mardi, janvier 19, 2010

Les Haïtiens dans le malheur, des dirigeants africains en plein délire


Alors que nos frères déportés de l’île d'Haïti continuent de faire face à l’insurmontable tragédie, des voix sur le continent se font entendre. Parmi lesquelles, celle du président sénégalais Abdoulaye Wade qui veut offrir une patrie à nos frères des îles. "On les a déportés là-bas (...) sur cette terre inhospitalière. Ce n'est pas eux qui l'ont choisi (...) On peut les aider à la reconstruction, mais il faudrait leur créer une patrie en Afrique".Un son un peu étrange dans le concert des hommages rendus aux milliers de victimes. Dans le même temps, c’est le président de la RDC qui s’offre une publicité mondiale en promettant aux haïtiens un chèque de 2 millions de dollars, alors qu’il se montre incapable de guérir les maux de ses concitoyens livrés à eux-mêmes depuis des décennies. Ces initiatives pour généreuses qu’elles soient ne vont pas sans provoquer l’hilarité de plus d’un africain au regard de la situation quotidienne des millions d’Africains.

Mais de qui se moque t-on ? Voilà des chefs d’états qui dirigent des pays exsangues, minés par des conflits tribaux, la corruption et la bêtise généralisée sévissant comme un mal atavique incurable, se livrent à la spéculation et à la surenchère verbale sans aucune retenue. Comme si le malheur inqualifiable des haïtiens prêtait le flanc à toute sorte de tribunes. Comme s’il s’agissait d’un concours de pets de celui qui fera le plus de bruit. Dans l’histoire du Continent, il y a déjà eu des exemples de retour qui sont loin d’être des histoires d’enfants. En effet, le retour d’anciens esclaves libérés au Libéria s’est déroulé dans la douleur pour de multiples raisons qu’on ne citera pas ici. Ceci pour dire que la proposition de Monsieur Wade est tout simplement surréaliste, voire d’une bêtise inqualifiable.


Bien entendu nos frères déportés des îles peuvent revenir sur le Continent quand ils le veulent et où ils veulent. C’est leur terre avant tout, la terre de leurs ancêtres, leur vraie patrie. Mais c’est à eux de décider. Les Etats africains pourraient même mettre en place des passeports spéciaux pour tout déscendant d'escalve qui veut retourner sur la terre ancestrale. Toutefois, il faut faire remarquer que le problème haïtien, et d’une manière générale, le problème noir n’est pas une question géographique, ni migratoire. C’est une question ontologique qui dépasse la géographie, les frontières et les problématiques migratoires. Penser résoudre les problèmes des haïtiens par un simple changement de lieu d’habitation est non seulement d’une bêtise affligeante, mais c’est aussi un acte criminel. Autoriser une deuxième déportation, même dans le sens du retour, c’est refuser à l’homme noir la capacité à vivre, à survivre, à créer. Bref à se mouvoir dans le mouvement et le sens de l’Histoire. C’est une forme de renonciation qui ne sied qu’à des êtres faibles, sans ingéniosité, ni créativité comme les dirigeants africains incapables de transformer la terre de leurs ancêtres. C’est une forme de lâcheté, de couardise qui autorise à l’homme noir de fuir alors qu’il faut faire face. Pendant l’esclavage, les déportés ont montré de quoi ils étaient capables par le marronnage. Ils ont résisté face l’oppression, face à la mort qui n’était pas souvent loin. Et ce n’est pas un cyclone, un tremblement de terre qui fera fléchir l’homme noir partout où il est confronté à l’adversité, à l’oppression, à la répression, à la tyrannie, à la mort si imminente soit-elle.

lundi, janvier 18, 2010

Quand Raphaël Confiant traite les Martiniquais de "sous merdes"…

Raphaël Confiant est un militant martiniquais fervent défenseur de la cause créole et qui, à l'occasion du dernier référendum, s'est résolument rangé dans le camp des "pro article 74" prévoyant de donner une plus grande autonomie à la Martinique. C'est peu dire qu'il a mal digéré les 73% de "Non" en Guyane et 80% en Martinique. Il a donc utilisé sa plume pour s'en prendre violemment à ses concitoyens, allant jusqu'à les traiter de "sous merde", voire d'"étrons"... Un pamphlet publié sur le site montraykreyol.org sur lequel je vous incite à vous rendre si vous souhaitez lire les commentaires, écrits souvent dans un style aussi franc et aussi direct que celui de l'auteur... Nul doute qu'il vous fera aussi réagir...

