mardi, novembre 17, 2009

Gérard de la télé : les organisateurs suppriment un des prix jugé raciste


Le comité d'organisation des "Gérard de la Télévision" a décidé mardi de supprimer un trophée dénoncé comme "raciste" par l'un des animateurs en lice et par le Conseil représentatif des associations noires (CRAN), a annoncé à l'AFP Frédéric Royer, co-créateur de ces prix potaches.

Un prix devait distinguer "le noir qui fout vraiment la honte aux noirs. Etaient en lice : ls animateurs Vincent McDoom et Magloire, le candidat de "Secret Story" (TF1) François-Xavier et le chanteur Doc Gynéco sont en lice dans cette catégorie.

Vincent McDoom s'était déclaré "indigné" et considèrait ce prix comme "raciste". "Que l'on me juge pour mon travail, mais pas sur ma couleur de peau !", avait-il dit à l'AFP.

La chaîne i-TELE lance sa radio numérique à la... "Justice sous tutelle", un constat accablant sur le... Record pour le match Eire-France avec 8,2 millions... Un acteur de "Plus belle la vie" dit avoir été... Mardi matin, le Conseil représentatif des associations noires avait à son tour dénoncé ce trophée en décernant à ses créateurs le "Gérard d'or de la bêtise raciste".

"Nous avons décidé de supprimer ce prix. Je me suis entretenu avec Vincent McDoom. Notre intention n'est certainement pas de faire de la peine à qui que ce soit", a déclaré à l'AFP Frédéric Royer, co-créateur des "Gérard de la Télévision".

L'idée du prix était de montrer que "la diversité à la télévision se manifeste souvent avec des personnalités totalement exagérées et caricaturales". Il s'agissait "de le dénoncer à notre façon, avec l'humour des +Gérard+", avait précisé auparavant M. Royer.

La cérémonie des "Gérard de la Télévision" doit être diffusée sur Paris-Première le 7 décembre, en direct du Théâtre Michel à Paris. Selon M. Royer, Vincent McDoom lui a dit qu'il assisterait à la cérémonie après avoir appris la suppression du trophée controversé.

Le jury des "Gérard", prix irrévérencieux créés en 2006, équivalents français des Razzie Awards d'Hollywood, compte une trentaine de journalistes (Le Monde, Marianne, Le Nouvel Observateur, France 2, Technikart, Voici...).

Des parpaings dorés récompenseront les lauréats dans une quinzaine de catégories aux intitulés humoristiques : animateur tête-à-claques, animateur "de compagnie", invité idiot de l'année...

Vincent McDoom a été révélé comme "speakrin" sur Paris Première en 2000. Il doit sa renommée à sa participation en talons aiguilles à la télé-réalité de TF1 "La Ferme Célébrités".


Sources : actu.voila.fr

lundi, novembre 16, 2009

Ce soir ou jamais : le Frère Tariq donne une fessée à la soeur Fourest


Voici une bonne nouvelle : les masques tombent petit à petit en France au sujet des porte-drapeaux de l’universalisme républicain. Après Alain Finkielkraut, Eric Zemour, Elisabeth Levy, c’est Caroline Fourest qui s’est disqualifiée hier soir sur le plateau de Ce soir ou Jamais alors qu’elle affrontait le brillantissime intellectuel musulman Tariq Ramadan. Ce dernier a infligé une fois de plus une sacrée fessée à la sœur Fourest ou plutôt en la renvoyant à ses chères études.

Dans une argumentation limpide, intelligente, presque cartésienne digne d’un chirurgien des faits sociaux, Monsieur Ramadan a démonté par le menu l’argumentaire désormais éculé d’une pseudo intellectuelle qui squatte les plateaux télé depuis quelques années au sujet de l’islam. Sans arguments aucun pour affronter le frère Tariq, sauf à ressasser les vieilles lunes (Tariq est un intégriste, fondamentaliste, il est dangereux, son père est un salafiste ceci ou cela), la féministe de pacotille qui ne s’attaque qu’aux musulmans sans jamais dénoncer les autres intégrismes, s’est sabordée elle-même. En voulant dénoncer l’intégrisme de Ramadan, elle a fait tomber le masque de son propre intégrisme. L’on sait désormais que la sainte nitouche du PAF est au service d’une idéologie et qu’elle n’a aucune légitimité en tant que pourfendeuse des communautarismes qui soi disant gangréneraient la République.

Voici quelques extraits...humm




Tariq Ramadan vs Caroline Fourest - Ce soir ou Jamais (1)

Vaccin contre la Grippe A : imposture ou arnaque ?


L'imposture de la grippe A (H1N1) dévoilée
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dimanche, novembre 15, 2009

Pourquoi la gauche va encore perdre en 2012 ?

Le spectacle tristounet des responsables politiques de la gauche montre que le cœur n’y est pas encore. L’unanimisme de façade qui avait prévalu pendant la présidence de François Hollande, bon arrondisseur des ongles, a volé en éclats. L’épisode désormais célèbre de Dijon où Vincent Peillon a ostensiblement boudé la présence de son ancienne capitaine est peut être le signe avant coureur d’une nouvelle défaite de la gauche aux prochaines présidentielles de 2012.

D’abord, il va de soi que ce parti aujourd’hui morcelé en différents courants semble difficilement résister aux sirènes du sarkozisme. Certains chevaux de troie (Besson, Lang, Kouchner, Allègre, Hirsch, Bockel, Jouyet etc.) de ce courant avaient déjà quitté le navire au moment de l’accession au trône de Sarko. Ces défections au plus haut niveau étaient le signe le plus tangible d’une infiltration de ce parti aujourd’hui complètement aux aboies.

