. Alors il se raconte que le bon nègre est aussi l’amant de passage. Au bonheur des veuves et des célibataires du Paris sombre de l’après guerre.
La légende du sexe surdimensionnée…Il paraît qu’ils en ont une grosse. En même temps que s’installe le mythe du bon nègre c'est-à-dire souriant aimant la bamboula, une autre légende qui a encore la vie dure saisit la France. Le sexe surdimensionné des Nègres. Fantasme ou réalité, il se raconte que c’est en tout cas l’une des raisons pour lesquelles les blanches préfèreraient les Noirs. Au grand dam de leurs mâles dont la petitesse de « cette chose là » pour parler comme le Fessologue de Mabanckou n’arrive pas aux chevilles de celle des Nègres. Des chevilles qui alimenteront des blagues parfois sans saveur. Comme celle du président Mitterrand invitant son homologue Abdou Diouf à aller se soulager au bord de la seine ; le premier s’exclamant « que le fond de l’air est chaud » tandis que le second du haut de sa taille répliquera « le fond de l’eau aussi ».
Années 70’s : Le Nègre bon enfant ou l’amour bonne conscience
Mais petit à petit, l’installation progressive des Nègres dans la république postcoloniale après 1970, date de l’arrêt de l’immigration de travail banalise leur présence. Mais les clichés ont la vie dure. Le parfumeur Guerlain en sait quelque chose. Il se raconte que les Nègres sont des bons enfants. Il faut les sauver de la misère. Mais cette période des années post-68 est aussi celle du retour du paternalisme. S’afficher avec un Noir est parfois pris pour un acte militant. C’est l’époque de la naissance de l’humanitaire international avec son lot d’images de villages nègres à secourir croulant sous la famine et les guerres injustes. Biafra, Ethiopie, tout le monde s’en souvient.
Années 80’s : De l’United colors of Benetton à la suspicion
Les publicités benetton ont fait sourire et pleurer beaucoup de monde. Dans le prolongement de la philosophie humanitaire, on découvre l’égalité des races, la beauté de la diversité du monde. Bref we are the world. C’est le début de la banalisation des couples mixtes en France. Mais c’est aussi l’époque du black mic mac. La blanche ensorcelée trouvant refuge et consolation dans les bras de son marabout d’amant. Mais cette période inaugure aussi la suspicion jusqu’au début des années 90 sur les couples black and white. Les lois Pasqua sont passées par là. Mariage blanc, mariage de papiers etc. les noms d’oiseaux fusent partout pour qualifier les unions mixtes. Un vent de panique saisit même les autorités. Elles iront jusqu’à multiplier des mots d’ordres stigmatisant les Nègres. SIDA, SANS PAPIERS, etc. tout y passe.
Années 1990-2000 : du black mic mac au black bazarNous y sommes. Est-ce le début d’une ère nouvelle ? Les images du sidaïque et du sans papiers sont elles derrière nous ?. En tout cas, il se raconte dans la France de Sarkozy que le nègre est à la mode. Il serait aussi bon amant que viril et protecteur, n’en déplaise à Guerlain qui pense qu’il ne travaille pas encore assez. Chiche ! A l’opposé donc du mâle blanc, endurci dans le célibat, que les femmes blanches jugeraient narcissique, égoïste et préférant la masturbation à la place d’un bon coït à deux. Mais que recherchent au juste ces Nègres ténébreux dans les bras de leurs princesses blanches qu’ils ne trouvent dans l’architecture galbée du bois d’ébène ? Que recherchent les fils de cham ? Une vie de couple, une vie de famille, une vie de foyer ?
Des tabloïds trash anglo-saxons aux très sages magazines francophones, les couples mixtes envahissent les unes encore pâles des fanzines people. Même si dans ce domaine, il y a beaucoup de choses à dire. DE SEAL à TIGER WOODS en passant par Anthony Kavanagh, Tony Parker, Yannick Noah, Kanye West véritable amateur du « bois caucase » jusqu’au feu King of pop et même à nos chers roitelets du Contient à l'image de Abdou Diouf, les Nègres ne jurent que par elle ? Et si les Nègres étaient eux-mêmes maraboutés par la chaire blanche ? On évitera les spéculations au risque de se perdre dans des digressions sans fondement. Il n’y a qu’une enquête sociologique qui pourrait nous éclairer sur ce sujet.