Jamais à Cuba (communiste), ni à Barbade (capitaliste), ni à Saint-Domingue (social-démocrate), on ne verrait le pays bloqué durant plus d’un mois à cause d’une grève générale. JAMAIS! Au bout d’une semaine, les forces de police ou l’armée débloqueraient les routes, rouvriraient les commerces et entreprises, rétablirait la libre circulation des personnes et des marchandises. Il n’y a que dans ces colonies de consommation que sont la Martinique, la Guadeloupe et la Guyane qu’une telle chose est possible. Dans ces OVNI politiques, le Papa Blanc autorise ses chers enfants nègres à brailler, défiler, réclamer, exiger autant qu’ils le veulent. De toute façon, personne ne mourra de faim! Il les autorise même à proclamer que «le pays leur appartient désormais» et que le temps de la "profitation" est fini et bla-bla-bla… Le Papa Blanc se marre. Ses enfants nègres ne sont pas sérieux. Ils ne croient pas un mot à ce qu’ils disent. D’ailleurs, pourquoi ont-ils «déboulé» en février, mois du carnaval, et pas en octobre ou en novembre? La preuve: quand on leur organise une consultation pour savoir s’ils seraient prêts à entamer un tout petit début de commencement d’autonomie, ils battent aussitôt en retraite comme des "crabes-c’est-ma-faute". Oublié le "Péyi-a sé ta nou!"! Aux orties les rodomontades du genre "Jou nou ké ajounou pòkò wè jou"! Tout le monde aux abris! 73% de "NON" en Guyane et 80% en Martinique. Donc si l’on comprend bien, les mêmes qui ont défilé et braillé en février pour faire plier l’État «colonialiste» votent aujourd’hui comme un seul homme pour rester à jamais enlacés dans les bras de ce même état colonialiste. Français jusqu’ad vitam aeternam, voilà ce qu’ils veulent être et rester! À ces gens, je dis: allez vous faire foutre! À ce peuple, je dis qu’il n’est qu’une sous-merde, un ramassis d’aliénés, d’alimentaires et de lâches. Une tâche sur la carte du monde, une salissure. Un étron. Je comprends pourquoi vous ne voulez ni de l’autonomie et encore moins de l’indépendance. Dans un Martinique libre, comme à Cuba, à Barbade ou à Saint-Domingue, jamais vous n’auriez été autorisés à foutre la merde et à bloquer tout le pays pendant plus d’un mois. Vous avez raison: restez français jusqu’à la fin des temps et continuez à brailler et à manifester régulièrement pour que le Papa Blanc vous accorde 200 euros d’augmentation de salaire et n’augmente pas le prix de l’essence, même si le cours du brut augmente sur le marché mondial. Adieu (ou plutôt "Au Diable!")

Raphaël Confiant
Sources Zinfo974.com

mercredi, janvier 13, 2010

Haïti : le calvaire de Canaan


Et le sort frappa de nouveau Haïti. Jamais un pays n’avait concentré sur son territoire autant de maux inqualifiables. Famine, SIDA, Corruption, et aujourd’hui, le séisme. Comme s’il fallait ajouter un mal de plus à cette longue liste. Bien sûr, par pudeur, nous serons brefs. Point besoin d’étaler des mots qui ne serviront pas à décrire les maux qui décrivent le chaos haïtien. D’ores et déjà, le Negropolitan s’associe à la douleur des Haïtiens et leur fait part de son soutien dans cette dure épreuve.

vendredi, janvier 08, 2010

CAN 2010 : des joueurs togolais mitraillés au Cabinda

Le car transportant l'équipe nationale du Togo a été mitraillé à la frontière angolaise. Deux joueurs sont blessés.

Thomas Dossevi était dans le bus de la délégation togolaise lorsque le véhicule a été attaqué par des rebelles à l'entrée de la frontière angolaise. «On a été mitraillé, alors qu'on était pourtant encadré par deux cars de policiers, nous a raconté l'attaquant de Nantes. Il y a eu deux joueurs et des dirigeants blessés». Les deux joueurs en question sont le gardien du GSI Pontivy, Kodjovi Obilalé, et le défenseur du Vaslui FC, Serge Akakpo. Parmi les autres blessés figureraient le chauffeur du bus, un entraîneur adjoint, un médecin de la délégation et un journaliste qui accompagnait la sélection. Sur RMC, un autre joueur togolais, le Grenoblois Romao, a parlé de sept blessés au total.