L’autre signe inquiétant c’est le retour de DSK dont les sondages pré-fabriqués prédisent un destin national. C’est à croire que les poules annoncent l’aurore. Rappelons les faits. DSK est un ancien lieutenant de Jospin, ce candidat malheureux aux présidentielles de 2002, aujourd’hui retraité diplomate, qui a quitté le navire socialiste pour le FMI. Est-il imaginable de penser que celui qui aurait pu contribuer a apporté sa pierre à l’édifice socialiste en ébranlement revienne au bercail en sauveur ? La compagnie créole dira que cela fait rire les oiseaux, quand on sait SARKO en personne s’est mouillé pour que ce dernier soit à la tête du FMI. Alors comment va-t-il mordre la main qui lui a permis d’être là où il est.

Enfin, ce qui est révoltant dans ce parti c’est son ringardisme. Ce parti dont on dit proche des immigrés a été celui qui a été incapable de faire de la place aux français issus de l’immigration. Toutes les pentes d’origine immigrée n’ont jamais réussi à s’insérer dans ce parti qui se proclame ami des étrangers et des fils d’immigrés. C’est une honte. Même la droite de SARKO a fait mieux que les socialistes en 60 ans de propagande pro-immigrée. Malek Boutih, Fodé Sylla, Koffi Yamgnane, Harlem Désir pour ne citer qu’eux ont essuyé des sacrés revers et renvoyé dans les bas fonds de ce cénacle des énarques qui ne pensent qu’à leurs trous du c. Je souligne que je n’ai aucune pitié ni aucune sympathie pour ces enfants de la diversité qui ont choisi l’humiliation en échange d’un strapontin qui n’arrive toujours pas. Même la grande dame Taubira que je respecte a été sacrifiée sur l’autel des intérêts égoïstes des petits ambitieux de bras cassés.

Le tout sauf Ségolène qui se joue désormais au PS montre bien que ce parti de bras cassés prépare son échec pour 2012. Peut être un chant de cygne. Mais davantage un indice du degré de sarkozisation du PS.

jeudi, novembre 12, 2009

France : la burqua interdit


A l'occasion de son passage à La Chapelle-en-Vercors, haut lieu de la résistance, le chef de l'Etat a recadré le débat sur l'identité nationale.

"La France est un pays où il n'y a pas de place pour la burqa, où il n'y a pas de place pour l'asservissement de la femme, sous aucun prétexte, dans aucune condition et dans aucune circonstance", a insisté Nicolas Sarkozy, jeudi à La-Chapelle-en-Vercors, dans la Drôme. "La France est un pays où il n'y a pas de place pour la confusion du spirituel et du temporel, la France est un pays de tolérance et de respect, mais elle demande aussi qu'on la respecte", a encore dit le chef de l'Etat.

"La France est un pays où l'on ne demande à personne d'oublier son histoire et sa culture, mais elle demande à ceux qui veulent lier leur sort au sien de prendre aussi son histoire et sa culture en partage", a poursuivi Nicolas Sarkozy avant d'ajouter : "La France ne se pense pas comme un juxtaposition de communautés ou d'individus". "La France n'est pas seulement une communauté d'intérêts", selon lui. "Devenir français, c'est adhérer à une forme de civilisation, à des valeurs, à des moeurs".

"La France est un pays de tolérance et de respect. Mais la France demande qu'on la respecte. On ne peut pas vouloir bénéficier des droits sans se sentir obligé par les devoirs", a poursuivi Nicolas Sarkozy en reprenant un thème qui lui est cher.

Enchaînant les exemples, il a estimé qu'on ne pouvait pas "vouloir bénéficier de la Sécurité sociale sans jamais se demander ce que l'on peut faire pour son pays" ou "vouloir bénéficier des allocations chômage sans se sentir moralement obligé de tout faire pour retrouver du travail". "On ne peut pas vouloir profiter de la gratuité des études qui est l'une des plus belles conquêtes de la République et ne pas être assidu aux cours, ne pas témoigner de la considération pour ses professeurs, ne pas respecter les bâtiments qui vous accueillent", a continué le chef de l'Etat.

Avec ce discours, Nicolas Sarkozy est rentré de plain-pied dans le débat sur "l’identité nationale". "A force d'abandon, nous avons fini par ne plus savoir très bien qui nous étions. A force de cultiver la haine de soi, nous avons fermé les portes de l'avenir. On ne bâtit rien sur la haine de soi, sur la haine des siens et sur la détestation de son propre pays", a insisté Nicolas Sarkozy. "Voilà pourquoi nous devons parler de notre identité nationale. Ce n'est pas dangereux, c'est nécessaire. Ce qui serait dangereux ce serait de ne pas en parler, de faire comme si tout allait bien en se disant ‘à quoi bon’ ?", a encore affirmé le chef de l'Etat. (Source Europe 1)

mardi, novembre 10, 2009

Excision : Faut-il punir les coupeurs de zizi féminin ?

carte de l'excision en Afrique
Au moment où s’ouvre au Burkina Faso la conférence internationale sur les mutilations génitales féminines, l’occasion pour le Negropolitan de revenir sur une pratique moyenâgeuse qui expose rien qu’en France près de 30 000 fillettes.

La conférence internationale dénommée "Réunion de haut niveau du Caire à Ouagadougou relative à l'interdiction totale des mutilations génitales féminines en Afrique(MGF)" s'est ouverte, lundi à Ouagadougou, en vue d'élaborer une position commune qui donnera un élan décisif pour l'élimination de cette pratique sur le continent.
La mutilation génitale féminine - ou excision - concerne toutes les interventions incluant l'ablation ou la lésion des organes génitaux externes de la femme, pratiquée pour des raisons culturelles ou religieuses.

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) estime qu'"entre 100 et 140 millions de jeunes filles et de femmes dans le monde vivent actuellement avec les séquelles de ces mutilations sexuelles".