Trophées des Arts Afro-Caribéens

mercredi, novembre 17, 2010
Franc-Maçonnerie : Intronisation d'Ali Bongo Odimba
No comment !
lundi, novembre 15, 2010
France : fin de la parenthèse de la « diversité » et retour aux origines

Out ! Rama et Fadela. Les deux rescapées du dernier remaniement ont été formidablement remerciées après de bons et loyaux services auprès du grand manitou de la France alias Nicolas Sarkozy. Un nouveau gouvernement moins coloré donc, mais très white white même si Marie Luce Penchard et Jeannette Bougrab font figure de pions exotiques dans cette équipe. A noter aussi la disparition d’un symbole de la gouvernance Sarkozy que représentait le désormais célèbre feu ministère de l’immigration et de l’identité nationale. Son porte-voix a du même coup rangé son tablier en le troquant contre des oripeaux de l’industrie moins bling bling.La fin de la diversité en politique…
Les blackettes ou beurettes ne seront pas de la partie finale. Fini l’exotisme. La bamboula est terminée. Retour à la case départ. Celle des anonymes invisibles. On le savait déjà que la diversité n’était qu’une stratégie marketing pour Nicolas Sarkozy et l’UMP pour s’attirer la sympathie des jeunes de banlieue et des français issus de l’immigration. En tous les cas, l’opération séduction a semble t-il bien réussi au regard du nombre croissant d’individualités des minorités visibles s’affichant avec l’étiquette UMP. Les socialistes qui ont longtemps joué avec les descendants d’immigrés en s’imaginant que leur vote leur été éternellement acquis vont s’en mordre les doigts. Peut être pour très longtemps même si on ignore encore les effets politiques de ces évictions très médiatisées des derniers représentants de la bamboulie en hautes sphères politiques.
Le retour aux origines…
Inutile de répéter ce qui se dit et s’écrit déjà ici et là. A savoir que ce gouvernement est un gouvernement replié sur la base à savoir sur les caciques du RPR. Le retour aux origines est donc clairement affiché, ceci en vue des élections de 2012. Cet objectif ne trompe personne et cela s’est fait au détriment des centristes dont la sortie laissera sans doute des traces. Car Borloo est parti humilié et son collègue Morin, sa sortie est restée plutôt discrète.
lundi, novembre 08, 2010
Mondial Escrime: une martiniquaise redore le blason des Bleus

"Avec la rage", la Martiniquaise Maureen Nisima est allée chercher la médaille d'or manquant à sa carrière après une seconde place en 2003 et une troisième place en individuel en 2007.
"Aujourd'hui, je gagne tout simplement parce que je devais avoir envie, bien plus envie que toutes les autres. Quelque part, il en était fini des accessits", a-t-elle déclaré.
Aujourd'hui, à l'en croire, "toute la Martinique avait fait le déplacement" au Grand Palais.
Vêtus de tee-shirts blancs arborant un "l love Mö", love écrit avec un coeur battant le rouge, sa bonne cinquantaine de supporters ne l'a pas lâchée une seule seconde derrière une banderole avec ces mots écrits en bleu-blanc-rouge "Yes, Mö can".
"Grâce à eux, aujourd'hui, je me suis sentie portée, je me suis sentie la plus forte. Je ne le serai, peut-être pas une autre fois alors je vais en profiter".
samedi, novembre 06, 2010
Le King of Pop aura son église en France
Selon RTL, les fans français de Michaal Jackson veulent créer une église pour vénérer sa mémoire.En effet, une association de Montargis dans le Loiret, va déposer ce mardi de nouveaux statuts pour se transformer en association cultuelle.
Myriam Walter, Présidente de l'association 'Une chapelle pour Michael', confie :"... On veut simplement permettre aux fans d'avoir des endroits pour pouvoir se recueillir... un chapelle... on n'est pas du tout une secte, on est une association qui recherche à être au plus près de Michael, c'est pour célébrer un culte... c'est une idole... beaucoup de fans le vénèrent comme un dieu..."
lundi, novembre 01, 2010
CÔTE d’Ivoire : Cas K.O pour qui ?