Le Togo ne veut plus jouer

Ce grave incident devrait remettre en question la participation du Togo à la CAN et plus globalement le déroulement de la compétition en elle-même. «On ne réfléchit pas encore aux recours possibles, mais c'est vrai que personne n'a envie de jouer. On n'en est pas capable». L'attaquant dit «penser avant tout à l'état de santé de (ses) blessés parce qu'il y avait beaucoup de sang répandu sur le sol. Pour l'instant, on n'a pas trop de nouvelles sinon qu'ils sont partis dans divers hôpitaux. Dans ces cas-là, on pense à nos proches, aux gens qu'on aime parce qu'on aurait vraiment pu y rester...»

Selon RMC, l'attaque a eu lieu vers 15h15, alors que le car des joueurs venait de pénétrer dans l'enclave de Cabinda, l'un des quatre sites de la 27e édition de la compétition continentale africaine où doivent évoluer les quatre équipes du groupe B (Togo, Côite d'Ivoire, Ghana, Burkina Faso). Le car avait quitté plus tôt Pointe-Noire, au Congo Brazzaville. Les témoins ont précisé que l'attaque a été très brutale. La délégation s'est protégée en se couchant dans le car dont toute la partie avant a été prise pour cible. - E. T.

Sources : sfr.fr

mardi, décembre 15, 2009

Scoop : l’assassin de Dadis Camara est-il protégé par la France ?


Alors qu’il est activement recherché par les éléments de la junte au pouvoir en Guinée, le capitaine Toumba Diakité a donné une interview à la radio internationale française RFI. Ce qui peut paraître curieux, car on sait que l’ancien aide de camp du capitaine Dadis refuse de se livrer. Comment les journalistes ont-ils réussi à entrer en contact avec l’ex-lieutenant de Dadis Camara ? Comment une simple radio peut-elle entrer en contact avec cet homme que par ailleurs les services militaires guinéens n’arrivent pas à capturer ? En tous les cas cette interview surprise ne fera qu’alimenter les suspicions sur la complicité présumée de l’ancien pays colonisateur. On peut aussi supposer que les services secrets français savent où se cache le soldat Toumba. Voir lien ci-dessous :

http://www.rfi.fr/contenu/20091216-exclusivite-rfi-lex-aide-camp-president-dadis-camara-toumba-diakite-sexplique-son-g

mardi, décembre 08, 2009

Connaissez-vous la Halde ?

Voici sa composition. Cette orgasisation est censée s'occuper de la lutte contre les discriminations. Chercher l'erreur. Une telle composition est impensable dans les pays anglosaxons.

dimanche, décembre 06, 2009

Identité nationale : nouvelle provocation d'Eric Zemmour

Ces propos vont-ils tomber sous le coup de la loi ou va-t-on encore assister au deux poids deux mesures ?

Veuillez installer Flash Player pour lire la vidéo

samedi, décembre 05, 2009

Copenhague : un sommet pour les riches sur fond de conscience tranquille du Citoyen du Nord.

Au moment où s’ouvre à Copenhague, le sommet mondial sur le Climat, quelque part en Afrique des multinationales occidentales sont à pied d’œuvre. Celles-ci sont engagées dans l’exploitation frénétique et sans conditions des ressources énergétiques du Continent noir, ceci dans le mépris total des règles élémentaires de respect de l’humain et de l’environnement. Les cris d’orfraie de certains responsables européens et des différentes organisations mondiales engagées dans la lutte verte ressemblent bien au bruit que fait le tam tam dont, on sait, le cul complètement à l’air.
Ainsi, depuis plus de dix ans, la RDC, l’ex-Zaïre, est un pays à feu et à sang au nom du bien être des citoyens du Nord. Si ce n’est pas le coltan qu’il faut aller y chercher (utilisé dans la micro-informatique), c’est un autre minerai qu’il faut à tout prix arracher à la terre congolaise qui n’est plus qu’un champ de ruines et de cadavres en putréfaction. Pas plus loin de Kinshasa, la terre aussi se venge jetant des millions d’Africains sur les routes de l’exode. La sécheresse pointe son nez sur la Corne de l’Afrique (23 millions de personnes menacées de famine, nous en parlions ici), alors que le lac Tchad, un des principaux du Continent, compte désormais ses gouttes d’eaux. Dans le même temps, Chinois et Français, s’attaquent aux arbres du deuxième poumon de la planète après l’Amazonie, à savoir, la forêt équatoriale qui est aussi l’habitat des Pygmées. Au nom de la croissance et de la course effrénée au monétarisme. Et pendant ce temps, le citoyen du Nord pense à remplir son caddie en prenant les deux roues pour bien se faire voir…et le dirigeant corrompu du sud à s’en mettre plein les poches avant de s’exiler dans un paradis fiscal avec sa dixième épouse au postérieur bien chargé tel un « pousse pousse » rempli de marchandises.