Cette pratique est la plus commune dans l'ouest, l'est et le nord-est de l'Afrique, dans certains pays d'Asie et au Moyen-Orient, ainsi que dans certaines communautés d'immigrants en Amérique du Nord et en Europe", selon l'OMS.

lundi, novembre 09, 2009

Oprah Winfrey va lancer sa chaine de télévision


C'est en 1986 que débutait Oprah Winfrey sur le petit écran avec son célèbre talk-show, The Oprah Show, changeant ainsi la face de la télévision américaine. Aujourd'hui, il se pourrait que la charismatique Oprah s'efface de la célèbre émission à la faveur d'un projet de chaîne avec Discovery. Jeudi, l'animatrice réfléchissait encore quant à la décision à prendre... Alors continuera, continuera pas ?

Oprah Winfrey avait annoncé qu'elle arreterait son émission en 2011. Tout le monde des médias se pose la question de savoir si elle ne va pas le faire avant.

Le projet de chaîne câblée avec le groupe Discovery. L'OWN (Oprah Winfrey Network) pourrait être lancé avant 2011.


Sources : SATMAG TV et La Dépêche.fr

Le Collectif Afro-Swiss dénonce la politique "raciste" du MCG


Planté face au stand du MCG, place du Molard à Genève, le Collectif Afro-Swiss a protesté samedi pour dénoncer la politique "raciste" du Mouvement Citoyen Genevois. Cette action a réuni tout l'après-midi une soixantaine de sympathisants.

"Cette action est non violente mais elle vise à réveiller les consciences après un nouveau dérapage raciste du MCG", a indiqué un porte-parole du collectif Afro-Swiss. Portant un panneau "dealer" suivi d'un point d'interrogation, les sympathisants ont hué le parti populiste, présent sur les lieux dans le cadre de la campagne électorale genevoise.

Constitué au cours de l'été, le Collectif Afro-Swiss entend "stopper la bêtise et la discrimination" en invitant les Genevois à se mobiliser contre la politique du MCG. "Nous condamnons l'assimilation automatique des personnes noires à une activité illicite", explique-t-il dans un tract.

Cette nouvelle action du Collectif Afro-Swiss fait suite à la diffusion d'une vidéo, tournée par le MCG dans le quartier des Pâquis, mettant en scène de prétendus dealers. L'un deux, l'ancien footballeur professionnel Jean-François Bell, a porté plainte contre Eric Stauffer.
(ats / 07 novembre 2009 18:37)

vendredi, novembre 06, 2009

Le suicide médiatique de Houria BOUTELDJA


2/3 Débat BESSON ONFRAY Houria BOUTELLDJA SLAMA LEFEUVRE
L'info video en direct.


En voulant enfoncer Eric Besson, la porte parole de "Indigènes de la Républiqueé, s'est noyée malgré une argumentation coup de poing. Elle a même renvoyé le philosophe Michel Onfray à ses chères études en lui disant clairement "je n'ai pas besoin de votre paternalisme" et je n'ai pas de douleur, je mène une lutte.

Prix Goncourt et identité française


Nous reproduisons ici un article très intéressant publié sur le site Place Publique.fr. Une analyse qui a le mérite de mettre en évidence la difficulté des français de souche de penser l'appartenace à l'entité nationale au delà de la couleur de peau. Jugez en par vous même.


L’attribution des deux grands prix littéraires français, le Goncourt et le Renaudot, me donne l’occasion d’un premier coup de sang au moment où j’inaugure cette chronique, dans laquelle je souhaite m’interroger sur les errements et les incuries de notre métier de journaliste

Marie Ndiaye se voit donc couronnée du prix Goncourt. Récompense logique pour cette écrivaine qui construit depuis 25 ans une œuvre solide et originale, à l’écart des modes, et qui s’est constitué un lectorat fidèle, de plus en plus nombreux, si l’on en croit les chiffres de tirage de son dernier ouvrage, Trois femmes puissantes, objet de ce prix : 140 000 exemplaires. Très bien.

Mais quelle est donc la raison de mon énervement ?

Ce sont les comptes rendus dans la presse (ici essentiellement lus sur les sites Internet) qui suivent immédiatement cet événement. Plusieurs « grands » journaux commencent ainsi leurs papiers : « L’écrivaine franco-sénégalaise, Marie Ndiaye… » Pourquoi franco-sénégalaise ? Marie Ndiaye est française, 100 % française, né dans le Loiret, élevée en région parisienne, passant ses vacances chez ses grands parents agriculteurs dans la Beauce. Elle n’a quasiment pas connu son père, effectivement sénégalais, qui lui a donné son nom et un peu de la couleur de ses traits.

Elle-même, que l’on ne manque pas de harceler avec cette question des origines, n’a cessé de répéter qu’elle était de nationalité et surtout de culture totalement française, qu’elle ne se sentait ni Africaine, ni même métisse. Il ne s’agit pas d’un rejet des origines. Simplement, elle ne connaît pas l’Afrique - elle n’y est allée que deux fois, la première fois à 22 ans -, ne s’y reconnaît pas d’attaches, n’a eu aucune éducation africaine, est mariée à un écrivain français, et puise la matière de ses romans dans les provinces françaises où elle a vécu. Ce n’est que dans le dernier qu’elle évoque une femme africaine. Récemment, même, elle regrettait d’être une « métisse tronquée » : elle aurait bien aimé avoir l’expérience d’une double culture. Mais elle ne l’a pas. C’est ainsi.

Alors pourquoi ce « franco-sénégalaise » qui naît spontanément sous la plume de certains de mes confrères ? Formulons des hypothèses. D’abord le réflexe pavlovien : sa photo et son nom suffisent à déclencher une chaîne de réactions impensées. Elle n’est pas blanche, elle n’a pas un patronyme de chez nous, elle gagne le plus grand prix littéraire français, il faut donner une explication à cette anomalie. L’important est donc qu’elle soit franco-sénégalaise, c’est-à-dire sénégalaise, mais quand même française. C’est un réflexe malheureusement très répandu : toute personne un peu colorée est a priori africaine.