Mais d’ores et déjà félicitations pour la C.I. pour l’organisation de ce scrutin sans grand incident. Une campagne coûteuse : 2 milliards de FCFA. Une participation phénoménale : 80% d’électeurs se sont rendus aux urnes. Les ivoiriens n’ont pas fait dans la dentelle. Comme s’ils s’étaient tous donnés comme consigne : la paix avant tout. Mais celle-ci sera-t-elle au rendez-vous après la proclamation des résultats finaux ?. On le souhaite. Deux candidats désormais pour un fauteuil. Deux amis ou ennemis, deux anciens du sérail. Tous deux favorables à la préservation des intérêts français, l’autre inconnu de cette élection, invisible mais bien présente jouant les arbitres pour siffler les hors jeu et distribuer les bons points. La discrétion des autorités françaises qui avaient maille à partir avec le président sortant est peut être seulement l’eau qui dort et dont la profondeur peut nous réserver des surprises. En attendant le coup de sifflet final de ce duel, disons aux deux candidats, à « ado » alias Ouattara Alassane et au « boulanger » qui n’est autre que Gbagbo, eh les gars ne gâtez pas le coin deh !
Voici les résultats définitifs donnés par la CEI
1) Laurent GBAGBO: 38,03 %
2) Alassane OUATTARA: 32,08 %
3) Henri Konan BEDIE: 25,24 %
samedi, octobre 30, 2010
Gabon : des Européens expulsés pour racisme envers des Noirs
Plusieurs Européens qui travaillent dans le secteur pétrolier à Port-Gentil, capitale économique du Gabon, ont été expulsés fin septembre/début octobre du territoire national pour racisme avéré, rapporte le journal l’Union dans sa livraison de jeudi.
Parmi ces expatriés reconduits aux frontières, le journal cite entre autres, Sharon Lyndah Bayliss, ex-directeur administratif et financier à la compagnie KCA Deutag, récidiviste car ayant déjà écopé d’une expulsion assortie d’une interdiction de séjour au Gabon. « Il se murmure que des complicités dans le milieu du pétrole et au sein des forces nationales de sécurité auraient facilité son retour au Gabon », rapporte le quotidien.
Autre expulsée, madame Corinne Fizz, directeur administratif et financier chez Weatherford , pour "racisme et discrimination à l’endroit des autres employés de la société".
On signale également que Vincent Perez qui exerce à SGSI, compagnie fondée par Perez père, aurait été expulsé pour "propos outrageants envers les autorités".
"Des sous-hommes"
Selon l’Union, le fléau raciste et la ségrégation sont très perceptibles dans la capitale économique du Gabon. "Certains snack-bars et des restaurants, dont les plus célèbres San Lorenzo et le Ranch , sont des milieux où l’entrée d’un Noir est considérée par les autres clients Blancs comme une intrusion", précise le journal.
Ce qui étonne les Gabonais dans cette histoire est que les expatriés, notamment les Européens, mènent une existence tranquille au pays. Ils sont acceptés et personne ne les dérange. "Mais malgré la proclamation de la fin de l’esclavage et de la colonisation, ils continuent à considérer les Noirs comme des sous-hommes" s’est indigné Arsène Sema, jeune gabonais.
Rappelons que lors de la dernière grève lancée par l’organisation nationale des employés du pétrole (Onep), il y a quelques mois, les responsables de cette structure syndicale avaient demandé au gouvernement de faire partir les expatriés des sociétés pétrolières, estimant que bon nombre d’entre eux (Blancs) travaillent dans l’illégalité. Et ce sont eux, selon les employés, qui occupent la plupart des postes à responsabilité.