L’esprit de clocher, ne pas voir plus loin que les seules frontières de l’Occident, domine la vision des pays riches qui ne pensent qu’à leurs intérêts égoïstes. Mais il y a aussi un au-delà de l’Europe, des Etats-unis. Cet au-delà se nomme l’Asie, l’Afrique, l’Amérique du sud. Dans ces parties du monde, des hommes et des femmes sont les premières victimes au quotidien de la folie de l’homme moderne vanté par les publicités mercantiles lénifiantes qui le poussent à toujours plus de consommation. Toujours dans la démesure, et en instaurant une société du caddie. Remplir le caddie, voilà à quoi se résume la vie de ce citoyen du Nord qui trouve désormais le bonheur non plus dans le pré, mais dans la forêt interminable des gadgets à consommation.

Sauf que tout cela a un prix. Consommer plus ne va pas sans la destruction de la planète. Consommer plus ne va pas sans l’exploitation des plus démunis. Consommer plus ne va sans le massacre de l’Autre. Consommer plus ne va sans le maintien des dictatures et des fausses démocraties. Consommer plus ne va pas sans l’instauration d’un pseudo commerce équitable inéquitable qui profite toujours aux mêmes. Consommer plus ne va sans imposer des règles injustes au niveau du commerce international comme les APE (Accords de partenariat Economique EU et pays ACP). Ainsi de suite…

Le vélo c’est bien, mais il ne résoudra pas le problème. Le recyclage des déchets c’est bien, mais celui-ci non plus ne le résoudra point. Les énergies renouvelables ou énergies propres produisent aussi autant de déchets et de nuisances. Les solutions sont donc globales. Les pays du Nord doivent réapprendre à leurs citoyens à vivre dans le souci de leur voisin du sud. A moins gaspiller, à moins dépenser, à partager. Ils doivent cesser de ne penser qu’à eux. A leur petit bonheur d’enfants gâtés nourris à la petite cuillère du consumérisme sauvage. Ce sont leurs excès qui sont en partie responsables de la destruction de la planète. La lutte pour la sauvegarde de la planète ne peut se faire sans stopper l’obésité économique des pays du Nord.


http://www.boosterblog.com

lundi, novembre 30, 2009

Islam : de quoi les pays européens ont-ils peur ?


Après la France qui a dit non à la « burqua » par la voix de Sarkozy, c’est le Royaume Helvète qui déclare la guerre aux musulmans en refusant clairement les minarets. Contre toute attente, 57% des Helvètes se sont opposés à la future construction de minarets dans le pays. Un résultat qui en dit long sur l’inquiétude que suscite l’enracinement de l’islam en terre européenne.

De quoi les Occidentaux ont-ils peur ? De la menace islamiste ? De l’endoctrinement des citoyens de confession musulmane ? Du prosélytisme présumé de la religion mahométane ? D’une colonisation religieuse qui ne dit pas son nom ? De la crise des vocations dans le catholicisme ? De la chute de la fréquentation des églises ? Des valeurs islamiques qui seraient incompatibles avec les principes occidentaux ?

Que cache cette focalisation presque pathologique sur les symboles de la religion islamique ? L’islam rejouerait-il un nouvel épisode de la postcolonisation ? En réalité, ce spectacle ridicule de vomissement des symboles mahométans traduit davantage une fébrilité des démocraties occidentales. Une fébrilité à laquelle s’ajoute le fait que les pays occidentaux font face désormais à leurs propres contradictions. Les principes universels de liberté n’ont pas été édifiés pour tous les êtres humains. Le principe d’indifférence aux différences rencontrerait donc des limites dès qu’il s’agit de l’islam. Qui plus est dans un contexte de montée incontrôlable de l’islamisme radical.

Toutefois, il ne faut pas tomber dans un excès de politiquement correct. Les Suisses ont parfaitement le droit de refuser des minarets. Même s’ils sont ridicules en faisant cela. Car la construction d’une église dans les pays arabo-musulmans n’est même pas envisageable. Donc qualifier d’intolérance religieuse cette votation suisse ne serait pas très sérieux, compte tenu de la réalité des libertés religieuses dans les pays musulmans.