A l’inverse, on a du mal à admettre que Coetzee, Breytenbach ou Nadine Gordimer, blancs de peau, soient des écrivains africains, ce qu’ils se revendiquent pourtant. Comme si la culture se transmettait par les gènes. A ces automatismes s’ajoutent une méconnaissance du sujet traité et une paresse pour s’informer. Il suffit d’avoir un peu lu Marie Ndiaye, ou même de consulter sa biographie pour ne pas faire l’erreur. Mais voilà, trop de journalistes se permettent aujourd’hui d’écrire sur tous les sujets, sans vraiment chercher à les approfondir (en l’occurrence, il ne fallait pourtant pas creuser bien loin). Et puis, il suffit que ce soit le journaliste de l’AFP qui ait écrit cela, et chacun reprend l’info de la dépêche, sans vérifier. D’ailleurs, pourquoi irait-on vérifier qu’une noire n’est pas sénégalaise ?

En réalité, le journaliste de l’AFP a écrit (je viens de vérifier !) : « Française, de père sénégalais », ce qui a été traduit dans les journaux qui ne parlent pas directement de franco-sénégalaise, par l’expression « de père sénégalais et de mère française » (donc pas vraiment française), ou, de façon étrange par « d’un père d’origine sénégalaise et de mère française ». Pourquoi le père, Sénégalais retourné au Sénégal, devient-il d’origine sénégalaise ? Mystère des origines en effet. On voit bien ici le glissement de la fille au père (sans jeu de mots) : racines floues, entre-deux, mélanges, déréliction. On ne sait pas bien d’où vient ce père, peut-être un travailleur immigré (en réalité un étudiant, à l’époque), qui a abandonné sa famille très tôt. Là encore, la formulation, emplie de présupposés, vient sous la plume de manière inconsciente, ou naturelle…

Marie Ndiaye, donc, de père sénégalais et de mère française : ici la notation est juste, contrairement à la précédente, mais plus sournoise. Car pourquoi cette information nous est-elle donnée ?

Dans les mêmes papiers, on parle du Renaudot décerné à Frédéric Beigbeder. Et je ne vois nulle part indiqué qu’il s’agit d’un écrivain français, ni mentionné la nationalité de ses parents. Cela va de soi. Il a pourtant un drôle de nom qui pourrait faire étranger (en fait un nom gascon équivalent, en langue d’oïl, à Beauvoir). Mais sous la barbe, la peau est blanche, connue, familière. Sa « francité » est évidente, nul besoin de la justifier. Il fait partie du sérail. Donc à quoi servent les indications sur la naissance de l’auteure récipiendaire du prix Goncourt 2009 ? A expliquer sa couleur et son nom. J’ai consulté une trentaine d’articles. Il n’y en pas un qui ne note pas explicitement, d’une manière ou d’une autre, cette origine franco-sénégalaise. Cette information aurait pu avoir du sens, si, comme dans le cas de Tahar Ben Jelloun, il y a une vingtaine d’années, le prix récompensait un écrivain francophone d’origine étrangère. Mais Marie Ndiaye est une auteure française, sa langue maternelle est le français et les sujets dont elle traite sont à la fois français et universels. Comme Beigbeder, avec, de mon point de vue, une écriture et une œuvre beaucoup plus fortes et un apport plus décisif à la création littéraire.

Le problème est que la couleur de la peau continue de faire écran dans notre pays, que le regard s’y arrête et que toute personne colorée qui réussit est moins remarquable par son talent que par le fait qu’elle soit colorée. Cette pensée commune, ce jugement sous-jacent n’épargnent pas, malheureusement, le monde journalistique qui les véhicule sans états d’âme, en toute bonne conscience, croyant bien faire, sans doute, en rappelant à tous les Français noirs ou métis qu’ils sont d’abord des noirs et que c’est formidable qu’ils fassent aussi que des Français de souche, ce qu’ils sont pourtant…

Peut-être est-il en effet nécessaire de lancer un débat sur l’identité française, mais certainement dans les termes sous lesquels le présente le ministre des expulsions.

Chronique de Bruno Tilliette

Sources Place Publique.fr



jeudi, novembre 05, 2009

Votre serviteur a vu This is it


Le film s’ouvre sur les images d’auditions des danseurs venus des quatre coins de la planète. Ils sont jeunes, vieux, hommes, femmes. Y en a pour tous les goûts. D’autres images d’archives viennent compléter la fresque. Voilà le décor pour faire mentir toutes les mauvaises langues au sujet des recrutements des danseurs. Dieu sait combien les rumeurs ont circulé. Soudain le boss apparaît en tenue d’échauffement, séance de répétition oblige. Silhouette frêle matinée de douceur. Mais l’exécution des pas de danse vient démentir cette impression de fragilité. Intenses, physiques, énergiques, les répétitions n’ont rien d’une partie de plaisir. Mais le king est à fond, un peu trop même. C’est à se demander où il va chercher toute cette énergie. Il est infatigable, d’une étonnante exigence à faire déplacer les montagnes de mensonges au sujet de sa santé avant sa mort.

Mais derrière ce portrait du danseur le plus doué sûrement de toute l’histoire de la musique, c’est l’homme qui se dévoile. Il y a cette chose en vous d’indescriptible, d’ineffable qui vous saisit soudain. Tel le fils de l’homme sur terre. Ses gestes, ses paroles trahissent une sorte de beauté intérieure si caractéristique des nouveaux nés. Un peu trop même. On le sent, on le voit qu’il a un respect de l’humain. Il est impensable d’imaginer des horreurs sur le personnage telles qu’elles ont pu être colportées à son sujet au moment de ses démêlés avec la justice.