sources : afrik.com
jeudi, octobre 28, 2010
France : Un colloque révisionniste, négationniste et négrophobe sur le Yovodah
En France, malgré le vote de la loi Taubira en 2001 reconnaissant la traite atlantique et l’esclavage comme crime contre l’humanité, il se trouve encore une certaine engeance scientifique parrainée de surcroît par le CNRS à revenir sur les faits clairement établis. Depuis la publication du torchon scientifique de Pétré Grenoulleau, il se répand, au pays des droits de l’homme, un parfum de négationnisme à propos de la tragédie des africains déportés outre atlantique et dans l’océan indien. Comme si le crime à lui seul ne suffisait pas, il fallait aussi achever l’homme noir en niant le crime et en imputant la responsabilité aux africains. En tout cas c’est le sens et l’esprit d’une manifestation pseudo scientifique qui se tiendra en mai 2011 au titre puant un négationnisme négrophobe. D’ores et déjà, le Négropolitan appelle tous ceux qui se reconnaissent dans le combat que nous menons, historiens et intellectuels à saisir leur plume pour dénoncer ce qu’il convient de considérer comme une entreprise pseudo scientifique de falsification de l’histoire dont le contenu biaisé et tendancieux reste un acte de guerre lancé à tous les descendants d’esclaves qui souffrent encore du martyr de leurs aïeux. Voici le contenu nauséabond. Jugez-en par vous-même. A ce rythme, on écrira bientôt que le code noir est issu des lois africaines spécifiques à l'esclavage interne. Et les brigands européens sont en réalité venus sauver les victimes en les déportant vers les Amériques et l'Océan indien. Elena Vezzadini
Reply-To: H-NET List for African History and Culture
To: H-AFRICA@h-net.msu.edu
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X-posted from H-West Africa
From:
Date: Fri, 22 Oct 2010 11:12:54 -0000 (UTC)
------------------
Date: Fri, 22 Oct 2010 10:54:17 +0200
From: Nathalie Collain
Subject: CFP: Esclavages, traites, travail contraint en Afrique : logiques
politiques et dynamiques sociales
________
Colloque "Esclavages, traites, travail contraint en Afrique :
logiques politiques et dynamiques sociales"
3èmes rencontres atlantiques du Musée d'Aquitaine
Bordeaux, France, 12-14 mai 2011
Colloque coordonné par le CIRESC (Centre International de Recherches sur
les Traites et les Esclavages, Acteurs, Systèmes et Représentations) (GDRI
CNRS), le Musée d¹Aquitaine, le Centre d'étude d'Afrique noire (CEAN),
l¹Université Montesquieu-Bordeaux IV, l¹Université Paris Diderot et le
laboratoire Sedet
En Afrique, le discours sur l¹esclavage occulte généralement plusieurs
réalités, en particulier la dimension africaine du phénomène : il se
concentre sur les traites atlantiques et, dans une moindre mesure, sur les
traites sahariennes et celles de l¹Océan indien. L¹intrusion des Etats
dans la spécification, la codification et la gestion des traites
permettent d¹expliquer la polarisation de l¹analyse sur certains acteurs
institutionnels et étatiques. Si la responsabilité européenne est établie,
les traitants du Maghreb et du Moyen-Orient sont, eux, mis en procès,
tandis que la culpabilité des acteurs africains est occultée sinon
refusée. L¹opinion largement partagée est que le continent a plus subi
qu¹il n¹a été acteur des traites, soulignant ainsi la dimension marchande
et l¹inégalité des échanges. L¹esclavage en Afrique, se réduit de ce fait,
surtout, aux traites transatlantiques et transsahariennes et, dans une
moindre mesure, aux conditions de mise en servitude : capture, transport,
etc..
L¹historiographie, après l¹essor des études quantitatives ayant pour
corollaire les débats sur les conséquences démographiques et leur impact
sur le développement du continent africain, s¹intéresse maintenant à la
place des esclavages dans les sociétés africaines et leur effet dans la
construction des identités. Ces recherches oscillent, d¹ailleurs, entre
études monographiques, thématiques et analyses de données sur des temps
conjoncturels laissant voir une variété de situations comme les mouvements
de population sur le continent, la violence avec son lot de guerres, de
razzias et de rapts.
Les recherches en cours montrent qu¹à la fin du XVIIIe siècle, la pression
des abolitionnistes et les luttes des esclaves eux-mêmes en Afrique ou aux
Amériques ont provoqué un tournant majeur dans la réglementation et ont
abouti à l¹interdiction du commerce des êtres humains aux niveau
international et national au XIXe siècle. Certes, les États coloniaux se
sont dotés alors d¹un arsenal juridique répressif, mais les nouveaux
statuts juridiques des populations africaines n¹ont pas empêché
l¹exploitation par le travail forcé. Différentes formes de sujétion
apparaissent alors indispensables au modèle économique de la colonisation
qui prend place et s¹accompagne de spoliation de terres, d¹exploitation à
outrance des richesses naturelles et de mise en place d¹infrastructures
pour l¹évacuation des produits. La coercition prend le pas sur le salariat
libre et donne naissance à une jurisprudence dans les colonies nouvelles.
Le travail forcé supplée alors à l¹esclavage. De cette longue et large
assimilation du travail salarié à la mise en position d¹esclave émerge une
durable confusion entre l¹entrée dans la modernité renforcée par les
imaginaires religieux et les agendas des potentats locaux. Cette
situation, assez bien documentée par certains administrateurs coloniaux et
écrivains voyageurs, sous le couvert de l¹apostolat du travail censé «
tirer les indigènes de l'indolence et de la barbarie », est faite de
réquisitions, de conditions de travail abominables sur les chantiers, les
exploitations agricoles, forestières et minières, de rapines et d¹autres
artifices du patronat pour se soustraire à ses obligations légales.