La plaisanterie, consistant à faire de Charles Martel le passeur à Poitiers, à moitié, des musulmans, est en train de se transformer en cauchemar pour les politiques européens. L’heure est donc grave. L’épouvantail du « choc des civilisations » brandi par Samuel Huntington, il y a quelques années, n’est plus seulement un fantasme, voire un délire de quelques extrémistes des partis xénophobes d’Europe. Même le petit peuple s’en mêle. De quoi s’inquiéter demain pour le vivre ensemble.

samedi, novembre 28, 2009

Brader l'Afrique, une plaisanterie enfantine qui devient réalité


Lorsque nous étions mômes avec mes frères et sœurs, nous plaisantions souvent sur l’idée de « vendre l’Afrique » à des Américains qui pourraient, grâce à leur intelligence et leur argent, la transformer en une « Amérique bis ». Bien évidemment nous étions des gosses et déjà nous étions conscients de l’état dans lequel nous vivons au pays et nous savions que la situation des autres pays africains n’était guère enviable. La médiocrité des politiciens, la dictature et l’absence de perspectives faisaient de nous de potentiels afro-pessimistes. 15 années passées hors de mon pays d’origine, je constate avec amertume que la plaisanterie enfantine est en train de faire son chemin. Ce que nous avions en quelque sorte prédit et envisagé sur le ton de l’autodérision et sur le compte de notre fatalisme devient réalité. Nous savions déjà que les dirigeants africains étaient des incapables. Pas tous, mais ils le sont dans leur immense majorité. De l’Afrique de l’Ouest à l’Afrique Australe, ils bradent tous la terre comme quelques roitelets l’avaient fait cinq siècles auparavant. Alors que des millions de jeunes africains sacrifient leur vie en tentant de gagner l’Europe. Comme si l’Océan atlantique et la mer méditerranée n’avaient pas assez pris de vies africaines. Pour combien d’années allons- nous encore supporter la connerie de ces fils de p… ? Lisez plutôt le texte ci-après. Edifiant.


La multiplication d’achats ou d’affermages de terres africaines provoque des inquiétudes à travers le continent comme en dehors de l’Afrique. Le phénomène a fait les gros titres de la presse qui le dénonce sans ménagement.
Cette levée de boucliers s’explique par l’histoire du continent où les puissances coloniales et les colons étrangers s’emparaient arbitrairement des terres africaines et déplaçaient les populations qui y vivaient. Mais des considérations pratiques ont aussi une grande importance. Nombre de ces transactions se font sans contrôle, sans transparence, en l’absence de toute réglementation et sans garanties pour l’environnement ni pour la protection des petits paysans contre la perte de leurs droits d’usage coutumiers sur ces terres.
Des millions d’hectares en jeu