On ne s’ennuie pas. Chanson après chanson, on découvre le talent infini d’un homme qui a donné sa vie à la musique, c’est le mot même. Il a donné sa vie à la musique. Et les musiciens ne sont pas en reste. Ils reconnaissent en lui celui qui les pousse au-delà des limites de leurs talents. Cela se voit, c’est inimaginable. C’est un être déterminé qui connaît chaque note de musique de ses chansons et pas l’ombre d’une fausse note. Sinon il vous reprend jusqu’à obtenir de vous ce qu’il veut. MJ, C’est un monument de travail. Mais tout cela il le fait comme il le confesse lui-même dans le film au nom de son amour pour les autres, pour les fans qui ne lui ont jamais tourné le dos.

Rama Yade bientôt expulsée… du gouvernement ?


Elle aurait des difficultés d’intégration…au sein de sa famille politique

Les médias ne parlent que de ça. Et pour cause Sarkozy en personne a ajouté sa voix à la cacophonie gouvernementale ambiante par voix de presse ce matin. Le passe d’armes entre la benjamine du gouvernement et Nadine Morano, secrétaire d’état à la famille et vraie pitbull sarkozienne, est arrivé jusqu’aux oreilles de Sarko qui désormais entend renvoyer par charter Rama Yade au Sénégal, son village natal. Cela fait plusieurs mois qu’elle était dans le collimateur des requins de l’UMP qui n’ont pas digéré que des ministres de son genre puissent bénéficier d’autant d’attention. En réalité, les manœuvres étaient déjà en cours depuis son passage au Ministère des affaires étrangères. Les mêmes reproches avaient été brandies par le French doctor alias Kouchner qui regrettait alors d’avoir crée un secrétariat aux droits de l’homme. On connaît la suite…

En plein débat sur l’identité franchouillarde, Rama Yade fait sûrement tâche d’huile dans ce gouvernement white white white. Après avoir échappé à une reconduite à la frontière lors du dernier remaniement, elle avait trouvé refuge auprès d’un ministère de son rang, le sport. Puisque c’est bien connu ils sont talentueux ces blacks en sport où elle aura eu comme interlocuteurs des coureurs de fond…Du fond parlons en justement, en réalité Rama comme Rachida étaient des erreurs de casting.

mercredi, novembre 04, 2009

Besson ou le « bête son » de l’identité franchouillarde


On connaît la chanson. A chaque échéance électorale, les politiciens français aiment nous rejouer « la Marseillaise » façon FN. Surtout les politiciens de droite. Ils adorent ça à l'instar de besson qui vient de lancer le 02 novembre le débat sur l'identité franchouillarde. Comme le FN est un parti politique actuellement aux abois, alors, les chansonniers droitistes sortent leurs cannes à pêche pour mordre à l’hameçon les « petits poissons FNIstes » plus tout à fait heureux dans la marre, plutôt la boue de Jean Marie.

Au-delà, de l’aspect ridicule de ce débat, on peut creuser sous le vernis de cette maladie française de vouloir toujours et toujours parler de l’identité française. En réalité il est question d’abord d’instrumentalisation politique du fait d’appartenir à une entité qui pourtant se définit comme universel et indifférente aux différences. Les politiques français prévoient en agissant ainsi de tirer les bénéfices politiques d’une thématique visiblement chère aux français. Puisque ces derniers ont successivement fait élire depuis les années 80 ceux qui savaient manier à la perfection la rhétorique de l’identité nationale.

Le deuxième point consécutif au premier, c’est l’établissement des frontières entre « eux » et « nous ». Ici le « Nous national » devient un « Nous « naturalisé », « racialisé », « essentialisé » portant la marque d’une francité franchouillarde normée blanche à laquelle ne peut prétendre des individus dont le faciès serait étranger à cette construction injonctive démagogique.

Cette conception étriquée de l’identité nationale conséquence de la montée en puissance de ce que certains appellent « l’intégrisme républicain » repose sur l’idée qu’il y aurait en France un « ennemi intérieur » voire des « ennemis intérieurs» à combattre qui menacerait l’édifice de la Nation française. Et qu’il faut de ce fait à tout prix, coûte que coûte, rappeler urbi et orbi, ce qu’est être français. Comme si la majorité des Français ignoraient leur appartenance à l’entité nationale.

Or on sait que ce discours qui a toutes les apparences d’un appel au lynchage par sa façon de jeter l’opprobre sur ceux qui n’ont pas malheureusement le phénotype arrêté de la francité. C’est un appel à la division. Curieux paradoxe pour une Nation, qui jusqu’à présent avait construit sa rhétorique sur l’indifférence aux différences et sur un sujet historique abstrait sans déterminants socio-culturels, crée une sorte de « ligne Maginot » pour dominer, exclure, diviser via un discours performatif de racisation de l’appartenance à la Nation.

mardi, octobre 20, 2009

US : un juge de la paix dit non aux mariages interethniques


Un couple américain formé d’un Noir et d’une Blanche a vu sa volonté d’unir sa destinée refusée par un juge de la Louisiane, prétextant que le mariage causerait préjudice à leurs enfants.

Le juge de paix Keith Bardwell (un Blanc) de la paroisse de Tangipahoa dément les allégations de racisme qui ont été formulées à son endroit. Selon lui, les enfants issus d’unions interethniques éprouvent plus de difficulté à se faire accepter des communautés auxquelles appartiennent les parents.

Le magistrat indique qu’il a procédé à de nombreux mariages au cours de ses 34 ans de carrière, tant chez les Blancs que chez les Afro-Américains. Les unions interethniques présentent plus de risque d’échec, et ce sont au final les enfants qui en souffrent, estime-t-il.

Beth Humphrey et Terence McKay ont pu finalement échanger leurs anneaux au cours d’une cérémonie présidée par un juge d’une paroisse voisine.

Le couple envisage maintenant de porter plainte pour discrimination. Pour sa part, l’Association américaine de défense des libertés civiles (ACLU) a demandé une sanction contre le juge Bardwell.