La naissance des Etats modernes africains avec l¹accession à la
souveraineté des anciens territoires coloniaux au XXè siècle ne dissipe
pas les situations d¹asservissement. Bien que la plupart des États aient
signé les conventions internationales sur l¹abolition de l¹esclavage et du
travail forcé, transposé en droits nationaux les différents traités
relatifs à la suppression de l¹esclavage, et introduit le principe
d¹égalité des citoyens, les situations d¹esclavage moderne perdurent dans
les faits. Les organisations humanitaires font le procès des avatars de
l¹esclavage que sont le servage, la mise en gage pour dettes et leurs
corollaires, les traites des femmes ou de main-d¹¦uvre infantile. C¹est
dans les constructions sociales et identitaires que l¹esclavage apparaît
en creux. Ainsi, son empreinte touche la sphère religieuse ou domestique
(la « cinquième épouse » chez certains musulmans sahéliens), sociale (la
transmission par héritage) ou politique (remise en cause de la
citoyenneté, disqualification de compétiteurs).
Dans ce contexte, le colloque s¹assigne un double objectif : celui de
faire l¹état de la recherche en cours sur les esclavages et les traites
internes à l¹Afrique et celui de rendre compte des perspectives de
recherches avec une mise en débats de l¹historiographie sur l¹Afrique. Il
s¹agira d¹analyser et de comparer la dimension sociale des esclavages et
des traites, la législation et le traitement des esclaves africains ou sur
le continent africain ainsi que les formes de l¹esclavage moderne. On
s¹interrogera sur l¹introduction de la question de l¹esclavage dans les
textes juridiques, les lois et les traités internationaux au sein des pays
africains et des instances communautaires ou internationales. Derrière
cette institution de la servitude, il s¹agira d¹analyser les enjeux
socio-politiques et les représentations que l¹on se fait à la fois du/sur
le continent africain.
Proposition de communication
Les organisateurs du colloque favorisent la diversité des approches et des
formats de présentation. Les résumés des communications d¹une page maximum
devront parvenir au plus tard le 10 novembre 2010 accompagnés d¹un court
CV (6 lignes au maximum) et mentionnés l¹institution de rattachement et
une adresse électronique valide.
Les communications devront être soumises aux organisateurs le 28 février
2011 au plus tard, selon les normes de présentation communiquées
ultérieurement afin de permettre leur édition électronique.
Le colloque se déroulera à Bordeaux (France), dans le cadre des « 3èmes
rencontres atlantiques du Musée d'Aquitaine". Le détail des activités
élaborées en partenariat avec le Musée d¹Aquitaine, le Centre d'étude
d'Afrique noire (CEAN), le Rectorat et l¹Inspection Académique sera
disponible en ligne sur les sites du musée d¹Aquitaine, du CIRESC, du
Rectorat d¹Aquitaine et de l¹Inspection Académique de Gironde, du CEAN et
du laboratoire Sedet.
Contact : Prière de transmettre vos propositions de communications à :
Nathalie Collain, (secrétariat scientifique)
Centre International de Recherches sur les Esclavages CNRS, EHESS
Bureau 21, EHESS, 105, boulevard Raspail 75006 Paris, France
tel : +33-(0)1-53-63-51-60 - +33-(0)6-27-59-61-53
nathalie.collain@ehess.fr
mardi, octobre 19, 2010
Guerlain: mise en demeure du CSA
Le Conseil supérieur de l'Audiovisuel (CSA) a adressé aujourd'hui à France 2 une mise en demeure pour "non-maîtrise de son antenne" après les propos racistes sur "les nègres" tenus par Jean-Paul Guerlain la semaine dernière, a annoncé l'autorité de régulation.
Interrogé vendredi par Elise Lucet, dans le JT de France 2, sur la création du parfum Samsara, Jean-Paul Guerlain avait répondu : "Pour une fois, je me suis mis à travailler comme un nègre. Je ne sais pas si les nègres ont toujours tellement travaillé, mais enfin...".
La mise en demeure, adressée au groupe France Télévision pour France 2, est le troisième niveau de réprimande du CSA qui peut adresser d'abord une simple lettre, puis une mise en garde et enfin une mise en demeure.
Dans le cas où une deuxième mise en demeure pour le même manquement est adressée à une chaîne, une procédure de sanction est alors engagée. Les sanctions peuvent aller d'une simple amende à une suspension de l'autorisation d'émettre de la chaîne.