L’importance des surfaces concernées a aggravé les inquiétudes. Le projet d’affermer 1,3 million d’hectares à la société sud-coréenne Daewoo a été un facteur clé dans la mobilisation qui a abouti à l’éviction du président malgache Marc Ravalomanana au mois de mars. Au Kenya, le gouvernement peine à surmonter l’opposition locale à la proposition de donner au Qatar le droit d’exploiter 40 000 hectares de terres dans la vallée de la rivière Tana en échange de la construction d’un port en eau profonde. L’Afrique est particulièrement ciblée par cette explosion de l’investissement agricole, car elle est perçue comme disposant de vastes ressources en terres et en main-d’œuvre, bon marché et disponibles, comme d’un climat favorable.
Une étude récente de l’Institut international pour l’environnement et le développement (IIED), estime que cinq pays (Éthiopie, Ghana, Madagascar, Mali et Soudan) ont à eux seuls cédé l’exploitation de près de 2,5 millions d’hectares de terres agricoles africaines à des entreprises étrangères. Des entreprises chinoises seraient en train de négocier des contrats portant sur 2,8 millions d’hectares en République démocratique du Congo (RDC), surfaces qu’elles destinent à des plantations de palmiers à huile, et sur 2 millions d’hectares en Zambie destinés à la culture du jatropha, une plante utilisée dans la production de biocarburant. Le Soudan a pour sa part accepté d’affermer 690 000 hectares à la Corée du Sud pour cultiver des céréales. Des sources suggèrent que l’exploitation de près de 6 millions d’hectares de terres agricoles a été ou est potentiellement assignée à des entreprises étrangères, ceci sans compter la proposition faite par la RDC à un syndicat d’agriculteurs sud-africains de leur affermer 10 millions d’hectares.
Perspectives favorables et risques
Ces transferts de terres massifs offrent à la fois des perspectives favorables au développement et des risques certains, déclaré à Afrique Renouveau Olivier De Schutter, Rapporteur spécial de l’ONU sur le droit à l’alimentation qui a écrit que bien que ces investissements offrent certaines perspectives de développement, ils représentent aussi une menace à la sécurité alimentaire et à d’autres droits humains élémentaires. “Les enjeux sont énormes”, a-t-il expliqué à Afrique Renouveau. Malheureusement, “ces contrats dans la forme sous laquelle ils ont été conclus jusqu’à présent ne présentent que des obligations très faibles pour les investisseurs.”
Cependant, pour les pays africains les bénéfices potentiels de ce genre de transactions sont séduisants. L’agriculture africaine attire rarement des investissements et une aide au développement importants – et la récession mondiale actuelle a encore raréfié les sources de financement extérieures – autoriser des sociétés et des gouvernements étrangers à exploiter de larges surfaces agricoles non cultivées peut apparaître comme un moyen de stimuler un secteur sous-développé et de créer de nouveaux emplois.
De nombreux analystes avertissent que dans les faits les bénéfices réels de l’investissement agricole se révèlent beaucoup plus faibles que ceux projetés.
Élaborer une approche stratégique
Ces analystes conseillent aux pays africains de placer les investissements fonciers étrangers dans la perspective stratégique du développement rural. Les deux parties doivent évaluer avec rigueur et réalisme la faisabilité, les bénéfices et les coûts de chaque projet spécifique. Comprendre clairement leurs effets sur le plan social et sur celui de l’environnement, y compris sur la sécurité alimentaire, est également crucial. Dans son rapport, M. De Schutter présente un certain nombre de recommandations concernant ces transactions foncières :
* Libre et complète participation à l’étape préliminaire de toutes les communautés concernées et leur accord collectif — pas uniquement celui de leurs dirigeants * Protection de l’environnement basée sur une évaluation approfondie qui fait la preuve de la validité environnementale du projet * Transparence totale et obligations claires et applicables pour les investisseurs accompagnées d’une législation définissant des sanctions appropriées selon les nécessités * Mesure de protection des droits humains, des droits des travailleurs, des droits fonciers et du droit à l’alimentation et au développement.
Un code de conduite pour les gouvernements qui accueillent les investissements et les investisseurs étrangers pourrait contribuer à ce que les transactions foncières bénéficient aux deux parties et aux communautés locales. M. De Schutter préfère lui mettre l’accent sur la législation internationale des droits de l’homme existante qui peut être appliquée aux grandes transactions foncières et pour forcer les États à respecter leurs obligations envers leurs citoyens
Quoi qu’il en soit, les spécialistes sont d’avis que les pays africains doivent avoir la volonté et la capacité de faire respecter la loi. “Il est vital de renforcer les capacités de négociation”, affirme M. De Schutter ; et pas uniquement les capacités de l’État, mais aussi celles des communautés locales et des parlements nationaux. Nombreux sont les observateurs qui pensent que cet objectif sera le plus difficile à réaliser.
Une analyse de Roy Laishley, Organisation des Nations Unies, Afrique Renouveau
Sources : afrik.com



Pérou : Lima s'excuse auprès des Afro-Péruviens pour des siècles de discrimination


LIMA, Pérou — Le gouvernement du Pérou s'est excusé samedi pour la première fois auprès de sa population afro-péruvienne, pour des siècles d'abus, d'exclusion et de discrimination.

La discrimination contre les Péruviens noirs existe toujours et est "une barrière pour le développement au niveau social, économique, du travail et de l'éducation", précise le gouvernement dans une résolution.

Selon la ministre chargée de la condition de la femme et du développement social, Nidia Vilchez, le gouvernement espère que ses excuses contribueront à promouvoir la "vraie intégration de toute la population multiculturelle du Pérou".

Cette résolution a été publiée samedi dans le journal officiel "El Peruano".

Les ancêtres des Afro-Péruviens, des esclaves des conquérants espagnols, sont arrivés pour la première fois au Pérou XVIe siècle. Aujourd'hui, ils représentent 10% des 28 millions d'habitants du pays.
Sources ; canadianpress

mercredi, novembre 25, 2009

Bolt saura dans un mois s’il a ses racines en Afrique de l’Ouest


Dakar, 22 nov (APS) - Le sprinteur jamaïcain Usain Bolt, désigné athlète de l’année pour la deuxième année de suite, a indiqué qu’il en saura un peu plus, ‘’dans un mois’, sur ses racines africaines qui se trouveraient peut-être en Afrique de l’Ouest.


‘’Comme beaucoup de gens en Jamaïque, je sais que mes racines sont sur ce continent. Mais pas spécialement chez les Massaï’’, a-t-il déclaré en évoquant son récent séjour au Kenya, comptant pour sa première visite sur le continent africain.