Le juge de la paix n’en démord pas: le refus d’officialiser les mariages de couples mixtes demeure sa prérogative.
Sources Canoe.ca actualités

jeudi, octobre 15, 2009

U.S : Les médias conservateurs attaquent Obama


Beaucoup ont cru que l'élection de Barack Hussein Obama signait l'acte de decès de l'Amérique postesclavagiste avec son cortège de crimes au nom de la supématie raciale et qu'une ère nouvelle s'ouvrait inaugurant ainsi l'avénement d'une société postraciale. Que nenni. Obama est de plus en plus victime d'attaques dont certaines, aux dires de l'ancien Président Jimmy Carter sont carrément racistes...Affaire à suivre !

La Maison-Blanche a décidé de répliquer aux critiques acerbes de certains médias américains conservateurs visant le président Barack Obama.
Elle s'en prend particulièrement à la chaîne Fox News, qu'elle accuse d'avoir déclaré « la guerre » au président.
Le président Obama est attaqué sur tous les fronts par les médias conservateurs américains, Fox News en tête. Entre autres, son projet de
réforme du système de santé est sévèrement critiqué et sa stratégie en Afghanistan est de plus en plus remise en question. Dernièrement, les commentaires sur les efforts de M. Obama pour aider la ville de Chicago à obtenir les Jeux olympiques de 2016 et les critiques sur son obtention du prix Nobel de la paix semblent avoir été la goutte qui a fait déborder le vase.
La directrice des communications de la Maison-Blanche, Anita Dunn, est donc montée aux barricades pour défendre le président. Ainsi, elle a déclaré au New York Times que l'administration Obama allait maintenant traiter Fox News « comme on traite un adversaire ».
Puisqu'ils mènent une guerre contre Barack Obama et la Maison-Blanche, nous ne sommes pas obligés de faire comme s'il s'agissait du comportement normal d'une organisation de presse.
Anita Dunn, directrice des communications de la Maison-Blanche
Sur les ondes de CNN, elle a ajouté que Fox News était une chaîne de « journalisme d'opinion déguisée en chaîne d'information ». Selon elle, l'entreprise de Rupert Murdoch se fait ni plus ni moins le porte-parole des républicains sur la plupart des sujets. Elle a précisé que cette campagne de dénigrement contre le président était la raison pour laquelle Barack Obama, un dimanche où il avait accordé des entrevues à plusieurs médias, avait boudé Fox News.
La Maison-Blanche va aussi à la guerre sur Internet. Dans un billet publié dernièrement sur son blogue, elle a accusé Glenn Beck, un animateur de Fox News, de lancer des attaques partisanes dans le seul espoir de faire monter ses cotes d'écoute.
M. Beck est un sévère critique de Barack Obama depuis son investiture. En juillet dernier, il a qualifié de « raciste » le président, qui aurait selon lui « une haine profonde des Blancs ».
Trouver un ennemi commun
Certains remettent toutefois en perspective cette charge de la Maison-Blanche contre Fox News. Par exemple, Larry Sabato, directeur du Center for Politics à l'Université de Virginie, soutient qu'il est possible que la Maison-Blanche s'en prenne à Fox News car « la base démocrate » est elle-même de plus en plus « critique envers Obama ». Selon lui, « si vous êtes dans cette situation et que vous avez besoin de rallier vos partisans, il vous faut trouver un ennemi commun ».
Fox News a répliqué en accusant la Maison-Blanche de faire fausse route. Michael Clemente, vice-président chargé des médias de la chaîne, a dit que, selon lui, la Maison-Blanche devrait « consacrer son énergie aux problèmes importants qui inquiètent les électeurs » au lieu de s'en prendre au messager. « Attaquer le messager, à la longue, cela ne fonctionne jamais », a-t-il ajouté.
Sources Radio-Canada.ca avec Agence France Presse

23 millions de personnes menacées par la disette en Afrique de l'Est


Plus de 23 millions de personnes sont menacées par la disette et la pauvreté en Afrique de l'Est, touchée par la crise la plus grave depuis une décennie, a averti l'organisation humanitaire Oxfam qui lance un appel de fonds pour quelque 10 millions d'euros.
Une vague de sécheresse qui sévit depuis cinq ans dans sept pays africains est la cause de grandes souffrances exacerbées par le niveau élevé des prix alimentaires et les conflits armés, a souligné Oxfam dans un communiqué.
«Les pluies sont de plus en plus imprévisibles et rares en Afrique de l'Est tandis que les saisons des pluies se raccourcissent à cause de l'influence grandissante du changement climatique», a souligné le directeur régional d'Oxfam, Paul Smith Lomas.
3,8 millions de Kenyans - un dixième de la population - a besoin d'une aide d'urgence après la pire sécheresse depuis une décennie et un bond des prix alimentaires qui sont 180% plus élevés que leur niveau moyen, selon l'organisation.
En Ethiopie, 13,7 millions de personnes risquent la famine, et deux millions de personnes ont besoin de secours en Ouganda. La Somalie, en prise aux conflits armés, fait face à la crise humanitaire la plus grave depuis 1991 avec 3,8 millions de personnes affectées.
Au début du mois, la fédération internationale de la Croix rouge et ses organisation affiliées avaient lancé un appel urgent pour venir en aide à quelque 10 millions de Kenyans touchés par la sécheresse.
(Source AFP)