Les représentants nègres aux abonnés absents
Même si le CRAN a appelé « le groupe LVMH à prendre ses distances avec les propos nauséabonds de Jean-Paul Guerlain » et « envisager de déposer plainte contre Jean-Paul Guerlain sur le fondement de l’incitation à la haine raciale », la réaction est arrivée bien tard. Si cela avait concerné d’autres communautés et que ses propos avait été tenus par un Nègre, le même Cran aurait fait plus vite que Lucky Luck pour bien se faire voir dans les médias.
Chapeau à Audrey Pulvar
C’est la seule à avoir réagi à ce qu’elle a qualifié de «crachat, que ce très distingué Monsieur Guerlain a jeté à la figure non pas seulement de tous les Noirs d'aujourd'hui, mais surtout, cher Monsieur Guerlain, sur la dépouille des millions de morts, à fond de cale, à fonds d'océan, déportés de leur terre natale vers le nouveau monde». Avant d’ajouter « On a bien cherché, on a bien attendu pendant tout le week-end, dans la bouche de tous ces responsables politiques, un début de condamnation, d'émoi, d'indignation (...). En France, on peut donc prononcer des paroles racistes à une heure de grande écoute, sur un média national sans qu'aucune grande voix, politique, intellectuelle ou artistique ne s'en émeuve».
Sources AFP
lundi, octobre 18, 2010
Pièces à conviction ou pièces à élection
Des bagnoles qui brûlent, des échanges de tirs de mortier et de flash ball, des courses poursuites, des insultes qui fusent, des coups de feux par ici, des bombes lacrymo par là, des bandes de noirs désœuvrés au pied des immeubles taudis, des forces de l’ordre à bout de souffle. Un air de déjà vu. Nous ne sommes pas aux Etats-Unis, mais bien en France. C’est le magazine de reportage « Pièces à conviction » qui nous montre cette réalité après que ses équipes aient infiltré les quartiers sensibles de la ville de Grenoble et du désormais célèbre département du 93 . Enquête sur l’ultraviolence des jeunes, c’est le titre de ce document livré aux téléspectateurs le lundi 18 octobre 2010 en première partie de soirée. Vaste programme.Une série de reportages consacrée à l’ultraviolence. Et cela se passe dans les zones de non droit que sont devenues les banlieues. Mais la encore il faut mettre les guillemets. Phénomène social total au sens durkheimien ou épiphénomène concocté dans les salons de journalistes parisiens, en tout cas difficile de le savoir tant le ton dramatisant employé et les images sensationnelles l’accompagnant semblent confirmer une réalité surréaliste à laquelle même les policiers restent tout bonnement désemparés. Les flics justement, ils sont au cœur de ces reportages sensés décrire la dure réalité de leur métier et le malaise qui s’est emparé de la profession. Des témoignages en apportent la preuve images à l’appui. En face des bandes ethniques, noires. Des jeunes entre 14 et 18 ans, animés par une haine tenace contre les forces de l’ordre. Pourquoi cette haine ? Pourquoi ces face à face permanents entre deux entités adverses qui semblent se livrer une guerre permanente sans merci où tous les coups sont permis. Qui a tort qui a raison ? Pourquoi ces patrouilles infinies autour des immeubles délabrés ? Ces contrôles de police intempestifs ? Difficile de croire ces pièces à conviction. On s’apercevra plus tard qu’il s’agit en fait d’un ramassis d’images condensées pour les besoins d’un reportage sensées nous révéler la loi des bandes. Et pour cause, les reportages nous montrent des cités insignifiantes : Pierrefitte sur seine (93) et Villeneuve (38).
En 2007, Nicolas Sarkozy avait bénéficié, pour l’élection à la présidentielle, du soutien massif de la presse hexagonale sur fond d’une couverture abondante sur soi- disant l’insécurité en France. Un procédé bien connu et qui semble avoir profité à l’actuel locataire de l’Elysée qui apparaissait alors comme l’homme providentiel capable de restaurer l’ordre républicain dans les quartiers difficiles gangrénés par la mafia, les bandes ethniques et toute sorte de trafic de mauvais genre.Après un bon coup de rom estival dont on a du mal encore à se remettre, nous voilà de nouveau plongés dans la grisaille de l’automne avec son lot de bonnes nouvelles. Les grèves contre la loi sur les retraites sont sûrement passées par là.