‘’Ma mère s’est rendue là-bas (en Afrique occidentale) récemment et on en saura un peu plus sur les racines dans un mois’’, a précisé l’athlète dont les propos sont rapportés par le site Internet du quotidien sportif français L’Equipe.

Revenant sur sa visite au Kenya, Usain Bolt a confié qu’il a ‘’beaucoup aimé cette première fois en Afrique, au Kenya. J’avais l’impression de rencontrer un fan club’’.

Un regain d’intérêt pour la généalogie est noté depuis quelques années aux Etats-Unis notamment, où des stars vont à la recherche de leurs origines africaines depuis qu’un biologiste afro-américain Rick Kittles a trouvé, en 2003, un procédé permettant de retrouver l’origine de ses ancêtres africains avec une certaine marge d’erreur.

Kittles a mis au point un test d’ADN susceptible de révéler la région d’origine en Afrique de tout Africain-Américain. Le test permettrait de connaître l’ascendance du côté de la mère et du père. La base de données du chercheur de l’université de Howard (Washington DC) compte pour l’instant soixante groupes ethniques de l’Afrique de l’Ouest et du Centre.

A partir d’une simple prise de sang, Rick Kittles affirme pouvoir déterminer le groupe ethnique en Afrique auquel ont appartenu les ancêtres d’un individu et dans quelle région vit ce groupe.


Sources : Agence de Presse Sénégalaise APS.SN

France : Jacques Chirac pris en flagrant délit de... faciès


Après Hortefeux, Jacques Chirac dérape

dimanche, novembre 22, 2009

80% des Français jugent les discriminations "répandues"


Une très grande majorité de Français (80%) jugent les discriminations "répandues" et approuveraient (75%) que la lutte contre ces pratiques devienne "grande cause nationale", selon un sondage Ifop réalisé pour SOS Racisme dévoilé vendredi.

80% des personnes interrogées estiment que les discriminations sont un phénomène "très" (25%) ou "assez répandu" (55%) en France, contre 18% qui le jugent "peu répandu" et 2% "pas du tout répandu".

Parallèlement, 20% disent avoir été discriminés (11% à plusieurs reprises, 9% une fois), tandis que la moitié (48%), qui affirme ne l'avoir jamais été, dit connaître "dans son entourage proche des personnes" victimes.

Enfants: le droit d'être protégé contre la... Retraite: les Français la prendrait bien à 57 ans,... Le travail, meilleur moyen d'insertion des... Grippe H1N1 : une majorité de Français estime que... Un total de 32% se considère pas concerné.

Interrogés sur les institutions les plus susceptibles selon eux de discriminer, les Français évoquent à 67% la police (probabilité "très forte" pour 19%, "assez forte" pour 48%), devant les agences immobilières (66%), l'entreprise (62%), la gendarmerie (59%), les HLM (44%) et la justice (43%).

L'école arrive loin derrière: 26% seulement estiment qu'une personne d'origine étrangère risque d'y être discriminée.

Invités à se prononcer sur des mesures de lutte, 68% sont favorables au fait de "rendre anonymes les demandes de logements sociaux pour qu'il n'y ait plus de répartition en fonction de l'origine ethnique".

Un total de 65% sont pour développer "l'utilisation du CV anonyme dans toutes les entreprises de plus de 50 salariés", et autant pour "condamner plus lourdement" celles coupables, "par exemple en les empêchant de se présenter à des marchés publics".

60% sont favorables à l'instauration "pour chaque personne contrôlée par la police de la remise d'un ticket sur lequel figureront le numéro de matricule de l'agent et les circonstances du contrôle".

Pour autant, notent les auteurs du sondage, "le taux de personnes considérant chaque mesure +tout à fait+ efficace s'avère relativement faible (entre 6% et 22%), signe que "l'adhésion relève plus de l'accord de principe que d'un souhait fortement exprimé".

Sondage réalisé selon la méthode des quotas du 12 au 13 novembre par téléphone au domicile d'un échantillon de 1.005 personnes représentatif de la population française âgée de 15 ans et plus.


Sources : Orange.fr

France : Darcos veut sanctionner l'emploi des Sans papiers


Le ministre du Travail annonce que les préfets pourront prononcer la "fermeture administrative" des entreprises employant des travailleurs sans papiers dans un entretien au Parisien-Aujourd'hui en France de dimanche.


"Les employeurs d'étrangers en situation irrégulière seront dans le collimateur des inspecteurs du travail", explique le ministre du Travail Xavier Darcos dans un entretien au Parisien-Aujourd'hui en France de dimanche.