lundi, octobre 12, 2009

France : au Royaume des aveugles, les fils de… sont Rois


La France est belle bien une république bananière, les pays africains n’ont plus le monopole des « petits arrangements en famille » à l’instar du Bongoland (Gabon).
Il ne vous a pas échappé l’arrivée certaine de Jean Sarkozy, 23 ans, à la tête de l'Etablissement public d'aménagement du quartier d'affaires de La Défense (Epad). On peut dire que désormais, pour gagner plus, il ne faut pas travailler plus, il faut seulement être fils de…Humm Clanisme, népotisme, tout cela a un arrière-goût de monarchisme sur fond d’affairisme. Du coup le « je serais le président du pouvoir d’achat » reste un peu en travers de la gorge. Peut être qu’il manquait presque un bout à cette phrase, « le pouvoir d’achat de consciences ».
C’est vrai que l’ami Dévedjan atteint par la limite d’âge n’avait pas de successeur. Il n’est pas normal qu’en France, de jeunes diplômés ne puissent pas réussir, à l’instar du fils du président. A peine sorti du berceau, le voilà sur le toit d’un gratte-ciel, il fallait le faire. Sarko fils l’a fait. C’est vrai que avec Sarko tout devient possible. Après l’époque des « Papa m’a dit », voici l’ère des Papa m’a fait ». Mais ce n’est pas nouveau sous le soleil de France. Il y en a eu d’autres. Moralité : faites ce que je dis, mais ne regardez pas ce que je fais. Allez au boulot les Français, bande de veaux…lol

dimanche, octobre 11, 2009

Les erreurs de jeunesse se payent très cher


Voilà un Monsieur qui a voulu faire du zèle dans ses déclarations de soutien à l’endroit du cinéaste franco-polonais Polanski arrêté par les autorités suisses à la demande de la justice américaine pour son passé trouble de pédophile. Cela s’appelle prendre des coups à la place de l’accusé alors qu’on avait rien demandé.
Certes les écrits pour le moins douteux couchés dans son livre "La Mauvaise vie" par l’écrivain devenu Ministre de la culture ne plaident pas en sa faveur, il n’en demeure pas moins que F. Mitterand a un peu poussé la chose trop loin. Comment peut-on prendre la défense d’un homme accusé d’abus sur mineur ? Le talent n’excuse pas tout.
L’affaire Polanski devenue l’affaire Mitterand révèle la profonde érosion du socle des valeurs dont se prévalent les démocraties occidentales. Ces affaires sont le signe patent d’une crise des valeurs pour des sociétés qui ont érigé le monétarisme et le consumérisme au rang de Dieu. Désormais les mots n’on plus aucun sens sauf celui d’en rajouter à la confusion, à du n’importe quoi. Un homme abuse d’une jeune mineur, c’est normal, il est riche, il est talentueux, il est est…On occupe un pays illégalement soupçonné de fabriquer des armes de destruction massive, tout est normal, personne ne s’en émeut. Aujourd’hui l’Irak est un champ de ruines. Un pays viole le droit international en s’attaquant à des civils lors des représailles qui visaient des groupuscules armées. Là encore la loi du silence des médias, c’est normal parce que… etc. Quelles valeurs animent donc les Occidentaux ?
Et l’ironie dans tout ça, c’est que le parti politique par qui le scandale arrive est celui là même qui a bénéficié depuis des décennies d’une impunité médiatique et juridique sans nom alors qu’il prône la xénophobie et le racisme. Cela s’appelle marcher sur la tête…et les bras m’en tombent quand ceux qui devraient être censurés s’érigent en censeurs. On peut dire que l’Occident sera victime un jour ou l’autre de sa propension à prostituer le droit et à pratiquer la justice d’intérêts.

jeudi, octobre 08, 2009

PUBLIC ENEMY propose aux fans d'investir dans leur album


Pour 25 dollars, les internautes peuvent financer le prochain album du groupe. En échange, ils recevront une part des ventes ainsi qu'un exemplaire numéroté.
Public Enemy (Sipa) Le groupe de rap américain Public Enemy propose aux internautes, depuis mardi 6 octobre, de financer leur prochain album en échange d’une rémunération sur les ventes.Les légendes du rap se sont associées au site Sellaband permettant à des artistes, souvent peu connus ou débutants, de faire appel à leurs fans pour financer leur carrière. Ainsi, pour 25 dollars, les internautes peuvent investir dans le prochain album de Public Ennemy qui leur reversera en retour une part des bénéfices sur les ventes. Les " investisseurs" recevront par ailleurs un exemplaire numéroté de l’album. Le groupe espère récolter ainsi 250.000 dollars.
"Restructure l'industrie de la musique"Interrogé par le site du magazine musical NME, le rappeur Chuck D a vanté les avantages du modèle économique proposé par Sellaband, dont il est par ailleurs "ambassadeur" depuis le mois de mars 2009. Il s’agit, selon lui, "de restructurer l’industrie de la musique en l’inversant". "Cela part tout d’abord des fans, après les artistes créent la musique". Au terme de l'accord signé entre Public Enemy et Sellaband, le groupe restera propriétaire des droits liés à son album et pourra choisi le nombre d'internautes le finançant.Formé en 1982 à New York, Public Enemy a été l’un des groupes de rap les plus influents de la fin des années 80 et du début des années 90. Très engagé dans la défense des droits des Afro-américains, il avait été, à la fin des années 90, au centre de nombreuses polémiques et accusé d’antisémitisme et d’homophobie.
Source Le Nouvelobs.com

lundi, octobre 05, 2009

Benoît XVI appelle l'Afrique à la résistance


Nous reproduisons ici l'article du site La Croix.fr

Lors de la messe d’ouverture du Synode pour l’Afrique, le pape, qui considère ce continent comme un « immense poumon spirituel », a fustigé les fondamentalismes religieux et les « déchets toxiques spirituels » qui le « contaminent »
Lentement, les pères synodaux s’avancent. Ils viennent de toute l’Afrique. Parmi eux, Mgr Louis Portella Mbuyu, évêque de Kinkala et président de la Conférence épiscopale du Congo. Son témoignage est saisissant : « Mon diocèse a vécu une guerre civile de 1997 à 1999 avec, jusqu’à aujourd’hui, la permanence des milices “ninjas”. L’Église s’est mobilisée, dialoguant avec le leader des “ninjas”, pour tenter d’aboutir à une paix définitive. Aujourd’hui, la milice a pu être officiellement désarmée, ce désarmement et la réinsertion socio-économique des enfants-soldats ayant été financés par la Banque mondiale. Mais nous restons vigilants, un désarmement n’est jamais définitif. La plupart des écoles et des dispensaires ont été détruits. C’est toute une génération de jeunes qui n’a donc pas connu l’école, depuis dix ans. »Dans un tel marasme, Mgr Mbuyu attend beaucoup du Synode. « Que l’Église soit plus fortement présente dans la réalité sociale, car les misères que nous connaissons relèvent de la mauvaise gestion des hommes et des biens. Nous avons d’énormes possibilités matérielles, économiques, humaines, mais tout est gaspillé. »