Pièces à conviction n° 79
Lundi 18 octobre à 20h35
Jeunes contre policiers : la guerre a déjà commencé
reportage de Paul Labrosse, Véronique Véber, Denis Bassompierre, Noredine Tahar
Jeunes ultra violents : hors limites
reportage de Karim Baouz
Porter plainte ou se taire : la vie brisée des victimes
reportage de Karim Baouz
La Villeneuve à Grenoble : cité interdite
reportage de Willy Gouville et Guillaume Le Goff
dimanche, octobre 17, 2010
60 000 vierges défilent devant le roi du Swaziland

Cette année, il y avait près de 60 000 vierges, selon les chiffres officiels. Elles ont défilé à moitié nues devant tous les dignitaires du royaume, notamment le roi Mswati III, mais aussi devant le président Robert Mugabe du Zimbabwe et le chef d’Etat du Malawi Bingu wa Mutharika, président en exercice de l’Union africaine. Seules les jeunes filles sans enfant ni mari peuvent célébrer l’umhlanga, ou la cérémonie des roseaux. Pendant une semaine, les participantes, âgées de 8 à 22 ans, se sont retrouvées dans la Vallée du Ciel (Ezulwini).
Pendant sept jours, elles ont accompli différents rituels et ont notamment coupé des roseaux. Ce lundi 30 août, pour le dernier jour de ce grand rassemblement, les vierges ont dansé et chanté, les hautes branches attachées à leur taille. Il s’agit de remettre ces plantes à la reine mère pour l’honorer et de rebâtir ainsi, symboliquement, la Résidence royale.
Mais depuis quelques années, cette danse est aussi devenue l’occasion pour le roi de se choisir, éventuellement, une nouvelle femme. Selon la tradition, aucune fille ne peut refuser la demande en mariage du monarque.
Mswati III, le souverain polygame, né en 1968, compte déjà quatorze épouses. Il aurait donc pu en trouver une quinzième. Son père, Shobuza II, lui, avait laissé à sa mort, en 1982, plus de 60 veuves et 200 enfants.
Une expulsion de sans-papiers tourne au drame à Londres

La procédure de rapatriement en cours est presque routinière. Chaque année, 10 000 sans-papiers sont expulsés de Grande-Bretagne par avion, en charters pour certaines destinations (Iraq, Afghanistan, Nigeria, RDC), sur des vols commerciaux dans la majorité des cas.
Mais pour Jimmy Mubenga, le voyage ne se passe pas comme prévu. Ce sans-papiers angolais de 46 ans, père de cinq enfants, a épuisé tous les recours légaux pour rester au Royaume-Uni. Une fois dans l'avion, il tente de résister à l'inéluctable renvoi dans son pays d'origine.
« On pouvait entendre le type hurler à l'arrière de l'avion »
Le Guardian a reconstitué la scène, à partir du témoignage de plusieurs passagers. Deux d'entre eux racontent.
« On pouvait entendre le type hurler à l'arrière de l'avion. Il disait : Ils vont me tuer ! »
« Au début, sa voix était forte mais avec le temps, elle est devenue de moins en moins puissante. »
Jimmy Mubenga, plaqué contre son siège par les trois agents de sécurité, se plaint à plusieurs reprises de ne plus pouvoir respirer. Puis c'est le retour au calme dans l'avion. Un passager assis sur la même rangée témoigne.
« Les agents de sécurité ont vérifié son pouls, au cou et au poignet. C'est là qu'ils ont semblé un peu inquiets. »
L'avion, qui avait commencé le roulage vers la piste de décollage, fait demi-tour et revient à la porte d'embarquement. Une équipe médicale d'urgence monte à bord pour tenter de réanimer Jimmy Mubenga, puis décide de l'évacuer vers un hôpital.
Sans son passager, le vol 77 de British Airways peut s'envoler pour Luanda. Quelques instants plus tard, le décès de Jimmy Mubenga est officiellement constaté.
L'autopsie pratiquée n'a pas pu déterminer la cause du décès.
vendredi, octobre 15, 2010
Côte d’Ivoire : suspense jusqu’au bout
La fin du statut quo ?Peut être une lueur d’espoir au pays du cacao. La campagne pour l’élection présidentielle en Côte d’Ivoire vient d’être officiellement lancée aujourd'hui. Une dizaine de candidats vont battre campagne jusqu'au 31 octobre. Mais il y a seulement trois favoris : le président sortant Laurent GBAGBO, l’opposant Alassane OUATTARA et enfin l’héritier de Félix Houphouët-Boigny, Henri Konan Bédié.