Le journal l'a interrogé alors que 5.500 travailleurs sans papiers issus de 1.800 entreprises entament leur sixième semaine de grève. Les initiateurs de ce mouvement estiment être "allés jusqu'au bout avec Eric Besson", rappelle le journal, et espèrent que des négociations sont envisageables avec Xavier Darcos qu'ils doivent rencontrer le 26 novembre prochain.

Les propos de Xavier Darcos au Parisien risquent de les décevoir tant le ministre du Travail se montre intransigeant quant à l'emploi de sans papiers. Le mot qui revient dans l'entretien est "sanction". "Nous allons renforcer les contrôles et recourir à des sanctions qui touchent au porte-monnaie et à l'image de l'entreprise (contrevenante, ndlr) afin d'avoir un effet dissuasif", affirme ainsi Xavier Darcos.

Selon lui, le coût du travail illégal "est estimé à 4 % du PIB, soit 60 milliards d'euros, l'équivalent du budget de l'Education nationale". Aussi, pour combler ce manque à gagner, il explique que "s'il est avéré que l'activité de l'entreprise est construite autour du travail illégal ou de l'emploi de travailleurs étrangers sans titre de travail, on pourra fermer administrativement cette entreprise". Ce "nouveau pouvoir" serait alors confié aux préfets.

Quelque clémence est concédée aux salariés impliqués : "en cas de perte de leur emploi du fait de son caractère irrégulier, les indemnités dues seront néanmoins versées", promet Xavier Darcos. Mais les "donneurs d'ordre", eux, s'exposeront également à des sanctions : "le projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2010 prévoit une extension de la suppression des exonérations de charges sociales aux donneurs d'ordre complices de sous-traitants qui n'ont pas déclaré leur activité ou qui ont eu recours à du travail dissimulé".

A noter que du côté du PS, la position officielle sur la question sera discutée et tranchée mardi soir lors du bureau national présidé par Martine Aubry, indique Le Parisien. On connaît déjà, rappelle le quotidien, l'avis de Benoît Hamon : "Je suis pour la régularisation des travailleurs sans papiers", avait en effet indiqué le porte-parole du parti socialiste il y a quelques semaines. (source AFP/Europe
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US : les larmes de la Reine Oprah

Comme nous vous l'annoncions ici, Oprah quitte le show qu'elle animait depuis vingt cinq ans. Elle est en larmes. C'est pas demain que nous aurons en France des "Oprah ". La seule femme, Audrey, une autre reine que nous aimons, qui officiait sur un journal dans une chaîne publique a été poussée vers la sortie ? Pour quelles raisons ? On ne le sait pas. Même si l'intéressée a tu les véritables raisons de son départ pour ne pas alimenter les rumeurs, alors qu'elle avait souhaiter animer une émission sur la tranche laissée par Christine Okrent le vendredi soir (France Europe Express), des zones d'ombres continueront toujours à exister.



Elle est celle qui a révolutionné la télévision américaine, est l'une des femmes les plus influentes des Etats-Unis et a fait vibrer des milliers de téléspectateurs et de stars avec son punch et son talent de meneuse légendaire. Malheureusement, Oprah Winfrey ne poursuivra plus pour longtemps son show éponyme qu'elle affectionne tant et qui était retransmis dans 145 pays.
La journaliste a annoncé aujourd'hui à l'antenne avec une émotion palpable qu'elle arrêterait son émission quotidienne en 2011, après avoir été à la tête de 25 saisons depuis 1985. "J'adore cette émission. Cette émission a été ma vie et je l'aime assez pour savoir quel est le moment de dire au revoir. Vingt-cinq ans, cela me semble bien. C'est le chiffre parfait, le moment idéal" a-t-elle déclaré.
Sa collègue Ellen DeGeneres, qui a récemment posé avec elle en couverture de O Magazine et qui est également l'une des animatrices les plus populaires là-bas, a souligné : "Elle a ouvert la voie. Elle sera toujours la reine des émissions quotidiennes."
A 55 ans, cette prêtresse du petit écran,fervente militante du président Barack Obama (qui a récemment baissé dans les sondages) serait à la tête d'une fortune s'élevant à 2,7 milliards de dollars. Nous souhaitons qu'elle puisse en profiter pleinement, étant donné qu'elle aura un peu plus de temps libre à consacrer à elle-même et à ses proches. Notez qu'elle se concentrera tout de même sur sa propre chaîne télévisée baptisée OWN, qui sera lancée en janvier 2011.
Découvrez ci-dessus l'annonce émouvante qu'Oprah a faite à ses téléspectateurs aujourd'hui, les yeux remplis de larmes...

Sources : sfr.fr