« Que l’Occident cesse d’exploiter notre continent »
Comme lui, bon nombre des évêques qui s’avancent dimanche 4 octobre dans la basilique Saint-Pierre pour la messe d’ouverture du Synode pour l’Afrique souhaitent que l’Église, par le biais de cette rencontre, bouscule les dirigeants, africains mais aussi occidentaux. « Que les chrétiens d’Europe et d’Amérique prennent l’Afrique au sérieux et que l’Occident cesse d’exploiter notre continent sans vergogne », lancera ainsi, à la sortie de la basilique, Mgr Philip Naameh, archevêque de Tamale (Ghana). « Nous avons besoin d’un projet qui mobilise toute l’Afrique », estime pour sa part Mgr Daniel Mizonzo, du Congo-Brazzaville, qui souhaite que « le monde entier écoute ce que l’Afrique a à dire ».
Au cours de la cérémonie, les langues et les voix africaines étaient largement présentes, mêlées au latin, au français, au portugais, à l’anglais, langues de travail de ce synode. Nakoma peto (« Que je devienne pur »), chanté en lingala (langue du Congo), a scandé le rite d’aspersion, au début de la célébration. C’est la responsable des Focolari de Côte d’Ivoire, Geneviève Amalia Mathilde Sanze, qui a lu la première lecture en français. Après la proclamation de l’Évangile en latin, la prière des fidèles a été prononcée en swahili, en portugais, en amharique, en haoussa, en lingala et en arabe. Un chant en kikongo, Ee Mkufu, Yamba Makabi (« Seigneur accueille cette offre ») a accompagné l’offertoire, tandis que le Togolais Edem Kodjo, ancien secrétaire général de l’Organisation de l’unité africaine, est parmi ceux qui apportent les offrandes devant Benoît XVI. À la fin de la célébration, l’hymne Tokobondela yo e, Mama Maria (« Nous te prions, Maman Marie ») est exécuté en lingala.

« Une source d’exploitation, de conflit et de corruption »
Dans son homélie, Benoît XVI s’est montré très vigoureux. Il a rappelé que les ressources de l’Afrique sont « une source d’exploitation, de conflit et de corruption ». Mais, pour lui, « l’Afrique représente un immense “poumon” spirituel (…) qui peut aussi tomber malade ». Et c’est bien le mot de « maladie » que le pape utilise, « une maladie déjà diffusée dans le monde occidental, à savoir le matérialisme pratique, associé à la pensée relativiste et nihiliste ». Le « premier monde » est clairement accusé par le pape d’exporter « des déchets toxiques spirituels » qui contaminent les populations des autres continents. « Le colonialisme n’est jamais tout à fait terminé », dit-il.
Benoît XVI dénonce un « second virus » : « le fondamentalisme religieux, lié à des intérêts politiques et économiques ». L’accusation vise l’efflorescence des sectes, ces groupes qui « sont en train de se répandre sur le continent africain ; ils le font au nom de Dieu, mais selon une logique opposée à la logique divine, c’est-à-dire en enseignant et en pratiquant non pas l’amour et le respect de la liberté, mais l’intolérance et la violence ».

« La famille est le lieu de la vie »
Puis Benoît XVI insiste sur « la thématique complexe du mariage dans le contexte africain ecclésial et social », en lien avec l’évangile du jour (Mc 10, 2-16) : « Dans la mesure où elle conserve et développe sa foi, l’Afrique pourra trouver des ressources immenses à donner en faveur de la famille fondée sur le mariage. » « Chez nous, les valeurs familiales sont très importantes, parce que la famille est le lieu de la vie et la vie est la valeur sur laquelle tout est fondé », confirme Sœur Marie-Bernard Alima, secrétaire générale de la Commission Justice et Paix du Congo et de la région des Grands Lacs, venue pour le Synode avec un groupe de religieuses.
Enfin, Benoît XVI insiste sur « la grande contribution » de l’Église « à toute la société », pourvu qu’elle soit fidèle à sa vocation d’être « prophétie et ferment de réconciliation entre différents groupes ethniques, linguistiques et aussi religieux, à l’intérieur de chaque nation et sur tout le continent ». Ce que redit à sa manière, à la sortie de la basilique, Mgr Jean Zerbo, archevêque de Bamako (Mali) : « Nous, Église en Afrique, sommes fille de l’Europe et nous ne souhaitons pas vivre en orpheline ; tels des enfants heureux de savoir que leur maman reste fidèle aux valeurs qu’elle a transmises, nous souhaitons que l’Église en Occident continue de vivre avec ce qu’elle nous a donné de meilleur, la foi en Jésus-Christ. »
À l’Angélus, Benoît XVI a bien précisé le mode d’emploi de ce Synode : « Il ne s’agit ni d’un colloque ni d’une assemblée programmatique », a-t-il rappelé, car « nous n’en sommes pas les protagonistes : ce sont le Seigneur et le Saint-Esprit qui guident l’Église ».

Claire LESEGRETAIN et Frédéric MOUNIER, à Rome