Suspense jusqu’au bout
Si le président sortant a déjà indiqué qu’il se plierait au verdict des urnes, rien ne permet encore de croire à une issue heureuse de ce scrutin tant attendu et longtemps repoussé. En effet la situation au nord du pays est loin d’être stabilisée, car les rebelles n’ont jamais été désarmés. A cela s’ajoute, les effets encore palpables au sein de la population laissés par l’onde de choc du spectre de l’ivoirité. Autant dire que la Côte d’Ivoire n’est pas encore au bout du cacaoyer. Pourtant, l’ancien colonisateur, la France veille au grain depuis Paris et ne semble pas baisser la garde. Les relations entre les deux pays s’étant dégradées depuis les accords de Marcoussis, même si depuis quelque temps on a pu voir quelques signes de réchauffement. En tout cas, un signe que Paris n’a pas encore digéré l’insoumission de son ancien colonisé : Le conseil de sécurité de l’ONU vient de reconduire ses sanctions conte ce dernier. Mais seulement pour six mois.
jeudi, octobre 14, 2010
Sénégal - Haïti : back to roots version Wade

Cent soixante étudiants haïtiens, arrivés mercredi 13 octobre à Dakar par un vol spécial en provenance de Port-au-Prince, ont été accueillis en fanfare dans la capitale du Sénégal où ils sont invités à poursuivre leurs études, neuf mois après le séisme qui a ravagé Haïti.
Ces jeunes hommes et jeunes filles - qu'un jury sénégalais avait sélectionnés à Port-au-Prince, notamment après enquête de moralité et visite médicale - étaient tout sourire à leur descente d'avion. Pour l'occasion, ils avaient revêtu des tee-shirts blancs sur lesquels on pouvait lire: "Merci au président Wade et au peuple sénégalais".
"Sur la terre africaine de nos ancêtres"
Le chef de l'Etat Aboulaye Wade devait présider une cérémonie d'accueil, sur l'esplanade du Monument de la renaissance africaine. Sur la route de l'aéroport, des banderoles clamaient: "bienvenue sur la terre africaine de nos ancêtres!".
En janvier, Abdoulaye Wade avait déclaré vouloir favoriser la venue d'Haïtiens en Afrique, suite au séisme du 12 janvier qui avait fait plus de 250 000 morts à Haïti. Il l'avait présenté comme un retour des Haïtiens sur leur "terre natale", la majeure partie de la population d'Haïti étant composée de descendants d'esclaves venus du continent africain.
"Le président a tendu la main à des étudiants, pour accompagner Haïti dans la formation d'une élite", a déclaré mercredi 13 octobre le ministre sénégalais de la Communication, Moustapha Guirassy.
Les étudiants doivent être répartis dans différentes universités et bénéficier de bourses du même montant que les étudiants sénégalais.
AFP
lundi, septembre 27, 2010
Télésud : la chaîne panafricaine encore dans la tourmente
La chaîne panafricaine est de nouveau dans la tourmente. Depuis la rentrée, les rediffusions du célèbre rendez-vous quotidien Afro night étaient bel et bien un signe avant-coureur de quelque chose. Mais de quoi ? Difficile de le savoir. Depuis quelque temps, les langues commencent à se délier. Et pas des moindres. Un courrier récent, signé du directeur de l’information le journaliste Louis Keumayou, adressé à son patron Monsieur Beis, lève le voile de ce qui pourrait ressembler à une énième crise au sein de la chaîne panafricaine. Dans ce courrier que nous avons reçu par un bloggeur bien connu du net, il est fait état du manque de moyens donnés à l’équipe que dirige Keumayou, des salaires de misère et impayés et des divisions internes alimentées semble-t-il par l’équipe dirigeante. Déjà par le passé la chaîne avait été au cœur d’un imbroglio juridique qui avait précipité le départ de l’équipe historique de la chaîne. Inutile de revenir sur cet épisode difficile et presque navrant pour ce qu’il en est devenu de la chaîne. Il suffit de regarder les programmes de la chaîne d’une extrême pauvreté technique malgré le talent indéniable des journalistes.
dimanche, septembre 26, 2010
Envoyé spécial pris en flagrant délit de discrimination

mercredi, septembre 15, 2010
Etats-unis : la diversité française s'invite au Black caucus


